Hawks

Trae Young a fait son premier show : 22 points, 7 passes et 1 game-winner couillu pour le sniper

Trae Young
Source image : NBA League Pass

On avait déjà parlé de Luka Doncic, on avait aussi parlé de Deandre Ayton, il fallait bien qu’on se penche sur Trae Young. Hier soir, le nouveau meneur des Hawks a montré, en pré-saison, pourquoi la franchise d’Atlanta devait lui faire confiance.

Chacun son tour, chacun son chemin, chacun son rythme. Lorsqu’un rookie débarque dans la jungle qu’est la NBA, il faut un temps d’adaptation qui varie de profil en profil. Pour un Paul George, cela prendra plusieurs années. Pour un Donovan Mitchell, cela ne prendra que quelques heures. Et du côté d’Atlanta, on savait à quoi s’attendre cette saison. Avec un Trae Young trop léger et trop vert, la campagne des Hawks risque d’être violente dans la colonne des défaites, mais intéressante dans la colonne apprentissage. Et sur les premiers matchs de pré-saison de la franchise géorgienne, cela se confirmait avec des tests particulièrement savoureux pour le kid échangé contre Doncic. Jrue Holiday, puis Mike Conley, puis un Dennis Schröder bien fâché de revoir son ancienne équipe, il y avait du bien comme du moins bien dans le jeu de Young face à ces cadors mais une patience continue et assez appréciable alors qu’il n’a pas encore l’âge d’acheter légalement une binouze. Puis, face aux Spurs, le déclic a eu lieu. Laissant le jeu venir à lui, Trae a encore et toujours alterné entre le scoring et le passing, mais avec davantage de réussite cette nuit. Il pourra remercier la défense poreuse de San Antonio pour cela, mais excuse ou pas, il fallait un match référence du kid en pré-saison, comme ses copains de Draft, et il l’a offert ce mercredi. Le genre de performance, dans l’approche, qui a de quoi donner le sourire aux fans des Hawks.

Car si les statistiques sont flatteuses (22 points et 7 passes pour 1 seule balle perdue, 4/8 du parking), elles ne sont qu’une partie de la note globale positive donnée au numéro 11 d’Atlanta. C’est évidemment beaucoup plus aisé de juger une bonne soirée lorsque les chiffres sont là, mais c’est surtout en voyant Young sur le terrain que s’est dégagée une analyse plus positive. Moins brouillonne que lors des derniers matchs, avec une sélection de tirs toujours aussi curieuse, mais moins de déchets. Et en décidant de mettre les Hawks sur ses épaules dans le money-time, le garçon s’est offert l’action de la soirée pour offrir la victoire aux siens. Il y avait déjà deux floaters, pour garder Atlanta dans le siège du conducteur, puis une fabuleuse passe aveugle pour Alex Len que le pivot n’arrivait pas à transformer en loupant son dunk. Tant pis, Derrick White égalise, 10 secondes à jouer, plus de temps mort. Balle en main, Trae remonte le terrain et pourrait très bien installer quelque chose, pour un Taurean Prince chaud patate ou un Kent Bazemore en confiance. Nope. Du logo de Georgia Tech, Young pull-up et claque un trois-points de près de 10 mètres qui assomme les Spurs : +3, game over. Est-ce que le tir est encore une fois couillu ? Oui. Et y avait-il mieux à exécuter ? Probablement. Mais si les Hawks ont choisi Trae Young à la Draft, c’est pour ce type de culot. Une uber-confiance qui rayonne lorsqu’elle touche son maximum, et que Gregg Popovich a bien senti sur la dernière possession. Une fois la ligne médiane dépassée, vous êtes potentiellement en danger.

Pour sa confiance, pour le show, pour le buzz et pour tenir la discussion avec ses compères de la Draft 2018, Trae Young avait besoin de ce genre de match. Avec un dernier test en pré-saison à venir ce vendredi, le meneur devra maintenant se préparer pour une régulière où il sera attendu de pied ferme. Un miracle c’est bien, en faire une habitude c’est mieux.

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