Hornets

Jeremy Lamb paye son game winner face aux Pistons : 108-107, vraie victoire pour vraie équipe, les vrais savent

Jeremy lamb

Ce n’est pas de l’eau sur ses cheveux, ce sont les larmes des Pistons.

Source image : NBA League Pass

Les Hornets ne sont peut-être pas l’équipe la plus stylée à voir jouer depuis le début de saison, mais force est de constater que James Borrego a déjà réussi son premier pari : installer un vrai jeu à Charlotte, une vraie hiérarchie et un certain niveau de performance. Il fallait un peu de tout ça cette nuit pour venir à bout des Pistons et de leur raquette surdimensionnée, il fallait aussi un brin de réussite et bingo, le Père Noël était en avance chez les employés de Michael Jordan.

Tous à Charlotte, on va se marrer quand Andre Drummond et Blake Griffin se retrouveront face à la raquette des Hornets. Fin du premier quart ? 10 points à 100% pour… Cody Zeller et 9 points à 3/4 pour… Willie Hernangomez. Un symbole du jeu prôné cette saison par le nouveau coaching staff de la franchise de Caroline du Nord : on est peut-être moins talentueux mais on réfléchit plus que les autres. Exit la Kemba dépendance, car même si le Shériff terminera sa soirée avec 31 points, 8 rebonds et 9 passes, les Frelons étaient encore bien dans les clous quand leur meneur émargeait au troisième quart-temps à… 4/18 au tir. Parce que, oui, Kemba a trouvé des solutions de rechange pour ses soirées « off ». Les deux grands sus-cités évidemment, mais surtout toute une bande de seconds couteaux qui jouent en fermant leur gueule, en appliquant à la lettre les consignes de leur nouveau gourou. Marvin Williams ? Impeccable tâcheron, toujours le sourire, toujours l’envie de se battre pour récupérer les ballons qui traînent, et ce petit fouetté du poignet qui fait beaucoup de bien du parking. Jeremy Lamb ? Ouverture oculaire surdimensionnée mais toujours l’un des attaquants les plus sous-estimés de la Ligue. Miles Bridges ? Malik Monk ? On vous remercie la jeunesse va bien chez Lolotte. Il n’y a, finalement, guère que Nicolas Batum qui n’a pas step-up cette saison, mais qui reste néanmoins essentiel à la bonne tenue du starting five, Nico se concentrant désormais sur des tâches plus obscures comme la défense ou l’entretien de son récent petit bide naissant. Mais parmi tout ce joyeux bataillon ? On serait bien bête d’oublier celui par qui vient régulièrement le sursaut, celui qui fait le taf en attaque tout en étant le tuteur psychologique de Kemba Walker et des jeunes joueurs du roster : un certain Tony Parker. Efficace dans le jeu, semblant beaucoup plus épanoui que lors de ses deux dernières saisons au Texas, Tony guide, booste et upgrade le niveau sur le terrain, tout ce que l’on avait plus l’habitude de voir, tout ce qui fait du bien à une équipe de basket…

Et puis quand une équipe tourne plutôt pas mal, il y a donc ce supplément de réussite. Oui Blake Griffin a encore dominé, oui Andre Drummond était en mode on ne passe pas (13 rebonds et 6 contres) et le squad de remplaçants Calderon/Galloway/Leuer/Zaza a encore montré des choses intéressantes, mais quand les Pistons menaient de onze points à quelques minutes de la fin, les Frelons se sont dits qu’ils n’avaient pas fait tout ce boulot pour rester comme des cons devant une ruche fermée. Tony avait apporté en première mi-temps, Kemba Walker avait enfin retrouvé la mire en fin de match, et les Pistons avaient donc laissé filer une confortable avance. Scénario parfait qu’il ne restait plus qu’à boucler, et après un coup de chaud de Malik Monk c’est finalement… Jeremy Lamb qui s’y collera. Quatorze secondes à jouer, 106 partout, Detroit a laissé des lancers en route et c’est l’heure pour Maîtresse Charlotte de sévir. Kemba joue Bobby Brown mais préfère décaler Jéjé Lamb, la passe est un peu chiée mais no matters, le shooteur dégaine un tir compliqué avec un morceau de Stanley Johnson quelque part entre sa bouche et son nez. Trois dixièmes de seconde plus tard ? Ficelle, 108-106, time. Les Hornets s’imposent à la sonnerie et auront donc ouvert avec un sourire non-dissimulé le paquet offert par Langston Galloway et Blake Griffin aux lancers.

Une nouvelle victoire solide de la part des soldats de Borrego, une défaite franchement évitable pour ceux de Dwane Casey. Les deux équipes restent en tout cas bien installées à l’Est et les Hornets passent d’ailleurs devant leur victime de la nuit. Un moindre mal pour récompenser un début de saison plus qu’intéressant à Charlotte, alors que l’on continue à Detroit à alterner le bon et le moins bon. Pour l’instant ça suffit, merci la Conférence à deux vitesses, mais pour combien de temps ?

stats Pistons stats Hornets

3 Commentaires

3 Comments

  1. TOUTANKHAPSLOCK

    13 décembre 2018 à 20 h 17 min at 20 h 17 min

    Dites vous êtes sympa les gars, le ton des articles et tout c’est plutôt chouette, mais ça serait cool que les anglicismes soient au moins corrects (bon, c’est déjà beau de les mettre en italique) parce que « no matters », ça marche pas.

    • Giovanni Marriette

      13 décembre 2018 à 20 h 32 min at 20 h 32 min

      Exkiouze mi, j’ai écrit comme je parle, mode yaourt activé maille bad !

      • TOUTANKHAPSLOCK

        15 décembre 2018 à 16 h 39 min at 16 h 39 min

        Et donc tu prends le temps de répondre mais pas de rectifier ? Je ne comprends pas trop la démarche.

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