Mavericks

Luka Doncic lâche le plus beau triple-double de l’histoire de la NBA : 60 points, 21 rebonds et 10 passes à 68% au tir !

Luka Doncic

Ce sourire, ce satané sourire…

Source image : NBA League Pass

La foudre s’est abattue sur Gotham. Même l’imaginaire le plus poussé d’un créateur Marvel n’aurait pas su comment arrêter ce vilain. Un blondinet de Ljubjana que les récentes semaines semblaient avoir épuisé. Il n’en était finalement rien. Les Knicks sont au tapis. Le ciel leur est tombé sur la tête.

La messe est dite et elle est historique. Cette nuit, l’American Airlines Center a gagné une page d’histoire – les plus inspirés étendront au chapitre – dans son bouquin de vie, dont Dirk Nowitzki, Jason Kidd, Michael Finley et les autres « grands Mavs » ont assuré l’écriture sur bien des années.

Cette fois, c’est différent.

Plus de 52 ans après Wilt Chamberlain et ses 53 points, 32 rebonds et 14 passes, Luka Doncic redonne ses lettres de noblesse au triple-double : 60 points à 21/31 au tir, 21 rebonds, 10 passes et une victoire ô combien inespérée, grattée au finish, alors que les Knicks menaient 112 à 103 à 28 secondes du terme. Chouettes clients de moquerie que les New-Yorkais, leur coller le choke sur le dos s’annonce fastoche. C’était un choke, il n’y a pas d’autres termes, une fin de rencontre très mal gérée et des offensives précipitées. Mais le destin a placé sur leur route le seul joueur capable, à cet instant, de faire fructifier cette mauvaise gestion en choke. À 15 secondes de la fin du 4e quart-temps, le grassouillet de Ljubjana a posé un 2+1 sur rebond offensif. Pas du tout son registre. Mais cela ne suffit pas. À 4 seconde du terme, Luka Doncic n’a plus qu’un seul lancer-franc à tirer et son équipe est toujours menée de deux points. Comment procéder ?

Comme ça.

D’une inspiration, d’un coup de génie autant que du sort (comment le ballon lui revient-il dans les mains sacrebleu ?), Luka Doncic a fait valoir son surnom de Luka Magic. Du jamais-vu. La sphère NBA se nourrit de superlatifs, parfois (souvent) avec excès. C’est dans l’ADN de cette Ligue que de parler sans cesse records, statistiques et accomplissements, par instants aux dépens de l’aspect le plus pur du jeu. Cette nuit, Luka Doncic a réuni tout ce qu’il y a de bon dans le basket-ball, l’a foutu dans un plat et l’a enfourné à 210°C pendant 47 minutes. La victoire au bout de l’épuisement. Les coups d’yeux pour les partenaires (on en oublierait presque que 10 passes c’est génial). Le leadership poussé à l’extrême. Une quatrième victoire de rang qui, du coup, passe un peu sous les radars. Dallas va mieux et avait besoin d’un coup de jus pour sortir du ventre mou de la Conférence Ouest. Outre les chiffres démentiels, le contexte bonifie la performance.

Au sortir d’une très bonne saison 2021-22 terminée sur l’avant-dernière marche des Playoffs, les Mavericks avaient besoin de relever la tête. Sèchement. Assurément. Le message est passé, les autres contenders sont au courant, maintenant c’est l’heure d’aller déquiller une bonne Despe. Si si.

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