Les Sophomores

Sophomore de l’année 2018-1019 : Ben Simmons toujours au top, l’occasion de rappeler qu’il était bien rookie la saison passée

Ben Simmons

Et toujours pas de tir à l’horizon.

Source image : YouTube

Journée spéciale ranking sur TrashTalk, et comme chaque début de mois on s’amuse à classer nos petits protégés par catégorie et de 1 à 10, selon les stats, les bilans, les impressions laissées by night et bien sûr une part de subjectivité nécessaire dans ce bas-monde. On enchaîne dès à présent avec les sophomores, ceux-là même qui nous avaient fait rêver la saison passée… et qui peinent, pour certains, à en faire de même cette saison. Allez, sophomorons.

statistiques arrêtées au 03 février

#10 Derrick White

C’est l’un des petits nouveaux de ce classement, et on vous promet que ça risque de gagner des places d’ici quelques mois. Il avait commencé sa saison blessé, puis timidement en s’imprégnant de ces nouveaux Spurs version post-Kawhi, mais alors le mois de janvier du garçon… T’as pas vraiment de franchise player Pop ? Bouge pas je peux t’aider hein. Un premier coup de chaud autour du réveillon du 31 avec un trio de match à 20 points de moyenne à… 24/29 au tir, puis une masterclass dans le plus beau match de la saison face au Thunder, et enfin un career high à 26 face à Boston pour terminer le mois. Inutile de dire qu’à chaque fois les Spurs l’ont emporté, en même temps c’est beaucoup plus facile lorsque l’homme au grand front fait son match. En attaque, en défense, dans le tir comme dans la gestion du tempo de son équipe, Derrick est un tout bon, et en plus il sait tout faire. Plus de 15 points, 4 rebonds, 4 passes et 1 steal de moyenne en janvier et une montée en régime qui tombe à pic ? Beh on a presque envie de vous dire que, non, les Spurs ne sont pas morts, même si nous on ne l’avait évidemment jamais dit.

Statistiques 2018-19 : 9,6 points à 50% au tir, 3,4 rebonds, 3,6 passes et 1 steal en 25,3 minutes

#9 Lauri Markkanen

Toujours aussi solide le Lauri, malgré un prénom à jouer dans une sitcom sur TF1. Vrai shooteur, mini-Porzingis pour la faire très courte, le poste 4 des Bulls reste THE prospect à développer à Chicago, d’autant plus que son binôme de la raquette a probablement terminé sa saison. Ça va pouvoir continuer d’envoyer la demi-douzaine – minimum de tirs du parking tous les soirs, en plus à Chicago tout le monde s’en fout puisque l’objectif est clairement de perdre avec ou sans la manière. Lauri lui continue son petit bout de chemin mais devra bientôt forcer le changement de catégorie, histoire de ne plus être ce blondinet cool mais sans plus, mais plutôt de se transformer en l’arme fatale qu’il a le potentiel de devenir. Pas forcément de ressemblance avec Mel Gibson pourtant, mais donnez-donc un ballon de basket à Mel et on va rire.

Statistiques 2018-19 : 17,5 points et 8 rebonds en 31,6 minutes

#8 Jarrett Allen

On passe en haute altitude avec le pivot des Nets, qui reste l’une des nombreuses belle surprises de la saison à Brooklyn. Jamais le dernier pour scotcher du futur Hall Of Famer, Jarrett progresse à vitesse grand V et s’impose déjà comme l’un des pivots les plus durs à jouer en NBA. Longiligne et possédant une belle science du placement, le gamin à en sus de belles mains et s’entend à merveille avec les autres gamins de sa colo. On reste encore à deux paniers encaissés pour une belle action défensive, mais quand un quart des intérieurs de la Ligue jouera avec la même intensité que lui on vous enverra un Colissimo pour vous prévenir. En double-double de moyenne en janvier avec quasi deux contres par match, ça devrait suffire pour commencer à vous convaincre.

Statistiques 2018-19 : 11,1 points, 8,7 rebonds et 1,5 contre en 26,7 minutes

#7 Monte Morris

La plus belle rentrée du mois, un peu comme le Livre TrashTalk dans les Fnac il y a un an. On attendait Nikola Jokic ou Jamal Murray (ils sont là hein), mais on attendait beaucoup moins le duo Malik Beasley / Monte Morris. Et bien qu’on soit bien clairs, le duo des Nuggets contribue tout simplement à faire du banc de Denver l’un des meilleurs de toute la Ligue, à base de grosses saillies offensives et de popopopo. Pour Monte Morris ? On a affaire à une véritable arme offensive (plus de 50% au tir et 43,5% à 3-points) qui ne se pose plus de questions, au contraire de la grande partie de la fanbase NBA qui se demande encore si Monte est un frère de Markieff et Marcus tellement le mec vole sous les radars de hype. Mais habituez-vous immédiatement à voir son nom un peu plus souvent, surtout quand les Nuggets seront en finale de conf.

Statistiques 2018-19 : 10,5 points à 44,4% à 3-points, 2,7 rebonds et 3,9 passes en 24,9 minutes

#6 John Collins

John Colliiiiiiiins ! On le savait, le Faucon le plus aérien de la bande avait un sacré potentiel athétique. Mais pas que messieurs dames ! Plus de 20 points et 9 rebonds de moyenne en janvier pour Jean Colin, quelques perfs historiques pour un gamin de son âge (35 points à 14/16 contre les Bulls par exemple) et une association de jeunes canardeurs avec Trae Young qui fait déjà des ravages. La verticalité du bonhomme est une bénédiction pour les Hawks, le footwork est de plus en plus intéressant, et les deux cumulés nous donnent un espèce de freak assez incontrôlable pour ses défenseurs. Au final les Hawks perdent un paquet de matchs (pas assez ?) mais demeurent l’une des équipes les plus funs à voir jouer, en grande partie grâce à l’ami John. Sky is the limit, même s’il le touche déjà tous les soirs sur ses alley-oops.

Statistiques 2018-19 : 19,7 points à 58,6% au tir et 9,9 rebonds en 30 minutes

#5 Kyle Kuzma

Petit chute au classement pour KK, car le poste 3/4 des Lakers est passé d’excellent à simplement bon. Y’a pire comme constat, mais les jeunots devant vont toujours plus vite et ce classement des sophomores est sans pitié. Kyle continue en tout cas d’être une menace permanente et il a même claqué en janvier un magnifique career high avec 41 puntos face aux Pistons. Comme l’impression d’ailleurs que le sniper ne s’arrêtera pas en si bon chemin puisqu’il est à ce jour l’un de ces mecs en NBA capables d’aller toucher des sommets les soirs de forte température. Le retour de LeBron va lui donner encore plus d’espace, lui enlever un peu de pression, à moins qu’à la sortie de ce papier… Kyle Kuzma soit devenu entre-temps un joueur des Pels. Beaucoup moins drôle pour sa carrière mais rien qui ne l’empêchera de continuer à martyriser de la ficelle.

Statistiques 2018-19 : 18,8 points, 5,8 rebonds et 2,4 passes en 32,8 minutes

#4 Jayson Tatum

Toujours au pied du podium, Jayson Tatum continue son ascension tranquillement même si l’on était en droit d’espérer un peu mieux pour ce second chapitre. Mais soyons modérés, le tout reste très correct quand on sait que les Celtics sont un peu plus qu’une franchise qui fait progresser ses jeunes entre deux Drafts. Là on parle d’un squad qui vise les Finales NBA, avec donc un deuxième année en… deuxième option offensive. Toujours beaucoup de déchets, toujours un peu d’inconstance, mais un constat négatif davantage lié aux très fortes attentes placées en lui dès la fin de sa saison rookie. On parle quand même d’un gosse qui joue 30 minutes dans l’une des plus grosses teams de la Ligue, capable de sanctionner de loin et d’exploser n’importe qui sur le drive et suffisamment athlétique pour défendre. Le bagage est complet, la progression linéaire, et y’a vraiment pas de quoi s’inquiéter.

Statistiques 2018-19 : 16,2 points et 6,1 rebonds en 30,9 minutes

#3 De’Aaron Fox

Mais c’est que ça commence à durer ce carnage à Sacramento… Parce qu’il faut bien avouer qu’au bout de quelques semaines on attendait tous le deuxième effet Kiss-Cool, rapport au passé récent de la franchise. Sauf que cette fois-ci les Kings ont l’air vraiment en place, portés par de fantastiques gamins. Et De’Aaron Fox en fait bien évidemment partie puisqu’il en est carrément le chef d’orchestre. Un chef d’orchestre qui tape le 100m en onze secondes balle en main, qui régale ses copains et qui participe à faire gagner l’une des équipes les plus kiffantes de la Ligue, on a bien envie de savoir que demander de plus. Probablement un peu court pour les Playoffs, malheureusement un poeu court pour le All-Star Game, mais même si le petit a un peu mis le frein ces dernières semaines sa saison sophomore est un putain de régal, tout comme la saison des Kings. Wow.

Statistiques 2018-19 : 17,5 points, 3,7 rebonds, 7,2 passes et 1,7 steal en 31,5 minutes

#2 Donovan Mitchell

Il est là, enfin, le voilà de retour. 18 points de moyenne en décembre, 27,7 en janvier, et Donovin Michel s’est enfin transformé en Donovan Mitchell. Le Jazz kiffe les débuts d’année civile on le sait, et son leader d’attaque s’est donc mis au diapason d’une équipe qui vise les Playoffs voire plus si affinitey. 33, 33, 34, 34, 35, on ne compte plus les grosses perfs au scoring de Spida, bien aidées il est vrai par une propension à prendre 50 tirs par match, une bonne vingtaine pour être précis. Mais c’est ce Dono qu’on kiffe, celui qui prend absolument toutes les possessions à son compte, celui qui abuse parfois mais celui qui joue à 400% d’énergie. Un mois de plus à ce niveau et on aurait même pu parler de All-Star Game, c’est dire le niveau affiché actuellement par le gamin. Forcément les résultats du Jazz s’en ressentent, et c’est aussi à ça que l’on reconnaît un leader. Ouf, on a retrouvé le vrai Mitchell.

Statistiques 2018-19 : 22,4 points, 3,8 rebonds, 4 passes et 1,5 steal en 33,2 minutes

#1 Ben Simmons

Pas vraiment de suspense pour la première place, car Benny possède à la fois les skills, les stats et le talent de tous ses petits copains, en rajoutant pour sa part un bilan collectif plus que correct. Le petit coup de mou de début de saison est loin, et on parle ici d’un mec qui aura tourné en janvier à des moyennes… intéressantes de quasi 20 points, 10 rebonds et 9 passes. Et vous voulez rire ? Le Process est en marche car le 26 janvier dernier Ben Simmons a TENTÉ UN TIR DU PARKING !!! What the fuck, et pourquoi pas Raymond Felton qui passe un moulin tiens. Parce que ça n’a toujours pas changé, Ben Simmons représente le futur de la NBA alors que son tir extérieur est moins efficace que celui de Joakim Noah, alors on vous laisse imaginer la marge de progression. C’est d’ailleurs le seul frein à sa domination aujourd’hui, parce que quand on voit la manière avec laquelle il est capable d’organiser le jeu des Sixers et la facilité avec laquelle il domine physiquement ses défenseurs, on est peut-être tout simplement pas prêt pour sa future domination. En tous cas Benny domine déjà les sophomores 2019, c’est plutôt un bon début.

Statistiques 2018-19 : 16,9 points à 57,5% au tir, 9,4 rebonds, 8,1 passes et 1,3 steal en 33,7 minutes

Deux petites wild-cards tiens, soyons fous : Thomas Bryant et Cedi Osman, parce que le premier est la vraie (la seule) belle surprise de Washington, et bon courage pour percer avec un nom pareil. Pour Osman on montre tranquillement en régime depuis quelques semaines, et si le Turc ne sera jamais le nouveau LeBron des Cavs, il est peut-être meilleur aux yeux de sa maman et c’est bien là l’essentiel.

Mais aussi… Lonzo Ball, O.G. Anunoby, Josh Hart car ils se fondent un peu trop dans la masse dans leurs franchises respectives, Luke Kennard même s’il est trop pâle, D.J. Wilson même s’il ressemble à Eddy des Anges, Terrance Ferguson dont l’impact ne se ressent pas dans les statistiques, Bogdan Bogdanovic car on a peur de se faire sniper si on ne le mentionne pas, Dennis Smith Jr. un peu trop absent mais ça va chager, Dillon Brooks qui l’a trop été, Jordan Bell encore bourré de juillet, Josh Jackson qui a croisé les Monstars, Zach Collins qui fait zizir mais qui a vraiment une sale gueule, Markelle Fultz aka le mec dont la carrière est la plus bizarre au monde, Malik Monk qui tape à la porte des dix, à moins que ce ne soit Jonathan Isaac, même si on l’aimerait bien que ce soit Frank Ntilikina.

Voilà pour ce troisième opus de ce ranking spécial sophomores, on se donne rendez-vous dès le mois prochain pour de nouvelles aventures. Et n’oubliez pas d’être patients avec les jeunes pousses, faudrait pas qu’elles pourrissent avant d’avoir mûri.

 

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