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Knicks – Nets : Mêmes maux, mêmes combats

Alors que les Nets retrouvent peu à peu des couleurs depuis quelques jours, les Knicks, eux, sont toujours dans l’expectative d’un échange pour ajuster un roster trop faible. Hier soir, les deux franchises de Big Apple se sont inclinés à l’extérieur respectivement face à Detroit pour les Noirs & Blancs, et Boston pour Melo et les siens. Deux défaites de quatre points aux scénarios différents, mais qui révèlent les problèmes actuels des deux formations. 

Le yo-yo, jouet préféré de Big Apple

Pendant le premier quart-temps, New York fait jeu égal avec les troupes de Brad Stevens, mais semble montrer des lacunes défensives identiques à la branlée de la semaine passée (114-73 au MSG). Néanmoins, la rencontre est serrée, avant qu’un premier éclat ne vienne saborder les efforts précédents. En 4 minutes, Boston passe de +3 (29-26) à +16 (45-29) notamment grâce à la domination de Sullinger (19 points à 6/9 aux tirs) sous les panneaux (délaissés par Chandler et Bargnani). Le jeu des Verts est fluide, chacun joue pour l’autre, les démarquages sont légions, et les solutions multiples. Une adaptation du basket aux antipodes de celui proposé par New York. Pourtant, sous l’impulsion d’un Carmelo Anthony adroit (à ce moment de la rencontre, 26 points à 9/24 pour finir) et d’Amar’e Stoudemire (18 points, 7/9 aux tirs), qui retrouve des couleurs depuis le 5 décembre (on y reviendra), les Knicks reviennent à 6 points seulement.

Dans le même temps, Brooklyn réalise aussi un premier quart-temps correct face aux Pistons. Alors que les Nets restent sur 3 victoires (un record cette saison), les joueurs de Mo Cheeks viennent de subir 3 revers. Mais en back-to-back, et privés de Brook Lopez, les vieux os de Brooklyn ne vont pas longtemps tenir face à la vivacité et la fougue de Rodney Stuckey (17 points, 7/13 aux tirs) et au monstre à deux têtes Drummond-Monroe (44 points et 24 rebonds cumulés). Alors que leurs rivaux de New York parviennent à faire le retard dans le 2ème quart-temps, les Nets s’essoufflent totalement et prennent une belle leçon (61-44 à la mi-temps).

Défenseur intermittent du spectacle 

Forcément, quand on prend 38 points dans un quart-temps, difficile ensuite de se relever. Idem pour New York, qui a encaissé 16 points en à peine 5 minutes. Véritablement branchés sur courant alternatif, les deux franchises réalisent une deuxième mi-temps opposés dans le scénario mais symptomatique de leur visage mi-ange, mi-démon.

Grâce à la maladresse de Boston (Jordan Craword finira la rencontre à 0/8 aux tirs, dur dur d’être meilleur joueur de la semaine…), et à la relative défense du 3ème quart-temps, New York marche sur les Celtics, et aborde le dernier quart-temps avec cinq points d’avance, alors que leurs adversaires ont réellement la tête sous l’eau. Tous les feux sont aux verts pour que « Big Apple » remporte sa 7ème victoire de la saison. Au Palace Auburn Hills, les Nets n’ont pas déposé les armes, mais l’écart oscille toujours entre 15 et 20 points. À l’entame de l’ultime manche, les Nets sont à -18.

Timing imparfait 

Remontés comme des pendules, Deron Williams (22 points à 7/13, 9 passes), Mirza Teletovic (17 points à 6/10 aux tirs dont 5/6 à 3 points) et Paul Pierce (12 points, 4 rebonds, 4 passes) portent Brooklyn pendant 12 minutes, au point de revenir à -2 grâce à 3 points hyper clutch de « The Truth » à 11 secondes du terme de la rencontre. Mais Kyle Singler (16 points, 5/8 aux tirs) ne tremble pas sur la ligne des lancers-francs pour achever la bête blessée. Les Nets réussissent l’exploit de s’incliner en tirant à 52,2% à 3 points (12/23). Le deuxième quart-temps apathique des joueurs de Jason Kidd a totalement amputé les chances des Nets.

Que les fans de la franchise de Prokhorov se rassurent. Mieux embarqués, les Knicks ont aussi échoué. Dans un Garden bouillant, Avery Bradley et Jeff Green achèvent le malade imaginaire, qui ne marque que 13 points dans le quatrième quart-temps. L’iso à outrance ne tient pas à la route face au collectif vert, et laisse un peu plus Boston prendre le large en tête de la division Atlantique (avec un bilan de 11 victoires pour 14 défaites…).

Et la méthode Coué dans tout ça ? 

Qu’on soit fans des Knicks ou des Nets, on peut toujours se dire que ça ne pourra pas aller moins bien. Que James Dolan pour les Knicks ne veut pas se faire entuber une nouvelle fois par Masaï Ujiri. Le GM des Raptors souhaite en effet refourguer Kyle Lowry à New York après avoir déjà bien enflé « Big Apple » en envoyant l’Italien déserteur de la raquette faire le beau au MSG. Autre bonne nouvelle : Amar’e Stoudemire est peut-être redevenu le « Stoud » que l’on connaît. Ses dernières sorties abondent en tout cas en ce sens. Mike Woodson ferait bien de lui donner davantage de temps de jeu, pour en faire véritablement son 6ème homme, tant JR Smith semble avoir définitivement privilégié le Ballantines au détriment de la balle orange. 

Côté Nets, les blessures ont encore plombé les espoirs de victoire. Sans Brook Lopez, et avec seulement Reggie Evans pour défendre l’arceau, Brooklyn a pris cher face aux bourreaux Drummond et Monroe, dans le deuxième quart-temps. Pourtant, tout n’est pas noir : Deron Williams a semble t-il retrouvé des chevilles. Et surtout, les Nets peuvent se dire qu’avec une nouvelle série de 3 victoires, ils seraient déjà tout proche du 8ème strapontin pour les play-offs, avec un bilan actuel de 8 défaites et 15 victoires, oui, oui. À l’Est, 43% de victoires vous placent 7ème (quand vous seriez 14ème à l’Ouest)…

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