Jazz

Le Jazz a récupéré 9 joueurs, 7 premiers tours de draft et 3 picks swaps contre Rudy Gobert et Donovan Mitchell : c’est donc ça la reconstruction

Danny Ainge

Le sniper des bureaux a encore frappé.

Source image : YouTube

La bombe est tombée hier soir, et elle aura au moins eu le mérite de faire déplacer nos yeux de l’écran, cet écran sur lequel Johannes Thiemann, Niels Giffey ou Maodo Lo faisaient mille misères à l’Équipe de France. Timing idéal car toute la France du basket était connectée, timing idéal pour une annonce d’Adrian Wojnarowski et pas n’importe laquelle : Donovan Mitchell part à Cleveland ! On débriefe, toute la journée, et juste ci-dessous on va surtout parler du package total récupéré par le Jazz avec  les départs de Spida et Rudy Gobert. Attention les yeux, ça piquotte.

Danny Ainge est décidément un sacré coquin. Danny Ainge ? Que vient-il faire là dedans ? Diantre, si vous n’étiez pas au courant, ce bon vieux Dan a rejoint l’organigramme du Jazz en décembre 2021, en tant que DG des opérations basket de la franchise. Neuf mois plus tard ? Le coup de pied dans la fourmilière est tel que ce Jazz ne ressemble plus en rien au Jazz de son arrivée, avec le départ désormais acté de Rudy Gobert et Donovan Mitchell, départs auxquels on peut rajouter celui de Joe Ingles en cours de saison et, surtout, celui du coach Quin Snyder, histoire de refermer le chapitre pour de bon. Le Jazz sous Snyder ? Huit saisons, six campagnes de Playoffs, trois éliminations au premier tour et trois en demi-finales de Conférence. C’est propre, c’est solide, mais c’est trop peu pour un groupe constitué dans le but de passer au moins un cap de plus autour de l’axe Mitch / Gobe / Quin. De grosses saisons régulières mais des match-ups compliquées à gérer en avril et mai, des leaders esseulés et parfois en bisbille depuis mars 2020, bref un pari qui n’a pas fonctionné, ou du moins pas autant que ce que le Jazz aurait voulu.

Mais venons-en au fait : à cet énorme virage pris par le board de la franchise, Danny Ainge en tête probablement, et au départ cumulé de Rudy Gobert chez les Wolves et de Donovan Mitchell à Cleveland. Le pivot français était annoncé à droite et à gauche mais à Utah on cherchait évidemment le meilleur package à obtenir en retour, et c’est donc dans le Minnesota que La Gobe atterrissait début juillet, j’étais en pleine partie de bowling et je perdais contre une nana qui s’appelle Sandra. Bref, Utah récupère alors pas mal de pièces et un énorme pack de picks (c’est marrant ça tiens, pack de picks). Cinquante jours plus tard environ ? Après des tractations inabouties avec les Knicks, voilà que Donovan Mitchell met lui aussi les voiles mais direction l’Ohio pour sa part, contre pas mal de jeunesse et des îcks, des picks et encore des picks. Au final ? Voilà ce que le Jazz aura récupéré en se “débarrassant” de leur gênant duo :


De la barbaque en provenance des Wolves (le roquet Patrick Beverley, le sophomore Walker Kessler, le sniper Malik Beasley, le sexy Bolmaro et le jeune freak Vanderbilt), trade auquel s’est superposé le départ de Patrick Beverley contre les Lakers Stanley Johnson et Talen Horton-Tucker. A noter que pour acquérir le géant de St-Quentin, les Wolves s’étaient débarrassés de quatre 1ers tours de Draft, parce qu’il faut bien regarder un peu l’avenir dans l’Utah. Deux mois plus tard donc ? Collin Sexton rejoint le projet via un sign and trade à 72 millions sur quatre ans, Lauri Markkanen se sentira comme chez lui à Salt Lake City et le rookie Ochai Agbaji n’avait pas encore pris ses marques à Cleveland qu’il déménage déjà, en compagnie de trois premiers tours de Draft, encore.

Sortons les calculettes, voilà qui nous fait donc neuf joueurs en chair et en os, sept dans les prochaines années et potentiellement trois de plus, ce qui nous amène donc au total de… 19 joueurs récupérés en échange du duo de All-Stars local, si on estime évidemment qu’un swap est censé être une opération positive pour une franchise. Une liste d’acquisitions qui pourrait d’ailleurs encore grossir dans les prochaines semaines car il ne serait pas étonnant de voir Danny Ainge ressortir la boîte à négo pour tenter de finir le ménage, à savoir dégager ce qu’il reste du projet mort-né. On parle de Mike Conley, Bojan Bogdanovic et Jordan Clarkson, qui restent pour l’instant à quai mais qui doivent surtout se demander quand viendra leur heure maintenant que la reconstruction est entamée dans l’Utah.

Voilà donc un exemple parfait de reconstruction, et avec un marionnettiste comme Danny Ainge aux commandes… 1) il se passe toujours quelque chose et 2) parfois le boug sait ce qu’il fait. Ça n’a pas marché avec Rudy Gobert, Donovan Mitchell et Quin Snyder, le roster en place ne sera très probablement pas celui qui tentera d’exister dans les prochaines années. Parce que Paris ne s’est pas fait en un jour, parce que le Jazz est peut-être au devant d’une loooongue remise en question, parce qu’il faut en passer par là pour exister de manière pérenne.

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top