Rookie Rankings

Rookie de l’Année 2018-19 : je m’présente, je m’appelle Luka, et je ne suis pas NBA ready

Luka Doncic

« Ça te va la NBA où t’en veux encore ? Parce que j’en ai pas mal sous le pied là. »

Source image : NBA League Pass

Comme chaque année, TrashTalk vous dresse l’état des lieux de la course au Rookie Of the Year. La saison 2017-18 fut fabuleuse ? L’opus 2018-19 n’est pas mal non plus messieurs dames. On part sans plus attendre pour le décompte le plus attendu du mois chez les bébés-stars, ans oublier les quelques mentions essentielles pour ceux qui doivent encore desserrer leur frein à main. Allez, bavoirs.

Stats arrêtées au 31 novembre, ce fameux jour qui n’existe pas

#10 Allonzo Trier

On attendait peut-être plus de ses deux collègues Mitchell Robinson et Kevin Knox, mais c’est bel et bien Iso-Zo qui tire la couverture à lui chez les rookies des Knicks. Le premier cité commence doucement à faire saliver grâce à son physique de sauteur en hauteur, le second chauffre tranquillement après un début de saison timide, mais le special kid se fait pour sa part salement plaisir. Joueur typique new-yorkais, davantage intéressé par le show et les spotlights et donc ultra-kiffé par le public, Allonzo a deux L et s’en sert pour faire décoller sa carrière. Joueur frisson et déjà auteur de quelques beaux cartons et de fins de matchs bien clutchs, le rookie non-drafté s’est imposé parmi les chouchous du Madison. Et rien que ça, bah ça mérite un bisou.

Statistiques 2018/19 : 11,8 points, 3,2 rebonds et 1,8 passe en 23,9 minutes

#9 Donte DiVincenzo

Si les Bucks carburent en ce début de saison, c’est bien entendu grâce, en bonne partie, à l’omnipotence de Giannis Antetokounmpo et au niveau impressionnant atteint par ses deux ou trois plus fidèles lieutenants. Mais pas que, et on dit d’ailleurs merci Coach Budenholzer. Parmi les belles surprises à Milwaukee, les petites mains du roster font le taf, et Donte DiVincenzo fait partie de la bande. Non non le jeune homme n’est pas seulement un shooteur comme les fans lointains de NCAA le laissaient entendre, puisque l’on a plutôt à faire à un espèce de hustler solide, qui shoote évidemment, mais qui n’a pas son pareil pour aller gratter des ballons en défense et des gros rebonds offensifs. Son duo de bencheurs avec Pat Connaughton est une sacrée surprise dans le Wisconsin et les progrès déjà intéressants du rookie prouvent une fois de plus l’importance de rejoindre une orga bien coachée le plus vite possible.

Statistiques 2018/19 : 6,1 points, 2,9 rebonds et 1,4 passe en 17,4 minutes

#8 Collin Sexton

Le début de saison du petit poisson s’est déroulé en deux temps. Tout d’abord la difficulté, liée à un environnement de lose et à un statut de nullos privilégié qui a fuité dans la presse. Il n’en fallait pas plus au meneur des cavs pour se chauffer les poignets et les chevilles puisque c’est depuis ce raffut que le rookie a passé la seconde. Leader offensif de son équipe, tranchant au scoring et à la distribution, Collin a finalement trouvé sa place au milieu des bolosses de l’Ohio. En même temps, quand on te sort que Jordan Clarkson ou Tristan Thompson sont les leaders de ta franchise, ça donne envie de se sortir les doigts. Pas un match sous les dix points depuis bientôt un mois, bah vous voyez qu’il sait jouer au basket.

Statistiques 2018/19 : 14,7 points, 3,4 rebonds et 2,5 passes en 28,7 minutes

#7 Wendell Carter Jr.

Bon début de saison du sosie Biactol de Sopran’Baba. Trois doubles-doubles consécutifs début novembre, des pointes à 25 ou 28 points, à 13 rebonds ou à 4 contres. Un peu en dedans sur les derniers matchs (sauf à Detroit), Fred Hoiberg lui a probablement demandé de ralentir un peu la cadence parce qu’il ne faudrait pas gagner trop de matchs. Mission accomplie, WCJ marque le pas mais il a déjà démontré qu’il pouvait être ce petit intérieur puissant et efficace, malgré un gros problème de fautes. On attend maintenant de voir ce que son association avec Lauri Markkanen donnera, mais l’examen de passage est en tout cas satisfaisant. Futur chef de chantier, sans aucun doute.

Statistiques 2018/19 : 10,8 points, 7,1 rebonds et 1,6 contre en 25,2 minutes

#6 Shai Gilgeous-Alexander

Encore un que l’on attendait pas à ce niveau-là, à part peut-être toi, le fan des Clippers qui nous lit. Les lignes arrières étaient un peu bouchées pour le petit SGA ? Lol, on vous présente le nouveau meneur titulaire de la meilleure équipe de l’Ouest. Grand, long, scoreur, distributeur, très honnête défenseur, on cherche encore les défauts du petiot à mesure que ses qualités nous explosent à la tronche. Il n’aura finalement pas fallu longtemps à l’ancien étudiant de Kentucky pour séduire son coach et tous les observateurs avec, et le potentiel notamment athlétique nous promet de bien belles choses pour la suite. Miam-miam.

Statistiques 2018/19 : 10,6 points, 3,4 rebonds, 3,4 passes et 1 steal et 27,8 minutes

#5 Marvin Bagley

Pas mal de railleries au départ au sujet de Bagley, notamment du fait d’être passé devant quelques gros noms à la Draft. mais les Kings le voulaient coûte que coûte, et pas sûr aujourd’hui qu’ils ne regrettent leur geste. MB3 sort du banc et propose déjà un joli éventail, malgré le poids d’une baguette moulée de chez Céréa. Ça monte au plafond, c’est évidemment très mobile, ça shoote un peu, et cerise sur le Marvin ça gagne des matchs donc ça sourit à Sacto. Pas là pour être un leader dès ses premiers mois chez les grands, Bagley progresse néanmoins à pas de géant et demeure pour l’instant une bonne pioche. A suivre, manquerait plus qu’il grandisse encore, mais pour l’instant il faut surtout penser à manger un peu plus parce que le mec est tombé quand je lui ai toussé dessus.

Statistiques 2018/19 : 12,7 points, 6,7 rebonds et 1,3 contres en 24 minutes

#4 Trae Young

Encore un qui était raillé au soir de la Draft, décidément ça se moque beaucoup en NBA. Annoncé par certains comme le futur Stephen Curry malgré un look qui rappelle surtout le jeune Saïd Taghmaoui, le meneur des Hawks ne remplit pas vraiment sa salle comme ce qui était prévu mais il a déjà prouvé que le futur était bright chez les Hawks. Ses 35 points et 11 passes dès son troisième match NBA ont explosé à la face des haters et le moustachu a même réussi à confirmer depuis, histoire de nous montrer que sa première bouffée de chaleur n’était pas un one shot. 24 points et 14 passes contre Miami, 25/17 face aux Clippers, et on vous demande tout de suite le record de points et de passes de Luka Doncic ? Et alors, il dit plus rien là hein ?

Statistiques 2018/19 : 15,9 points, 3 rebonds et 7,6 passes en 29,3 minutes

#3 Deandre Ayton

Celui que l’on annonçait favori dans la course au trophée de Rookie Of the Year squatte aujourd’hui la troisième place du podium et ce pour deux raisons principales. la première on en parle un tout petit peu plus bas, en direct de Memphis et Dallas. la deuxième ? les Suns sont nuls, du genre la seule équipe nulle à l’Ouest. Même pas un camarade pour taper de la course de tank, les mecs sont seuls dans leur nullité. Difficile dans ce cas de sortir la tête de l’eau, malgré quelques sorties déjà shaquilliennes. 25 points et 13 rebonds à 11/13 à Detroit, 18 rebonds face à Toronto, 12/13 au tir à Memphis, les performances sont parfois énormes mais bien isolées dans un désert de l’Arizona bien aride cette saison. Allez, va nous chercher quelques victoires et on en reparle, et de toute façon tu ne peux pas être ROY vu que t’as la tête d’un mec de 35 ans.

Statistiques 2018/19 : 16,4 points, 10,4 rebonds et 2,5 passes à 61,5% au tir

#2 Jaren Jackson Jr.

On ne vas pas se mentir, on l’avait mis troisième. Puis il y a eu le match à Brooklyn. « Allo Pop, si ça te dérange pas on envoie mon ROY lundi, faut que je change un truc ». Voilà pour la genèse, merci les 36 points et le money time clutchissime contre les Nets. Rapidement et logiquement intronisé dans le starting five de Jean-Baptiste BiCoeurStaff, le triple J est déjà l’un des chouchous de l’exigeant public du FedEx Forum. presque assez costaud pour tenir les golgoths dessous, presque assez rapide pour jouer de vrais ailiers, Jaren est donc presque le joueur parfait alors qu’il n’a même pas 20 ans. Vu sa courbe de progression depuis le début de saison, le mec peut être MVP en février et Hall Of Famer en mai. Tout va trop vite.

Statistiques 2018/19 : 12,7 points, 4,5 rebonds, 1 steal et 2,1 contres

#1 Luka Doncic

En à peine deux mois, le Slovène a donc déjà mis un paquet de monde d’accord. On le disait (dénoncez-vous) trop frais pour ce monde brute ? Luka s’amuse comme un petit fou et la NBA est devenue son playground. A la création comme à la finition, le gamin se positionne d’ores et déjà comme l’un des tous meilleurs en NBA, malgré un manque d’explosivité qui devrait être réglé assez rapidement à coups de steaks de cheval. Bah quoi. Les Top 10 ont un nouveau chouchou, la TTFL s’est trouvé un pick sympa, et tout Dallas se félicite de posséder l’un des backcourts les plus sexy de la Ligue, même si Dennis Smith Jr. est un peu éclipsé par le rayonnement de son nouveau copain. Presque 20 points de moyenne alors qu’il semble ne même pas forcer, on vous laisse imaginer le carnage dans quelques mois/années.

Statistiques 2018/19 : 19,1 points, 6,5 rebonds et 4,2 passes et 1 steal

Mais aussi…

Mohamed Bamba : 6,9 points, 4,9 rebonds et 1,3 contres en 17,1 minutes

Mikal Bridges : 6,8 points, 2 rebonds et 1,3 steal en 21,1 minutes

Josh Okogie : 7,8 points, 3,5 rebonds et 1,1 passe en 21,1 minutes

Miles Bridges : 7,3 points et 4,1 rebonds en 20,7 minutes

Landry Shamet : 8 points, 1,3 rebond et 1,1 passe en 23,2 minutes

Elie Okobo : 6,9 points, 1,5 rebon et 2,6 passes en 18,4 minutes

Voilà pour ce premier opus de la série qui suivra vos rookies préférés tout au long de l’année. D’accord, pas d’accord, vous faîtes bien ce que vous voulez mais on vous invite à en parler à votre pharmacien dans les commentaires. Allez, couches-culottes.

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