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NBA Flashback 2017-18 #46 : le jour où LaMarcus Aldridge a assumé son rôle de franchise player

LaMarcus Aldridge

Un career high, un money time de feu, une victoire ultra-importante… tout simplement le plus grand match de sa carrière.

Source image : YouTube

Les anciens en ont pris l’habitude et les petits nouveaux vont le découvrir, les deux mois d’été sur TrashTalk sont chaque année l’occasion de dormir un peu de vous faire revivre le meilleur de la saison écoulée. Perfs individuelles, séries de Playoffs, posters de cannibale, game winners ou patates de forain, il y en aura pour tous les goûts et ce jusqu’au 31 août prochain. Allez, mode rétroviseur enclenché, parce qu’elle était vraiment pas mal cette saison 2017-18…

Personne ne parle de LaMarcus Aldridge. Jamais. Même dans sa propre famille, personne n’en parle jamais. Et pour cause, LMA est un taiseux, un taiseux qui a rejoint une franchise de taiseux. Boulette rattrapée aujourd’hui, puisque c’est bien du franchise player 2017-18 des Spurs dont on va parler, histoire de revenir – un peu – sur la superbe saison de l’un des plus gros… nez de la Ligue. Allez, flashback.

Après un début de carrière étincelant à Portland et une première saison dans le Texas plus que correcte, la saison 2016-17 de « zéro tracas » posait question. Un leadership de moins en moins affirmé – on parlait même d’un quasi-effacement au profit de Kawhi Leonard – et des statistiques logiquement en baisse. Au scoring évidemment, et plus problématique… dans ses pourcentages au tir, preuve que LMA vivait plutôt mal sa deuxième saison à San Antonio. Un an plus tard, c’est en fait « grâce » à la blessure du néo-Raptor que LaMarcus prendra conscience de son importance à SA, bien aidé évidemment par la psychologie mise en place par le gourou Popovich. Résultat ? Aldridge passe de 17 à 23 points par match et de 47 à 51% au tir. Quasiment ses plus grosses stats en carrière, histoire de mettre quelques points de suture sur les bouches qui juraient le voir fini. Investi de la double-mission d’emmener les Spurs en Playoffs et de montrer l’exemple aux culottes courtes de sa franchise, LMA nous offrira donc un exercice 2017-18 de toute beauté, jalonné de quelques perfs all-time sur son CV. 41 pions face aux Grizzlies en novembre, 38 à Denver en sortie de All-Star break, 39 face aux Wolves pour lancer la course aux Playoffs, et plus globalement 19 sorties à plus de trente points. Plutôt pas mal pour un mec fini. A l’arrivée 23,1 points et 8,5 rebonds de moyenne, un retour parmi les siens au All-Star Game, et une franchise qui peut remercier son intérieur après une rude saison, la plus rude depuis fort longtemps.

Mais parlons désormais plus en détail du plus beau bijou de LaMarcus cette saison, de son plus beau bijou… en carrière. Car si l’on avait vu de sacrées bribes du talent de LMA à Portland, car si ses séries en 2014 contre Houston et en 2016 face au Thunder avaient choqué la planète… ce sont justement les planètes de la galaxie Aldridge qui se sont alignées ce soir-là. Career high aux points en régulière (45) et aux paniers marqués (19), money time de feu avec un rebond offensif et deux points ultra-importants dans la dernière minute, et plus globalement une victoire face à un concurrent direct à l’issue de l’un des plus beaux matchs de la saison. Le plus fou ? Aldridge ne l’a pas fait face aux Kings hein. Il l’a fait face à la meilleure défense de la Ligue, leadée s’il vous plaît par le meilleur défenseur NBA. Pauvre Rudy Gobert, lui qui n’aura jamais trouvé la solution ce soir-là pour défendre la hargne de LMA, pour défendre des step backs tout simplement parfaits. Un hustle que l’on voit trop rarement chez le joueur des Spurs, mais qui tend à prouver qu’à 33 ans, LMA est encore l’un des tous meilleurs intérieurs de NBA. Un Donovan Mitchell quasiment plus MVP que ROY, un Jazz qui voulait frapper un grand coup, mais à l’arrivée les adultes gagnent, et ce grâce à un leader plus que jamais affirmé. Le genre d’images pour lesquelles les Spurs ont signé Aldridge en 2015 et que la fanbase texane réclamera encore la saison prochaine, pour une saison que l’on nommera de transition aux côtés d’un nouveau leader… Allez, envoyez les highlights.

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