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Le troll Enes Kanter a toujours la langue bien pendue : nouvelles punchlines bien croustillantes lors de sa dernière interview

Enes Kanter

Roi du trolling, Enes Kanter reprend du service et nous régale de ses avis bien tranchés pleins de franchise.

Source image : YouTube

Jamais le dernier quand il s’agit de l’ouvrir, Enes Kanter a pu se lâcher en interview, histoire de bien se faire remarquer. Cette fois-ci il aborde un sujet dont il commence à être un spécialiste, LeBron James, mais aussi sa perception de la différence de niveau entre les deux Conférences, puis les Warriors pour finir. Ceux qui veulent de l’avis objectif et argumenté passez votre chemin, amateurs de punchlines et de douceurs ouvrez bien vos mirettes, y a du bon matos.

On commence à le connaître l’animal, et il ne s’en cache pas. Que ce soit sur les réseaux sociaux ou sur le terrain, il aime distiller ses avis un peu partout, avec une franchise détonante qui lui donne autant un côté énervant qu’attachant. A l’occasion d’une interview avec Royce Young de ESPN, le pivot turc qui a prolongé d’un an aux Knicks se lâche tout d’abord sur l’attitude de LeBron James et des Cavaliers :

« Avec LeBron, ce fut étrange car je me souviens que, quand j’étais avec le Thunder, je regardais les matchs et j’avais vu les highlights d’une rencontre des Cavaliers, où ils dominaient les Knicks au Madison Square Garden. Ils ont alors commencé à jouer avec leurs bouteilles d’eau. J’ai trouvé cela irrespectueux. »

Les prémices de l’accrochage marquant lors de la rencontre entre les Cavs et les Knicks de la saison précédente entre le King et l’intérieur turc, qui détaille cette altercation :

« Ensuite, il y a eu le premier match avec les Knicks. Avant le match, il a dit qu’on aurait dû drafter Dennis Smith Jr. Et la plupart des gars, pas seulement moi, ont trouvé que c’était irrespectueux envers Frank Ntilikina. On a alors discuté avec Frank et on lui a dit qu’il fallait qu’il se montre. Durant la rencontre, ils se sont accroché et c’était un gamin de 19 ans contre un mec de 118 kilos. Ce n’était pas juste. Donc je me suis intercalé, en face-à-face et on a fait un peu de trashtalking. Après la rencontre, je l’ai appelé « reine » ou « princesse ». Je voulais le déconcentrer. J’essaie, mais ça ne fonctionne pas. »

Les célébrations et autres pitreries sur les bancs de la NBA font partie du spectacle, l’objectif étant d’être le plus remarqué et original possible. Malheureusement cela dépasse parfois le cadre de l’amusement, et le respect de l’autre équipe est bafoué. Mais bon de là à en faire une histoire personnelle, faut pas exagérer. Par contre pour l’altercation entre LeBron et notre Frankie Ntilikina national, à laquelle s’est mêlée Kanter en mode garde du corps du rookie, là y a une vraie embrouille de bonhomme. Tout part de la maladroite déclaration de LeBron, qui a involontairement dénigré le frenchie, et l’altercation entre les deux durant le match a mis le feu aux poudres. En bon chevalier Enes Kanter s’est interposé et y a vu l’occasion de s’adonner à une activité qu’il affectionne, le trashtalking. Qu’il a d’ailleurs poursuivi après la rencontre, avec la finesse remarquable qui le caractérise. Décliner le surnom de « King » de LeBron au féminin, c’est sexiste et on a quand même connu mieux. Toujours dans la même veine de sa franchise unique, il reconnaît cependant que ses techniques ne sont pas hyper efficaces. Proche du triple-double ce soir là (23 points, 9 rebonds, 12 assists), le King et ses Cavs vont remonter un débours de 23 points pour s’imposer au Madison Square Garden, LeBron se permettant dans la foulée de chambrer le Turc en se proclamant roi de New York sur Twitter. C’est de bonne guerre. Que nenni Kanter n’en a pas fini puisqu’il enchaine sur d’autres sujets polémiques, notamment  les Warriors et la différence de niveau entre les deux Conférences :

« Je n’ai pas de problème avec les Warriors, ils n’ont rien fait d’illégal. Mais regarde ce qui était arrivé avec Chris Paul, quand la ligue ne l’avait pas laissé rejoindre les Lakers. Aujourd’hui, j’ai le sentiment qu’ils ont un peu tué la ligue parce que la plupart des gens disent ‘‘Pas besoin de regarder les matchs, de toute façon Golden State va gagner. »

« La conférence Est, ce sont des équipes d’AAU (de lycéens). La conférence Ouest, c’est la NBA. »

On ne peut pas lui en vouloir, le choix de DeMarcus Cousins de rejoindre Golden State reste en travers de la gorge de nombreuses personnes. Effectivement il pose question sur l’intérêt sportif pour la Ligue de laisser une telle équipe se renforcer encore au détriment de la compétitivité. Le blocage du transfert de Chris Paul aux Lakers en 2011 allait dans ce sens mais c’était un trade et les circonstances étaient plus complexes. Là le choix du joueur ne peut être bloqué et malheureusement le sentiment « d’avoir tué la Ligue » qu’évoque Kanter est très présent chez les joueurs et les fans. Au sujet du débat sur la disparité entre les Conférences, il n’y va pas de main morte, sachant qu’en plus il joue à l’Est, mais cela représente la perception qu’ont beaucoup de gens. En effet à l’Ouest la bataille pour les Playoffs est délirante, la densité des équipes de très haut niveau donnant lieu à des affrontements féroces. Depuis plusieurs années une dizaine d’équipes luttent pour un spot avec des différentiels victoires/défaites supérieurs à ceux de l’Est. Par exemple l’année dernière, le neuvième de l’Ouest aurait été sixième à l’Est. Il soulève là un problème sur lequel planche la NBA, mais il a une fâcheuse tendance à l’exagération on ne va pas se le cacher. Le haut de tableau de l’Est peut regarder droit dans les yeux son équivalent à l’Ouest seulement en saison régulière par contre, car en Playoffs ce n’est pas la même limonade, n’est ce pas messieurs les Raptors.

Encore une interview explosive d’Enes Kanter, qui nous fait toujours autant rêver, et qui mérite sa couronne de roi des trolls. Sa franchise, son humour et sa grande gueule sur les réseaux sociaux et le terrain sont vraiment appréciables et détonnent dans une NBA un peu aseptisée, on l’encourage donc à continuer, tout simplement… parce qu’on adore ça.

Source : Sportando

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