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Donovan Mitchell apprend à être une star NBA : « Je n’ai jamais eu autant de pression »

Donovan Mitchell

Pour atteindre ses ambitions, le Jazz aura besoin d’un Spida encore meilleur que lors de ses deux premières années en NBA.

Source image : NBA League Pass

Auteur d’une grande saison rookie qui a surpris tout le monde, Donovan Mitchell a eu du mal à assumer son statut de star NBA pour sa deuxième année dans la Grande Ligue. Désormais un peu plus mature, il est prêt à reprendre sa progression pour mener le Jazz le plus loin possible.

Drafté en treizième position par les Nuggets en 2017 puis échangé dans la foulée à Salt Lake City, le produit de Louisville tombait à pic pour le Jazz. En effet, son arrivée correspond au départ de Gordon Hayward à Boston lors de la Free Agency. Sans réelle contrepartie, la franchise de l’Utah pensait être bonne pour quelques années de reconstruction en attendant que Rudy Gobert progresse en attaque et qu’une autre star accepte de venir le rejoindre. Finalement, le Jazz n’a pas eu besoin d’attendre puisque le rookie a tout de suite pris la relève au scoring en tournant à 20,5 points de moyenne pour sa première saison chez les pros. Une réussite imprévisible qui a permis à Quin Snyder et ses troupes d’accrocher une cinquième place à l’Ouest avant de faire tomber le premier domino qui provoquera plus tard la chute du Thunder en Playoffs. La défaite contre les Rockets au tour suivant est anecdotique alors que le first year a dû prendre le relais à la mène en l’absence de Ricky Rubio et le Jazz arrivait avec de grandes ambitions au début de la saison dernière. L’année ne va pas si mal se passer avec un nouveau Top 5 de Conférence et une deuxième statuette de DPOY pour le pivot français mais Spida a eu plus de mal à répondre aux attentes croissantes à son sujet et tout ce petit monde s’inclinera de nouveau contre Houston, cette fois-ci au premier tour des Playoffs. De retour pour sa troisième année, Mitchell a accepté de revenir sur ses débuts dans la Ligue au micro de Shams Charania de The Athletic à qui il a notamment expliqué les difficultés qu’il a rencontrées après une saison rookie terminée au-delà de ses espérances.

« La saison dernière, je me suis surtout demandé si je n’étais pas un de ces joueurs qui casse tout une année avant de rentrer dans le rang et si je n’avais pas percé trop tôt. J’étais une surprise pour tout le monde lorsque je suis arrivé et je n’avais encore jamais abordé une saison avec une cible dans le dos, même au lycée ou à l’université. Je n’avais jamais été LE gars avant. C’est une chose que j’ai dû apprendre. J’ai dû m’habituer à ce que PG ne défende pas seulement sur moi dans le quatrième quart-temps mais pendant tout le match. Pareil pour Klay ou Kawhi. »

A 23 ans, le leader offensif du Jazz se sent désormais à sa place après une année d’acclimatation à ce nouveau rôle plus exigeant. D’autant que le management a aussi fait sa part du job pendant l’été en ramenant un joli supporting cast au Lac Salé avec Mike Conley et Bojan Bogdanovic qui ont tous les deux intégré le cinq majeur à leur arrivée. La franchise peut espérer faire un beau parcours avec un roster taillé pour battre n’importe quelle équipe de la Ligue grâce, notamment, à la meilleure défense du pays. Ces ambitions à la hausse coïncident avec celles de Donovan Mitchell, qui a toujours placé le collectif devant les récompenses individuelles, mais impliquent aussi des progrès de la part de celui qui entre seulement dans sa troisième année NBA. Déjà parmi les patrons de Team USA lors de la Coupe du Monde en Chine cet été, il a pu profiter des conseils de Gregg Popovich durant toute la préparation estivale et se sent plus en forme qu’il y a un an à la même époque.

« Je sens plus de pression maintenant que lors de mes deux premières années dans la Ligue. Je comprends mieux le jeu et les options qui s’offrent à moi. Le travail que j’ai effectué cet été m’a beaucoup aidé. L’année dernière, je suis arrivé quasiment blessé pour commencer l’année. Mon corps n’était pas en état. »

Après un premier tiers de saison compliqué, il avait réussi à corriger le tir pour retrouver un peu d’adresse extérieure par la suite. Cette année, il sait qu’il va devoir réduire un peu son nombre de tentatives et compenser par un meilleur pourcentage, le tout avec des défenseurs prévenus et de nombreuses prises à deux. Le chemin vers une sélection au All-Star Game et des succès en équipe passe aussi par-là et Spida se sent désormais mieux armé pour faire face à cette attention renforcée de la part de ses adversaires. En tout cas, comptez sur lui pour ne pas prendre la grosse tête (poke Ben Simmons) et se croire déjà arrivé. Tant qu’il n’aura pas une ou plusieurs bagues au bout du doigt, l’officieux ROY 2018 ne sera pas rassasié.

« Je n’étais pas supposé être là. Alors maintenant que j’y suis, je ne vais pas agir comme si je devais être un autre. Je vais continuer d’être le même, rester humble et un bon coéquipier. J’ai toujours été comme ça et je n’ai pas prévu de changer. »

On a parfois l’impression de le voir traîner dans la Ligue depuis longtemps mais Donovan Mitchell vient seulement de commencer sa troisième année de NBA il y a dix jours. Pourtant, l’arrière ne veut pas se cacher et son objectif est de gagner le plus rapidement possible avec le Jazz. Pour cela, il faudra accepter d’être considéré comme une star, avec toutes les exigences et les traitements de faveur de la défense adverse que cela implique.

Source texte : The Athletic

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