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Quand Carmelo Anthony achetait son numéro de maillot chez les Knicks : dommage qu’il n’avait pas le budget pour une bague

Carmelo Anthony

C’est l’histoire d’un des plus gros faux espoirs de la vie d’un certain Kelenna Azuibike.

Source image : NBA League Pass

Le nom de Kelenna Azubuike ne vous dit sûrement pas grand-chose si vous avez découvert la NBA au cours de la dernière décennie, et pourtant le mec tournait quand même à 10 points et 4 rebonds en carrière. Échangé aux Knicks en 2010, c’est lui qui portait le numéro 7 aux Knicks avant le trade de Carmelo Anthony. Vous nous voyez venir ?

Qu’il soit un hommage à un grand joueur ou qu’il ait une valeur symbolique personnelle, le numéro de maillot fait partie de l’identité d’un joueur. Il vient compléter son nom et donne même des possibilités de surnoms comme par exemple CP3 ou PG13. Pour Carmelo, c’était un peu plus complexe. A Syracuse et aux Nuggets, il portait le numéro 15 alors que c’était plutôt le 22 au lycée. Cependant lorsqu’il est arrivé au Knicks, ces numéros étaient déjà retirés en l’honneur de Earl Monroe et Dick McGuire (15) et de Dave DeBusschere (22). Pas de chance pour lui donc, ses deux numéros fétiches n’étaient plus disponibles. Il a donc effectué un calcul mathématique super complexe pour arriver au numéro 7 (22-15=7). Sauf que, surprise, ce numéro 7 était attribué à un certain Kelenna Azubuike, un joueur non drafté qui était arrivé dans la Big Apple lors de l’échange ayant envoyé David Lee aux Warriors quelques mois plus tôt. Dan Feldman de NBC Sports California a retrouvé celui qui travaille maintenant à NBC Sports Bay Area pour qu’il lui raconte comment il a vendu son numéro de maillot à Carmelo Anthony.

« Donnie Walsh qui était GM à ce moment-là m’a appelé dans son bureau et m’a dit : ‘Carmelo nous a dit qu’il voulait ton numéro.’ J’ai fait genre ‘Bon, il va devoir me donner quelque chose. Il va devoir me payer pas vrai ? » Il m’a répondu ‘Parlez en entre vous.’ J’ai fait ‘Ok, cool.’ Donc Carmelo est venu me voir, je l’ai salué et je lui ai dit ‘Mec, laisse moi quelque chose. Donne moi un peu d’argent, je sais que t’es bien payé.’ Il a répondu ‘T’inquiète pas, je m’occupe de tout.’ J’allais lui donner mon prix mais il ne m’a pas laissé parler. ‘T’inquiète pas à propos du prix, je m’en occupe.’ J’ai donc pensé pourquoi pas ? J’avais vu des gens payer 50 000, 100 000 dollars pour un numéro de maillot. J’ai donc pensé que j’aurai au moins 20 000.  Mes potes me chauffaient de plus en plus par rapport au prix. Le lendemain, il m’a donné un chèque de 3 000 dollars… J’étais là en mode ‘Sérieux mec ?’ C’était tout. Je suis allé le voir avant le match et lui ai dit ‘Mec, je peux avoir 10 000 en plus pour ce numéro de maillot ?’ […] Le problème c’était que je n’avais aucun poids dans l’équipe, je n’étais pas une star. Si j’en avais été une, j’aurai pu dire ‘C’est pas en-dessous de 50 000. Je ne céderais pas mon numéro 7.’ Mais je n’avais pas ce poids. J’étais blessé, je n’allais même pas jouer et il le savait. Il était en position de force. J’en veux à mes potes pour m’avoir donné de faux espoirs, ils me les ont mis dans le crâne. Ils étaient là en mode ‘Frère, ce mec est blindé. Tu dois lui donner un coup de pression en lui disant ‘pas moins de 100 000 dollars’ et j’ai fini par me dire qu’ils avaient raison. »

Pas facile de négocier avec Melo, surtout avec quatre saisons de role player dans le rétroviseur. A vouloir jouer les businessmen pour vendre son numéro à une star lorsqu’on est un joueur mineur, on se fait vite de faux espoirs. Ses potes n’ont pas dû écouter La vérité de Lomepal et Orelsan mais le principal intéressé à fini par se rendre à l’évidence tout seul. Tant pis pour lui, car il n’aura finalement même pas eu le temps de porter le maillot de New York pour le moindre match puisqu’il a été coupé par les Knicks avant son retour de blessure, le 28 février 2011. Vendre son numéro de maillot à une star qui arrive ça peut paraître une idée amusante, en attendre plusieurs dizaines de milliers de dollars ça peut être crédible, mais repartir avec trois mille dollars et se faire couper dans la foulée y’a de quoi rire avec des larmes de sang pour lui. On pourrait même en rajouter en lui disant qu’il serait sûrement starter dans le roster actuel… En tous cas, cette vente a contribué à la légende de « Stay Me7o » du côté de New York et permettra peut-être au numéro 7 d’aller flotter tout en haut du Madison Square Garden un jour.

Voilà donc une anecdote assez drôle sur Carmelo Anthony, qui illustre son envie d’avoir ce qu’il veut et cette mentalité de tueur qu’il pouvait avoir en attaque. A Portland, il arbore désormais un double zéro et, celui-là, il n’a pas eu besoin de le payer. On se demande juste si c’est pour symboliser son nombre de Finales jouées et de titres remportés…

Source texte : NBC Sports

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