Hawks

John Collins a fait mumuse avec les Bulls : 35 points à 14/16 au tir, la soirée quasi-parfaite

John Collins
Source image : NBA League Pass

En pleine break-out season cette année avec les Hawks, John Collins a ponctué ses trois premiers mois de compétition avec un nouveau record en carrière à Chicago : décidément, le garçon a du talent.

Perdre ou ne pas perdre, perdre ou ne pas perdre, perdre ou ne pas perdre ? En ce moment, à Atlanta, on bascule gentiment vers l’option B, compte-tenu des progrès réalisés par les petiots de Géorgie jour après jour. Initialement, et de manière assez compréhensible, les Hawks étaient attendus dans les profondeurs du classement, avec des joueurs bien trop jeunes et un coach débarquant pour la première fois au poste d’entraîneur principal. Généralement, cette recette ne marche pas en NBA. Mais au lieu de se morfondre dans un tanking absolu, les hommes de Lloyd Pierce ont décidé d’adopter une attitude différente de celle parfois trop véhiculée par les défaites volontaires : gagner, gagner et si possible gagner, afin d’apprendre… à gagner dans cette Ligue. Ainsi, depuis le 16 décembre dernier, Atlanta a un bilan équilibré (9-9), et certaines soirées peuvent apporter de grandes leçons d’expérience. Comme une victoire face à un Thunder blasé, comme un money-time serré à Philadelphie, comme une bagarre tendue à Toronto ou une prolongation intense dans le Minnesota. En suivant justement l’avancée des jeunes comme Trae Young ou Kevin Huerter, les Hawks ont opté pour une stratégie qui fera plaisir à Adam Silver, celle de tenter de remporter des matchs plutôt que de perdre à tout prix pour profiter du système. Payant sur le long-terme ? Peut-être. Frustrant lors de la prochaine Draft ? Peut-être, aussi. Mais ce mercredi à Chicago, c’est un autre succès qui a été validé avec la manière, en se basant sur du mouvement de balle, de l’énergie et la contribution de chacun. Tout cela, évidemment, autour d’un garçon qui tape une énorme campagne dans la discrétion la plus totale.

John Collins, ce cher John Collins. Bien plus qu’un simple dunkeur, n’est-ce pas ? Avec quasiment 19 points et 10 rebonds de moyenne cette saison, le sophomore est un des ailier-forts les plus intéressants à suivre, son jeu alliant à la fois détermination, technique, show et hustle. La pauvre raquette des Bulls devait justement faire face à tout ça, saupoudré par une réussite hallucinante. Culotté à trois-points cette nuit, le produit formé à Wake Forest a tellement écarté la défense de Chicago qu’on l’a quasiment retrouvée au Canada en fin de partie. Et sans changer de rythme ni d’intensité, Collins est allé chercher un nouveau record de points en carrière avec un pourcentage à tomber par terre : 35 points en ne loupant que 2 shoots (14/16 au tir, 4/4 du parking, 3/3 aux lancers), c’est plutôt propre. Régulièrement, ce sont les passes ou les shoots de Trae Young qui font la une, ou alors une flèche d’un rouquin nommé Kevin Huerter. Mais soir après soir, possession après possession, John le marsupial fait l’éboueur tout en déployant son jeu offensif en évolution permanente. C’est avec ce genre de performance, discrète mais fondamentale pour la confiance des jeunes, que les Hawks espèrent construire un bel avenir. Un futur qui verrait Collins et ses boys se ramener confiants en déplacement, pratiquant leur jeu et prenant du plaisir à le faire tout en terminant la soirée avec la victoire. S’ils arrivent à le faire avec des dents de lait, plus régulièrement, qu’en sera-t-il dans quelques années ? C’est toute la question qui excite le management d’Atlanta.

Allez, trois verres d’eau sur la gueule, un ballon du match pour lui et ça enchaîne à Portland : John Collins a fait la totale aux Bulls, on passe à la raquette des Blazers pour un nouveau chantier du garçon.

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