L'avis du Psy

L’Avis du Psy – S03 Épisode 5 : c’est la fin des haricots pour Kobe Bryant, le traitement est introuvable

L'avis du Psy

Brett Brown en psychiatrie et Kobe Bryant en gériatrie. Décembre sera une période de trades pour le Psy TrashTalk.

On part tout de suite pour la cinquième édition de l’Avis du Psy, très fourni cette semaine pour cause notamment de stars en péril à travers tout le pays. Du très beau monde à la clinique en ce vendredi, raison de plus pour le Psy de mettre le paquet, au cas où ESPN le contacterait un de ces quatre histoire de retransmettre en direct les consultations. On est donc partis pour étudier ensemble les 10 cas les plus sensibles de la semaine, avec déjà deux patients qui prennent leurs marques au Cabinet…

Place Patient Le compte-rendu de la visite

10°

Lee Seham    Lee Seham Mais c’est qui celui-là ? Car si vous me dîtes que ce nom vous était familier avant ces derniers jours c’est que vous êtes soit un puits de savoir, soit un fieffé menteur… Nous parlons donc ici de l’avocat général de l’Association des arbitres NBA, qui s’est pointé cette semaine en chialant au cabinet, tout retourné qu’il était par une salve de punchlines tirée à la mitraillette par Gregg Popovich et Rick Carlisle, lesquels venaient pour le coup en soutien de leur collègue Mike Budenholzer, mis à mal par le gang des refs suite à une réaction un peu trop virile la semaine passée. Vu l’état du bonhomme, pas sûr qu’on le revoit de sitôt remonter sur le ring, malgré un prénom qui fleure bon les films de karaté. En même temps, quelle idée de s’en prendre aux coachs NBA, quand on sait qu’il existe dans la Ligue deux entraîneurs réputés pour être des snipers compulsifs aussi fêlés que doués pour le coaching…

Jabari ParkerJabari Parker Rencontré une première fois par le Psy l’an passé après sa blessure, Jabari Parker est repassé par le cabinet cette semaine. Pas pour dire bonjour mais pour se livrer sur un mois de novembre compliqué pour lui dans le Wisconsin. Collectivement tout d’abord (le meilleur intercepteur de l’équipe se nomme Jason Kidd), mais surtout individuellement car son statut de n°2 de la draft est salement mis à mal en ce début de saison. Dépassé depuis long time par Andrew Wiggins au classement de la hype, c’est carrément dans sa propre franchise que Jabari a aujourd’hui du mal à s’imposer. Giannis prend de plus en plus de place, Greg Monroe pique des tickets shoots et c’est le bordel dans la tête de Jab’, qui voit son rôle largement revu à la baisse par rapport à ce qu’on prévoyait au départ pour le produit de Duke. Et ça, le gamin le vit plutôt mal… Petit éclair dans la pénombre, le Psy a tout de même réussi à tirer un sourire de son patient avant qu’il ne s’en aille. Suffisait juste de lui parler d’Anthony Bennett en fait. Relativiser, y’a que ça de vrai.

Hassan WhitesideHassan Whiteside Raison principale de la convocation d’Hassan Whiteside par le Psy TrashTalk ? Alerte boulard de niveau 4. Pas encore cependant de LeBronite aiguë pour le pivot du Heat mais malgré tout quelques signes avant-coureurs inquiétants, comme cette déclaration aguicheuse incitant les défenseurs à faire faute sur lui pour l’envoyer sur la ligne des lancers. Une réflexion vite reprise et cadrée par le Psy qui a quand même rappelé à son patient qu’il valait mieux éviter de trop chauffer des mecs comme Steven Adams ou Metta World Peace. Deuxième chose, il a été signifié à Hassan que l’on aimerait bien ici le voir cesser de jouer uniquement quand il en a envie, comme par exemple face aux Kings la semaine passée où il cumula 12 points, 8 rebonds et 5 contres… en à peu près 3 minutes. Le reste du temps ? Plus rien. Et c’est ce genre de perfs chelous que le Psy a demandé de ne plus voir, précisant à son patient qu’en cas de match joué à 100%, le premier 20/20/20 était peut-être à portée de ses immenses mains. Mais faudrait déjà réussir à être concentré plus de cinq minutes.

James Harden James Harden On enchaîne avec un presque MVP 2015 actuellement bien brassé par le début de saison de ses Fusées… Le pire dans l’histoire ? Même si notre barbu sûr commence à enchaîner les perfs de mammouths, il semblerait que cela ne suffise même plus pour faire gagner les Rockets. Et le franchise player vit très mal la situation… Imaginez seulement un finaliste de Conférence, renforcé durant l’été, se retrouver dans les bas-fonds de la Ligue à se la donner avec les Wolves et les Kings au classement ? Inconcevable mais pourtant bien réel puisque après avoir dégagé Kevin McHale, le Sieur Bickerstaff ne fait pour l’instant pas bien mieux… Une belle déprime donc pour « Ramesse », qui a voulu savoir comment il était possible de descendre aussi vite d’une échelle. L’occasion pour le Psy de ressortir sa vielle machine à implorer les esprits et à la question « qui est le fautif ? », la flèche a tourné, tourné, tourné, puis s’est arrêté sur un nom, qui serait donc à l’origine de toute cette scoumoune. Le secret professionnel nous empêche de poucave mais on peut juste vous dire que le nom de famille est le même qu’un whisky, que le mec en question en boit d’ailleurs des bols tous les matins au petit dèj’ et que son prénom n’a que deux lettres, dont un « t » et un « y ».

Russell WestbrookRussell Westbrook Pauvre petite tortue que ce Russell Westbrook… Déjà privé de batavia par sa maman, le meneur du Thunder a également vu son ami Kevin retrouver les chemins des parquets cette semaine. Et même s’il paraît que les deux gonzes sont de vrais frères de sang, il n’empêche que l’ami Russell a avoué au Psy avoir un seum monumental depuis le retour du fils de la real MVP 2014. En effet, finies les perfs à 40/15/15 puisque désormais, Russell ne pourra tourner qu’à 30/8/12, ce qui lui donne envie de pleurer et qui nous donne pour notre part envie de le taper. Un beau caprice de gamin pourri gâté, pas encore conscient de la chance qu’il a d’évoluer dans une équipe au talent offensif exceptionnel, même si Billy Donovan semble pour le moment n’avoir récupéré que le playbook de Scott Brooks. Petit scud donc de la part du Psy qui rappelle à son patient que lui-même n’a jamais réussi à passer la barre des 20 points depuis deux ans. Alors par respect pour tous les Reggie Evans et Tyler Hansbrough du monde, met là un peu en veilleuse Russell…

John Wall      John Wall Jean-Mur commence à se poser des questions. Ne serait-il finalement pas ce MVP en puissance qu’il semblait vouloir devenir il y a encore quelques semaines ? Son duo avec Bradley Beal ne serait donc pas le meilleur de la Ligue ? Et Randy Wittman n’est pas favori pour le COY ? Grosse remise en question cette semaine pour le meneur des Magiciens qui voit donc toutes ses certitudes mises à mal, après des performances plus proches de celles d’un mauvais Ish Smith que celles d’un meneur All-Star. Après une heure allongé dans le sofa du Psy à tailler encore un peu plus les gens qui l’entourent, « Jeannot Muret » a fini par aborder le sujet qui semble le piquer un peu ces derniers temps, la peur du lendemain. En effet, l’ancien Wildcat aurait peur de se voir rétrograder au rang de lieutenant en cas d’arrivée de Kevin Durant et c’est donc ça qui l’empêcherait de péter depuis quelques semaines. Pas d’apitoiement cependant pour le Psy, qui a tout simplement signifié à Johnny que s’il continuait sur cette pente descendante, c’est comme sixième homme qu’il rentrerait la saison prochaine. Parce que Ramon Sessions a peut-être un prénom qui sent la suie, au moins il ne perd pas de ballon. Non mais.

Carmelo Anthony Kristaps Porzingis Le pauvre Melo s’est pris depuis quinze jours un énorme aller-retour émotionnel dans la tronche. En effet, si ses Knicks ne sont plus la risée de la Ligue (ayant laissé volontiers place aux Lakers), le franchise player de New-York City se voit peu à peu voler la vedette par un espèce de Shawn Bradley avec des muscles, qui vient qui plus est d’un pays qu’il ne sait même pas situer sur un planisphère. D’ailleurs c’est quoi un planisph… Bref. Carmelito voit peu à peu son nom s’effacer au profit d’un autre et ça a beaucoup de mal à passer pour un mec habitué à être sous le feu des projecteurs alors que ses teammates passent pour leur part le plus souvent pour des charrettes. Le Psy a donc conseillé à son patient de voir les choses en face et de prendre conscience que pour gagner des matchs, il est plus utile d’avoir des Porzingis que des Travis Wear. Et il faudra qu’il s’habitue Melo, la nouvelle hype est lettonne, qu’il le veuille ou non.

Rudy Gobert Brandon Knight Si Rudy Gobert s’est déjà fait une jolie réputation de top-défenseur en à peine deux ans, la raison de sa visite au cabinet est évidemment ailleurs. Sa présence quasi-perpétuelle en défense l’oblige à offrir son corps très souvent et notre Frenchie commence ainsi à se constituer un joli petit dossier d’agressions à son égard. Et après un Brandon Knight raillé depuis un moment pour se faire déglinguer à la première occasion sur un écran Full LCD ou un poster violent, c’est aujourd’hui notre Tour Eiffel qui prend le plus souvent la foudre, comme sur ce cadeau de DeMar DeRozan ou encore ce coup de vice de CP3… Le Psy a donc tenu à rassurer son patient mais il fût finalement surpris de voir que ce dernier préférait s’en amuser, dénotant un détachement fort sympathique. L’occasion finalement de laisser de côté cette sombre histoire de highlights et de papoter croissants et pinard, histoire de profiter pour une fois d’une consultation franco-française. Il est vraiment bien ce petit…

Brett Brown  Brett Brown On creuse on creuse… et on n’en finit plus de creuser à Philadelphie. Et si certains sites nous vantent parfois le plus beau job du monde, celui de Brett Brown est peut-être bien le métier plus pourri qui existe. Tellement pourri que même Brett en personne semble aujourd’hui désabusé au point de faire exprès de perdre des matchs à ses pauvres joueurs, comme si leur talent limité ne suffisait plus à nourrir la soif de défaite du coach. Une situation hallucinante et tout simplement du jamais vu au cabinet… Difficile dans ce cas de trouver les mots pour réconforter un patient qui sombre peu à peu dans la folie à mesure que son équipe se rapproche des records les plus honteux qui existent dans le sport professionnel. le Psy a bien tenté d’inciter Brett à partir très loin sans se retourner, mais le mec est tellement sous le choc qu’il est impossible de lui faire entendre quoique ce soit. Un genre de syndrome de Stockholm où le gros méchant s’appellerait Mr Défaite. Transfert possible en psychiatrie dans les prochaines semaines… Update : Jahlil Okafor a donc rejoint son coach et sombré lui aussi dans la folie.

Kobe Bryant   Stephen Curry Vous vous en doutiez, on termine cet Avis du Psy avec le patient qui remporte haut la main la palme de la semaine : Kobe Bryant… 1/14 face aux Warriors en mondovision, des airballs, des moqueries, la Terre qui s’interroge… et un coach qui applaudit des deux mains et qui reste confiant. Tout va bien dans le meilleur des mondes pour le Mamba hein… Véritable crève-cœur pour ses fans, la situation actuelle semble de l’extérieur ne pas toucher Kobe, mais le Psy connait trop bien le personnage et derrière la fierté du bonhomme se cache évidemment un vide et une rage immenses. Peu d’échanges cependant lors de la rencontre d’aujourd’hui, uniquement des regards complices et nostalgiques d’une époque où Kobe faisait encore lever les foules au lieu de les faire marrer tel un clown triste. Une fin bien moche à venir, que le Psy a proposer à son patient de prendre en charge gratuitement pour service rendu car c’est en partie pour soigner des légendes pareilles que le cabinet a ouvert ses portes en 2013. On gardera un œil sur Los Angeles toute la saison mais il est des batailles que l’on ne peut pas gagner et celle-ci semble ainsi perdue d’avance. Quelle tristesse.

On termine donc cet Avis du Psy sur une note lourdement négative mais que voulez-vous, ce métier ne peut pas être beau tous les jours. Y’a plus qu’à attendre que Javale repasse pour se marrer à nouveau…

image de couverture : @artkor7 pour TrashTalk

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