Timberwolves

Les Wolves sifflés par leur propre public contre les Spurs : quand t’en prends 30 face à l’équipe de Josh Primo, y’a de quoi

« BOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO »

Source image : NBA League Pass

Opposés aux Spurs la nuit dernière, les Wolves partaient logiquement dans le costume de favori. Mais comme contre Utah il y a quelques jours, la bande à Chris Finch s’est plantée en beauté avec une défaite 115-106, dans un match où Minnesota a connu un retard à l’allumage avant de voir San Antonio prendre jusqu’à… 34 points d’avance. Va falloir se bouger les gars, et vite !

Quand on a vu le calendrier des Wolves pour le début de la saison 2022-23, on s’est dit que la NBA avait été gentille avec la franchise du Minnesota. Quoi de mieux que d’affronter le Thunder (à deux reprises), le Jazz et les Spurs pour enchaîner les victoires tout en bossant les automatismes suite à l’arrivée de Rudy Gobert. Vous l’avez compris, ce programme à première vue hyper fastoche aurait dû permettre aux Loups d’intégrer Rudy dans la sérénité, de l’emporter sans devoir être parfait, de gagner en confiance avant des échéances un peu plus difficiles. Résultat ? Après quatre matchs, les Wolves affichent un bilan de deux victoires pour deux défaites en trois matchs joués à la maison. Si Minnesota a fait le minimum syndical contre Oklahoma City avec deux succès, ils ont – pardonnez-nous l’expression – chié dans la colle face à l’ancienne équipe de Gobert (défaite 132-126) et contre les Spurs la nuit dernière (revers 115-106), le tout devant leur propre public. De quoi frustrer les fans de Minny bien comme il faut, eux qui n’ont pas abordé une saison NBA avec autant d’espoirs depuis un bon bout de temps.

Le point commun entre les deux défaites face à Utah et San Antonio ? Un troisième quart-temps cata, où les premières craintes qu’on pouvait avoir sur cette nouvelle version des Wolves se sont matérialisées pendant que d’autres ont émergé. Hier face aux Spurs, les douze minutes après la pause ont été un véritable cauchemar pour les Loups et leurs fans. Offensivement, sur demi-terrain, on a vu une équipe à côté de la plaque, qui enchaînait les turnovers quand elle a voulu faire bouger le ballon, et les tirs ratés quand Anthony Edwards (3/15 au tir hier, 1/8 de loin) et Karl-Anthony Towns tentaient d’y aller solo. Mauvaises décisions, temps de retard dans l’exécution de certains systèmes, maladresse, manque de spacing… le cinq Gobert – KAT – Edwards – Russell – McDaniels a montré toutes ses limites actuelles.

Quand c’est comme ça, la défense peut parfois venir au secours de l’attaque grâce à des stops pouvant provoquer des opportunités faciles en transition, et ainsi aider à trouver un semblant de rythme. Mais le problème, c’est que les Wolves étaient tout aussi éclatés dans leur propre moitié de terrain. Outre la ribambelle de points accordés sur contre-attaque suite aux tirs ratés et aux pertes de balle, Minnesota a énormément galéré contre cette jeune équipe de San Antonio sans complexe, qui bouge le ballon, qui shoote, et qui possède un système offensif en place sur lequel elle peut se reposer. Quand vous enchaînez les mésententes défensives et que vous ne communiquez pas, forcément vous êtes sanctionnés, peu importe que le talent offensif soit limité en face. Malgré la présence de Rudy Gobert à l’intérieur, la raquette était en mode portes ouvertes (60 points accordés dans la peinture au total, et 14 rebonds offensifs) et dans le même temps le parking était gratos, alors évidemment l’addition est très salée au bout. À la fin du troisième quart-temps, les Spurs ont dominé les Wolves 36-14 et menaient 103-71. Ouch !

« Ils nous ont dominés de toutes les manières possibles. Ils ont couru plus que nous, ils se sont battus plus que nous, ils ont été plus physiques que nous. C’était moche et inacceptable.

On a deux équipes [le Jazz et les Spurs, ndlr.] qui sont venues ici, qui ont joué de la bonne manière et qui ont fait plus d’efforts que nous. Ce sont des choses qu’on ne peut pas tolérer. Mais on doit trouver pourquoi et l’une des raisons c’est qu’on n’est pas assez connectés des deux côtés du terrain. »

– Chris Finch, via The Star Tribune

Difficile de mieux résumer qu’avec ces mots du coach des Wolves. Dans le troisième quart, des sifflets sont carrément descendus des tribunes du Target Center, sifflets largement mérités au vu du piètre produit proposé. Certes on savait que l’équipe de Minnesota aurait besoin d’un peu de temps pour se trouver après l’arrivée de Rudy. Certes ils ont joué en back-to-back hier. Mais on ne savait pas que c’était humainement possible d’être mené de 30 pions à la maison contre les Spurs version 2022-23. Et ce n’est pas le gros quatrième quart-temps réalisé par Minny (35-12 pour les Wolves) qui va effacer l’horrible impression laissée par les Loups la nuit dernière.

« C’était fou. Je voulais répondre, mais les fans n’ont pas tort. On est mauvais. Je ne veux plus jamais être sifflé à la maison. »

– Anthony Edwards

Les Wolves affichent un bilan de 2-2 après quatre matchs alors qu’ils devraient être à minimum 3-1 au vu de leurs grosses ambitions cette saison et de leur calendrier. Traduction, on attend beaucoup mieux de leur part, d’autant plus qu’ils vont jouer San Antonio deux fois de plus cette semaine ainsi que les pauvres Lakers. 

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