Hawks

Atlanta met les points sur les i et dans la gueule de Golden State : Hawks 124 – 116 Warriors !

La planète basket s’était rassemblée autour des deux meilleures équipes de la saison pour nommer un roi de la NBA après plus de trois mois de compétition. Aujourd’hui, la réponse est claire : les Hawks sont bien seuls sur le trône de la Ligue, après avoir mis les Warriors à terre hier soir (124-116).

Dans le petit monde des geeks de la NBA, ces analystes accrocs aux chiffres les plus détaillés et aux analyses aussi fines que possible, ce duel entre Atlanta et Golden State représentait une sorte de Superbowl 2.0, un festin du mouvement de balle et de la défense suffocante. Et pourtant, si les deux troupes se sont données dans leur propre moitié de terrain, le score vous incitera à penser que cela ne défendait pas. Que c’est faux ! Dès le premier quart, l’intensité défensive donne le ton et on se retrouve avec deux cadenas ambulants capables de montrer une polyvalence folle dans les rotations : pendant que Bogut efface tout sous son arceau, Horford tente de faire de même et Carroll lâche une grosse presse tout terrain au même titre que Draymond Green, toujours aussi infernal en un-contre-un. Le score est serré, les meneurs ne sont pas en réussite, mais on se retrouve devant deux faits anormaux dans le scénario du match. D’un côté, les Hawks ne font pas autant tourner la gonfle que d’habitude, de l’autre les Warriors sont maladroits à distance ! Une métamorphose exceptionnelle ? Du moins, elle ne durera qu’une mi-temps, Steve Kerr et Mike Budenholzer imposant rapidement à leurs hommes de retourner vers les fondamentaux qui ont construit leur réussite.

Et à ce petit jeu-là, un détail fera la différence : le choix tactique. Si le coach des Warriors réalise jusqu’ici un parcours exceptionnel pour un ‘débutant’, il offrira une bourde de taille en enlevant Bogut de ses rotations. Pourtant efficace en première période et toujours capable de rendre service en attaque, le géant australien devra regarder ses copains galérer les 24 minutes suivantes, le protège-dent bien mordu dans la bouche. Une erreur plus ou moins fatale puisqu’elle ouvrira la porte aux Dennis Schroeder, Jeff Teague et même DeMarre Carroll dans les pénétrations, pendant que Paul Millsap enquille les lancers et Horford retrouve confiance en attaque. Mauvais choix ! De là à justifier le coup de chaud énorme de Mike Scott qui se croit tout à coup face à Indiana, non, mais c’est derrière un public bouillant et des banderilles assassines de Korver que la franchise locale prendra le contrôle du match, pour maintenir son avance et maîtriser la rencontre jusqu’au dernier buzzer. Les défenses explosent, tout le monde met sa main dans le cambouis et le Joueur du Mois à l’Est termine à 85 points pendant que les Splash Brothers en offrent 55 : dans un match extrêmement serré, bien joué et montrant les qualités de coaching des deux côtés, c’est bien Atlanta qui s’impose à la maison.

Dieu que ce fût bon. S’il y a de fortes chances pour qu’on ne retrouve pas ces deux équipes au mois de juin, quand seulement deux équipes représenteront la NBA pendant les Finales, le match d’hier soir a montré plusieurs points, très importants dans la suite des opérations. Premièrement, Steve Kerr s’est pris un virage bien sec pour le titre de Coach de l’Année, Budenholzer prenant chaque remplacement et temps-mort avec une application presque mécanique. Le choix de retirer Bogut ? Mauvais. Celui de faire bombarder Mike Scott ? Excellent. Deuxièmement, il est clair et net que les deux meilleures équipes de la Ligue se rencontraient hier soir. Trop appliquées en attaque, polyvalentes en défense, profondes dans leur banc et réfléchies dans leur coaching, les franchises d’Atlanta et Golden State ne dominent pas leurs conférences respectives pour rien. Enfin, on n’a certes pas le moindre membre des deux équipes dans le clan des anciens finalistes (hormis Sefolosha), mais le niveau de jeu produit est trop bon pour imaginer les deux échouer dans leur quête de succès : il va falloir en chier sévère pour sortir Hawks ou Warriors sur 7 matches !

Victoire énorme des Hawks devant leur public, lui qui grandit de plus en plus avec la hype de cette équipe pas vraiment représentée par un joueur en particulier, mais des gars qui se serrent tout simplement les coudes. On en redemande : ce sera le 18 Mars, pour un nouvel orgasme de basket…

Source image : Twitter

Remerciements : Simon Capelli-Welter pour le suivi du match !

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