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J.B. Bickerstaff nommé à la tête des Cavaliers pour remplacer John Beilein : la (re)construction (re)commence dans l’Ohio

Bickerstaff 19 février 2020

Quand t’as eu Harden-Howard à l’époque et que maintenant t’as Sexton et Nance Jr.

Source image : YouTube

Engluée  dans le fin fond de la Conférence Est, la franchise de Dan Gilbert vit un véritable calvaire cette saison. Quinzième avec un bilan de 14 victoires et 40 défaites, c’en était trop pour le front office de Cleveland qui a décidé de commencer les grandes manœuvres. Le premier verrou qui a sauté ? John Beilein, on l’a appris durant les festivités du All-Star Weekend. Son remplaçant n’a pas tardé à être annoncé puisqu’on sait déjà que c’est son désormais ex-assistant J.B. Bickerstaff qui aura la lourde tâche d’aller gratter… le premier choix de Draft 2020.

Curieux chemin de croix pour les Cavaliers. Après avoir connu la misère pendant les quatre années suivant le départ de leur King, la joie était revenue avec le come-back de l’enfant prodige, avec comme point culminant le titre de 2016. Parti avec le sentiment du devoir accompli, LBJ laisse alors derrière lui une franchise de nouveau orpheline et qui n’arrive toujours pas aujourd’hui à se remettre de son départ. Preuve de la difficulté des Cavs à remettre les gaz ? Depuis le début de la saison 2018-2019, les Cavs vont donc connaitre leur… quatrième coach. Après Tyronn Lue, qui n’a tenu que six matchs en l’absence de Sa Majesté, Larry Drew qui avait récupéré le flambeau pour un résultat tout aussi compliqué (19 victoires et 57 défaites), et John Beilein qui aura quand même eu le temps de visiter les locaux de la Rocket Mortgage FieldHouse sur sa période de quatre mois, ESPN annonce donc que Koby Altman a cette fois-ci jeté son dévolu sur… J.B. Bickerstaff, un choix surprenant quant on voit la carrière de ce monsieur en tant que head coach. Certes Jean-Baptiste est dans le circuit depuis longtemps maintenant, mais sa carrière ne se résumait surtout qu’à des postes d’assistant coach, que ce soit à Charlotte de 2004 à 2007, dans le Minnesota de 2007 à 2011 et enfin chez les Fusées Texanes de 2011 à 2016. Après le renvoi de Kevin McHale au début de la saison 2016, il était alors temps pour l’éternel assistant de prendre du galon et de commencer sa vie d’entraîneur en chef. Expérience mitigée comme en témoignera son bilan final personnel de 37 wins pour 34 défaites sur la saison régulière et une élimination en Playoffs pour le duo Harden-Howard face aux Warriors. Mais comme disait John Wayne : « Un homme mérite une seconde chance mais gardez un œil sur lui ». C’est ce qu’on a fait, et du côté de Memphis, DjayBi n’a pas assuré non plus avec une première saison complète l’année dernière soldée par 33 victoires pour 49 défaites. Au moins les fans du Tennessee peuvent le remercier, à défaut de donner du beau jeu… il leur a donné Ja Morant.

Le nouveau coach des Cavs a désormais 28 matchs pour faire toutes les expériences qu’il souhaite. Néanmoins, la fin de saison risque d’être longue et compliquée au vu du chantier qu’a laissé Beilein derrière lui. Avec un Drummond qui doit se demander ce qu’il fout là, des vétérans mécontents sur le départ (Love, Thompson) et des jeunes qui peinent à s’affirmer (Osman, Sexton), le père John ne tenait plus ses jeunots en place et avait même lâché un petit « Thug » pour les qualifier pendant une séance vidéo. L’essai non-concluant de Beilein en NBA prouve également que le passage de la NCAA, monde universitaire et amateur, à la NBA n’est pas ce qu’il y a de plus facile malgré tout le succès qu’on peut rencontrer chez les jeunes. À voir ce que l’avenir réserve au coach de 67 ans qui n’a jamais réussi à inculquer son modèle offensif reconnu à l’université. On retiendra en tout cas de lui son audace pour avoir tenté le duo Garland-Sexton comme traction arrière titulaire d’une franchise NBA. C’était osé, peu de monde s’y serait risqué. À voir maintenant ce que l’avenir réserve à Pepito de Beilein. Un retour dans sa NCAA fétiche où le jeu pratiqué convient plus à se principes ? Ou alors une deuxième chance en NBA car comme le dit John Wayne… « Un homme mérite une seconde chance mais gardez un œil sur lui ».

On est donc reparti pour un nouveau chapitre dans l’Ohio. La fin de saison risque d’être un peu yolo compte tenu du contexte et laissera tout le loisir à Bickerstaff pour essayer deux ou trois trucs sympas. Les deux rookies Garland et Porter Jr. ont l’air d’avoir du talent plein les mains, alors pourquoi ne pas leur donner les clefs du camion jusqu’en avril avec 35 voire 40 minutes – soyons fous – de moyenne pour voir ce qu’ils ont dans le ventre ?

Source texte : ESPN

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