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Jamal Murray est de retour à 100% : les Nuggets croisent les doigts pour retrouver la version “bulle d’Orlando” du Canadien

Jamal Murray

Cet été là, c’était Dieu déguisé en Jamal Murray.

Source image : YouTube

Pendant plusieurs saisons, Jamal Murray n’a fait que progresser sous le maillot des Nuggets, avec comme point culminant de sa carrière la bulle d’Orlando, dans laquelle il a pondu masterclass sur masterclass. Seulement voilà, une rupture des croisés est venue le faucher en plein vol. Le meneur s’apprête aujourd’hui à faire son retour, et c’est le basket qui s’en frotte les mains.

Les amateurs de basket l’ont peut-être oublié pendant toute cette saison 2021-22 ou l’ancien crackito de l’université du Kentucky a été forcé de rester en civil, mais l’ami Jamal reste un incroyable joueur de basket lorsque son corps le laisse tranquille et que la petite flamme à côté de son blaze apparaît à l’écran. Pourtant, ils sont nombreux à avoir tiqué au moment où Jamal Murray a paraphé son contrat maximal en juillet 2019. 170 millions de dollars sur 5 ans, ça reste une somme rondelette pour un type qui tournait alors à 18,2 points, 4,2 rebonds et 4,8 passes décisives sur la saison qui s’achevait, les chiffres ne paraissent pas colossaux et les progrès ne semblaient pas forcément au rendez-vous la saison régulière suivante. La flèche de Denver a sensiblement envoyé les mêmes moyennes sur la saison 2019-20, écourtée par la pandémie de COVID-19. Mais heureusement, il est question de saison régulière ici, car ce sont bien les Playoffs qui ont convaincu les décideurs des Nuggets pour miser le PEL sur lui.

Venons-en au sujet de la postseason : lors des Playoffs 2019, achevés en demi-finales de conférence face aux Blazers et devant rendre les armes lors du “McCollum Game”, Blue Arrow a tourné à 21,3 points, 4,4 rebonds et 4,7 passes sur les 14 matchs de postseason, et a déjà prouvé qu’il est bien de ceux qui élèvent leur niveau de jeu lorsque ça compte et qui n’ont pas peur de poser leurs cojones sur le parquet. Un an plus tard, dans la bulle d’Orlando, le constat est encore plus criant et le meneur des Nuggets inscrit son nom dans pas mal de records au cours de cette folle épopée jusqu’aux finales de conférence, perdues face aux Lakers, futurs champions. Dans la bulle, Murray a sorti les stats vertigineuses de 26,5 points, 4,8 rebonds et 6,6 passes en 19 matchs. Jamal Murray est également membre de la seule équipe à avoir remonté plusieurs déficits de 3-1 (au premier tour face au Jazz et en demi-finales face aux Clippers) lors d’une même campagne de Playoffs. Au niveau individuel, il est le premier à avoir inscrit 50 points à plusieurs reprises dans une même série de Playoffs, il rejoint Michael Jordan, Wilt Chamberlain, Allen Iverson et Donovan Mitchell, qu’il a justement affronté au premier tour. 36, 50, 42, 50, 40, 32… Non ce ne sont pas les chiffres de l’EuroMillions, mais bien les performances offensives lâchées par le jeune meneur lors des Playoffs 2020. Son affrontement avec Spida a été dantesque du début à la fin, les deux joueurs ont scoré 475 points à eux deux dans cette série du premier tour, soit le plus grand total de l’histoire des Playoffs pour deux adversaires. Après le Game 7, Murray a tenu à rendre hommage à son homologue du Jazz, aujourd’hui parti aux Cavaliers.

“C’était un duel incroyable. Je voudrais lui rendre hommage. C’était une superbe bataille et ce ne sera pas la seule. On s’attend à se recroiser souvent dans le futur. Il m’a poussé à hausser mon niveau de jeu, et je l’ai poussé à hausser le sien. C’était génial.”

La flèche était attendue après ces Playoffs de folie pour répéter ce genre de performances de façon régulière, et les paroles ont été suivies des actes. Les progrès ont effectivement suivi lors de la saison 2021-22, mais en avril, à l’aube des Playoffs lors d’un match contre les Warriors, c’est le drame. Jamal Murray retombe mal après un lay-up contesté et se tient le genou. L’ancien Wildcat se tord de douleur sur le parquet du Chase Center et on comprend vite que ça pourrait être très grave. Le verdict que tout le monde redoutait et imaginait est tombé : rupture des ligaments croisés du genou droit. Orphelin de son fidèle lieutenant en Playoffs, Nikola Jokic ne peut empêcher la défaite prématurée de ses Nuggets en demi-finale de conférence après un sweep face aux Suns. La saison suivante, toujours sans Murray, mais aussi sans Michael Porter Jr. touché au dos, c’est une sortie dès le premier tour qui attendait les Pépites. Et c’est là que l’on prend conscience de toute l’importance de Jamal Murray chez les Nuggets, et le gros montant sorti pour le conserver. Sans Murray, c’est toute la franchise du Colorado qui tangue. Même si le double MVP en titre Nikola Jokic veille au grain, le pivot serbe est beaucoup trop esseulé sans ses deux lieutenants Murray et MPJ, tous deux sous contrat max, mais également avec un pass VIP à l’infirmerie du coin… La franchise de la Mile High City a longtemps espéré que son canardeur en chef revienne en cours de saison, mais il ne se sentait pas prêt, même si ce n’était pas l’envie qui manquait.

“Je me souviens qu’au début de ma rééducation, je me disais que je voulais revenir quand je serai à 100% et pas 85%. Je ne pense pas être à 85% actuellement. Je sais que je peux aller marquer des points, mais je n’ai pas encore retrouvé l’intensité des Playoffs.”

“Vous pensez vraiment que je n’ai pas envie d’être sur le terrain ?”

Toutefois, pendant sa convalescence, Murray a pu compter sur le soutien d’autres joueurs étant passés par des galères aux genoux. Notamment Zach LaVine, Klay Thompson ou encore Victor Oladipo sont restés en contact avec le Canadien pendant sa convalescence. Cette période lui a permis de retaper son genou avec un maximum de temps, et de retrouver confiance en son jeu. Confiance dont il aura besoin pour aider sa franchise à redevenir une place forte à l’Ouest. Aujourd’hui, Jamal Murray a été autorisé à reprendre l’entraînement en 5 vs 5 avec contacts, preuve que ses capacités physiques semblent être de retour. En tout cas, Jamal Murray est convaincu de pouvoir être encore bien meilleur que ce qu’il a montré dans la bulle d’Orlando.

“Pas de doutes, ce n’était pas mon meilleur niveau. Il y a encore un niveau que vous n’avez pas encore vu.”

Jamal Murray a rongé son frein pendant environ 18 mois, tiraillé entre l’envie de revenir et la peur de se précipiter. Mais le canadien est bel et bien de retour pour prêter main forte à Nikola Jokic. Reposé comme never, tout comme Michael Porter Jr., l’ambition est de refaire des Nuggets un candidat au titre. La confiance règne, prions pour que le physique suive désormais

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