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Performance magique de Noël : 2002, quand Tracy McGrady en plantait 46 face aux Pistons !

Tracy McGrady

Disons qu’à l »époque, l’ailier typique capable de tout faire et possédant un corps sur-développé ne venait pas de l’Ohio : il évoluait au Magic d’Orlando.

Ce 25 décembre nous permet de revenir sur les plus gros cartons de ces dernières années devant le sapin, ces clients quatre étoiles qui ont su hausser leur niveau de jeu après la dinde pour s’offrir une belle place dans l’histoire. Du genre ? Tracy McGrady !

En voilà un, de beau coquin qui aura distribué du gros cadeau au quotidien pendant son apogée. Qui ne se souvient pas de T-Mac à Orlando ? Cet espèce d’hybride tout simplement affolant, bien trop grand pour être considéré comme simple arrière et bien trop technique pour rentrer dans le moule de l’ailier. Car oui, un an avant l’arrivée d’un phénomène nommé LeBron James, scruté au millimètre près dès que St Vincent St Mary se retrouve sur un parquet, le débat concernant le meilleur ailier de l’histoire n’a pas lieu d’être. Larry Bird ? Point barre. Les copains ayant tenté d’apporter un peu de fraîcheur et de polyvalence à ce poste sont rares, mais ils ont pourtant bien écrit l’histoire : Scottie Pippen, Grant Hill aussi, et donc ce Tracy McGrady, qui s’occupait des basses besognes défensives lors de ses débuts à Toronto. Débarquant en Floride avec le potentiel de former un énorme duo aux côtés d’Hill, ce premier véritable cyborg du troisième millénaire défonce la concurrence grâce à un package qui donne déjà quelques sueurs froides à la NBA comme aux défenses adverses. Ambiance mensurations parfaites (2m04 pour 105 kilos), technique impeccable malgré un shoot bien raide, et killer instinct sur-développé en plus de cette lecture du jeu toujours aussi appréciable. Tout le monde doit se plier à la règle à l’époque : T-Mac tourne à 32 points de moyenne sur cette campagne 2002-2003, assez pour remporter le titre de meilleur pyromane.

Mais dans cette Conférence Est qui tente de se faire -déjà à l’époque- une place face aux monstres de l’Ouest, les Pistons tentent de créer leur propre page aussi. La transition post-Bad Boys est moyennement réussie, hormis les sessions organisées par Grant Hill et Allan Houston, deux phénomènes qui quitteront le Michigan assez rapidement. Du coup, on essaye de se refaire comme on peut, avec des joueurs ajoutés au roster dns une dynamique de test plus qu’autre chose. Chauncey Billups et Rip Hamilton ? Un duo encore assez méconnu, les deux membres du backcourt local tenant la baraque de Détroit offensivement et devant s’en remettre aux exploits d’un marsupial à l’affro impeccable, un certain Ben Wallace…La défense justement, qui n’a pas encore atteint son paroxysme puisque Tayshaun Prince congèle sur le banc de Rick Carlisle avant que Larry Brown ne débarque et se paye le transfert du Sheed vers Motown, cette défense ne peut rien faire face à la tornade que représente McGrady, une sorte de Paul George version beta et hardcore dont la confiance semble régner au sommet. Tout y passe, en pénétration comme à mi-distance, derrière le dribble comme un écran, et les clés de la maison sont justement entièrement confiées au sleepy killer. Une tactique peu payante mais totalement spectaculaire à l’époque, puisqu’Orlando échouera régulièrement au printemps mais proposera des explosions offensives sensationnelles, dirigées de main de maître par le numéro uno.

Avant le Sheed et Tayshaun, avant Larry Brown et le cadenas de Motown, Détroit prenait une valise mémorable de la part de T-Mac, l’arme offensive la moins contrôlable de la NBA à l’époque : 46 points à 14/26 au tir et 18/21 aux lancers, les restes de Shawn Kemp présents dans le cinq du Magic seront comme nous devant l’écran. Tout simplement bouche-bées. 

Source image : CBS Sports

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