Draft 2027 : quels français pourraient rejoindre la NBA l’année prochaine ?
Le 25 juin 2026 à 09:43 par Nicolas Vrignaud

La Draft 2026 est à peine terminée qu’on se tourne déjà vers l’an prochain. Narcisse Ngoy a été appelé en surprise à la 57e place par les Clippers, il est le seul tricolore de la cuvée actuelle. De Cameron Houindo à Hugo Yimga-Moukouri, l’année 2027 devrait être à nouveau celle de la France, dès le premier tour cette fois.
On s’est habitué au grand luxe depuis quelques années. Du first pick, des tricolores appelés à la pelle par Adam Silver puis Mark Tatum. Et des récompenses qui tombent, All-Rookie First Team, Rookie de l’Année. Cette saison, si Narcisse Ngoy a bien été sélectionné à la surprise générale par les Clippers au 57e choix, il n’ira très probablement pas en NBA car engagé avec Auburn en NCAA, le championnat universitaire américain.
L’an prochain, en revanche, plusieurs Français pourraient être attendus en NBA, et les mocks draft des médias spécialisés outre-Atlantique indiquent déjà la présence de prospects hexagonaux au premier tour. Dès le top 15 ! La petite revue d’effectif, tout de suite.
Hugo Yimga-Moukouri (JSF Nanterre, 2008)
8,9 points, 3,8 rebonds de moyenne à 51,2% au tir en 18 minutes de jeu pour sa première saison dans l’Élite du basketball français, avec des pointes à 20 points. Le tout à seulement 17 ans, pour un prospect qui n’aura que 18 ans lors de la Draft 2027. Ailier puissant au profil 3&D recherché, meilleur jeune du championnat en 2025-26, Hugo Yimga-Moukouri a tout pour être le meilleur prospect international de la prochaine génération à rejoindre la NBA. Il lui reste une grosse saison en France pour marquer les esprits, toujours avec Nanterre.
Attendu entre la 5e et la 15e place selon les mocks, à un an de la Draft. Bien sûr, tout cela peut encore énormément bouger.
Cameron Houindo (Ljubjana, 2008)
Sorti du Pôle France (où il jouait avec Yimga-Moukouri) pour rejoindre le Cedevita Olimpija de Ljubjana (Slovénie), Cameron Houindo a tout raflé chez les jeunes cette saison. Relativement peu sollicité avec l’équipe première, il a été très bon chez les U19 du club des balkans, où il a notamment dominé l’ANGT, l’EuroLeague juniors. Son profil ? Un poste plutôt ailier-fort, à la puissance physique énorme, qui n’hésitera pas à écraser tout ce qui bouge dans la raquette. L’année prochaine doit être celle de la confirmation, pour un prospect qui intrigue beaucoup aux États-Unis.
Attendu à partir de la 15e place et jusqu’en fin de premier tour dans la plupart des prédictions, à un an de la Draft.
Adam Atamna (Ulm, 2007)
Tout comme Pacôme Dadiet, Noa Essengue ou encore Killian Hayes, Adam Atamna a choisi Ulm pour terminer sa formation avant de vraiment tenter le grand saut en NBA. Inscrit à la Draft 2026, il a retiré son nom suite au manque d’intérêt des scouts et au questionnement sur la possibilité d’être appelé. L’an prochain, il aura l’opportunité de faire parler sa maturité sans pour autant avoir l’âge comme vrai point négatif.
Attendu pour le moment à partir du milieu de second tour en 2027.
Noa Kouakou-Heugue (Élan Chalon, 2007)
Après une saison plutôt décevante à Perth en Australie (comme Alex Sarr, 2e de la Draft 2024), où il a été pourtant intégré au programme NBL Next Stars (qui offre un suivi spécialisé pour préparer au très haut niveau), NKH va revenir en France du côté de l’Élan Chalon, l’un des meilleurs systèmes de formation du pays. Ailier assez long (2m02) mais encore un peu fragile physiquement, il a énormément de potentiel et pourrait vite devenir l’une des attractions tricolores de la saison prochaine si tout clique bien.
Attendu à partir du milieu de second tour pour le moment.
Killyan Touré (Iowa State, 2006)
Un meneur assez petit (1m89) qui peut porter la balle, découper la défense pour lui et pour créer de l’espace aux autres. S’il est plutôt bon offensivement, c’est surtout sa mentalité jusqu’au-boutiste et son côté pitbull en défense qui font de lui un vrai prospect potentiel pour la Draft. Sa saison remarquable en NCAA avec Iowa State lui a permis de se faire un nom, la récompense d’une histoire assez singulière entre Pamiers en Ariège, l’ASVEL, le Niger et le Mali, où il a passé une partie de sa jeunesse.
Attendu pour le moment à partir de la moitié du second tour.
Oscar Wembanyama (Denain, 2007)
Le petit frère de Victor n’est évidemment pas dans le même univers que lui. Plus petit (1m95) que son frangin, il est encore très très brut en termes de basket. À Strasbourg, où il a joué les deux dernière saisons, sa place a principalement été avec les Espoirs malgré quelques petites minutes avec l’équipe première. Il a encore beaucoup besoin de se développer, mais montre certaines choses intéressantes notamment dans la capacité à shooter de loin. À Denain, en Élite 2, il pourra se frotter au monde pro avec de vraies minutes pour progresser. Son nom en fait néanmoins une possibilité à la Draft.
Attendu potentiellement en fin de second tour.
