Suns

Devin Booker a des envies de grandeur et espère une superteam à Phoenix : un jour pourquoi pas, sinon ça te va pas Elie Okobo ?

Devin Booker

Bon allez, en attendant, petit apéro dans le désert.

Source Image : Youtube

Tout le monde n’a pas la chance d’être champion, de détenir le record de victoires en une saison et d’avoir une équipe déjà all-time pour pouvoir monter les trades qui ramènent des superstars ou pour attirer de gros agents libres. En fait, tout le monde n’est pas Golden State, récupérant successivement DeMarcus Cousins et Kevin Durant en plus de leur armada. Mais ça n’empêche pas Devin Booker de rêver d’une superteam aux Phoenix Suns.

Qu’est-ce qu’une superteam en NBA ? Vous avez quatre heures. On pourrait débattre pendant des heures mais au final, rien n’est plus parlant que les exemples que la Ligue connait en ce moment. De la tentative avortée aux Rockets en assemblant Chris Paul, James Harden et Carmelo Anthony, à l’essai tout frais de Philadelphie autour de Joel Embiid, Ben Simmons et Jimmy Butler, en passant par l’exemple ultime des Warriors. C’est une véritable course à l’armement qui s’est lancée depuis quelques années en NBA, si bien que les chances de titre paraissent bien mince pour les équipes qui refusent ce modèle. Toute la Ligue est occupée par les superteams… Toutes ? Non ! De petits villages d’irréductibles Clippers et Grizzlies résistent encore et toujours à l’envahisseur. Mais soyons francs, la pratique est rentrée dans les mœurs NBA, les fans l’ont intégré, les joueurs aussi. À l’image de Devin Booker, treizième choix de la Draft 2015, et franchise player des Phoenix Suns qui se traînent péniblement dans les bas-fonds de la ligue depuis plusieurs saisons. S’il a convaincu beaucoup d’observateurs par ses stats (20,2 points, 3,3 rebonds et 3,7 assists de moyenne en carrière) et ses performances marquantes comme son total de 70 points contre les Boston Celtics, il aimerait désormais que tous ces efforts se concrétisent par un progrès des résultats collectifs : pour cela, objectif superteam aux Suns. Un garçon jeune et plein de doux rêves, que c’est mignon. Il s’exprimait au micro de Vincent Goodwill de Yahoo Sports :

« Pour ma troisième année, je veux m’endurcir. Désormais, je suis ici [à Phoenix, relativement à sa prolongation au max, ndlr] et, pour moi, l’important est de gagner. […] Je n’espère pas de trade dans une superteam. J’aimerais en construire une, mais j’aimerais que cette superteam vienne à moi. […] Si ça doit se faire par la free agency, les gens voient ce que nous avons ici avec le big man [Ayton] et moi. S’ils veulent en faire partie, pour atteindre un niveau plus élevé, alors je suis pour. »

Bon, on arrête de se moquer. D’autant plus que, dans le fond, son intention est louable : rester dans la franchise qui l’a drafté et lui a offert un contrat max sur cinq ans pour y construire quelque chose et, pourquoi pas, la sortir du marasme dans lequel elle s’est embourbée. Et comme toute démarche honnête, elle mérite que l’on cherche les solutions de l’accomplir. Mais franchement Devin, on a beau être sympa, tout ça ressemble pas mal à la lettre au Père Noël d’un jeune fan. Pourtant, les premières pierres ont été posées par le moyen le plus lent et le moins coûteux qui soit : la draft. Parce qu’à force de racler le fond du classement chaque année, les Suns ont fini par réunir deux potentielles futures stars de demain : Élie Okobo Devin Booker donc, et le rookie Deandre Ayton. Un axe qui vit, pour l’instant, ses premiers instants mais qui est porteur de belles promesses. Encore faudrait-il qu’ils ne s’écroulent pas tous comme Josh Jackson en ce début de saison. En tout cas, cet élément pourrait aider à actionner un autre levier pour faire progresser l’équipe beaucoup plus rapidement : faire venir un gros agent libre. Au niveau purement financier, c’est envisageable. Mais malgré les techniques de drague de Devin Booker et une free agency 2019 qui s’annonce très intéressante, signer au Suns équivaut encore à se lancer dans une reconstruction pour une superstar : pas une page blanche, mais pas si noircie que ça non plus. Et existe-t-il encore des joueurs que ce genre de revival de franchise intéresse ? Kyrie Irving ? Kawhi Leonard ? Kevin Dura… non rien. Enfin, vient la possibilité d’un trade. Là encore, si un blockbuster trade devait être monté avec les Phoenix Suns pour récupérer une superstar, qui mettre dans la balance, en plus de picks intéressants ? Quel(s) joueur(s) possèdent une assez grande valeur marchande dans l’Arizona ? Si ce n’est, bien entendu, Ayton et Devin Booker lui-même…

On n’a pas envie de doucher les espoirs de Devin Booker, mais une superteam à Phoenix, ce n’est pas encore pour tout de suite. Pareil pour les victoires d’ailleurs puisque les Suns sont bons derniers de la Ligue (4 – 16) : cette année encore, difficile de fixer un autre objectif que le tanking pour une équipe qui en a fait une spécialité ces derniers temps. Mais Devin, en attendant, développe le vrai duo-star des Suns, celui que tu formes avec notre Élie Okobo national…

Source : Yahoo Sports

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