Equipe de France

« Concurrence », le 4ème épisode dans les coulisses de l’Euro de l’Équipe de France : focus sur la battle pour faire partie des 12 sélectionnés

Quotidien équipe de France 11 août 2022

Graille la concurrence comme des entrecôtes

Source image : YouTube

Tout au long de ce mois d’août teinté de bleu, de blanc et de rouge, nous aurons la chance de suivre les coulisses de l’équipe de France dans une mini-série intitulée « Quotidien », et dont le quatrième épisode « Concurrence » a récemment été publié. Au programme ? Lutte, baston, castagne… tout plein de mots pour dire qu’il faut se battre pour faire partie des 12 joueurs à l’EuroBasket.

Ce n’est clairement pas le sujet le plus marrant, mais sans aucun doute l’un des plus intéressants. La concurrence, en équipe de France comme ailleurs, fait partie intégrante de l’évolution d’un groupe. Permettant à la fois de tirer la sélection mais aussi chaque joueur individuellement vers le haut, cette dernière doit être présente, sans pour autant être pesante. Voilà donc pourquoi « Concurrence » est le titre du quatrième épisode de la mini-série « Quotidien » qui va nous permettre de suivre les Bleus de l’intérieur jusqu’à la fin de l’EuroBasket en septembre. Une vidéo de 2 minutes 42 –  la plus longue jusqu’ici – qui traite en long et en large le sujet de cette compétition au sein de l’équipe, pour se faire sa place dans les douze qui seront sélectionnés in fine. Alors on vous le dit au cas où, mais ne vous attendez pas à voir Evan Fournier ou Rudy Gobert dans cette capsule, puisque les deux NBAers ne sont bien sûr pas concernés par cet aspect-là. Tant mieux d’ailleurs, puisque c’est l’occasion de voir des têtes et entendre des voix différentes de d’habitude, comme celle de Mam’ Jaiteh, qui donne son avis sur tout ce que cela implique, étant logiquement concerné :

« La concurrence c’est quelque chose qui fait partie de notre quotidien, c’est quelque chose qui ne va pas forcément être super différent de notre vie en club. Maintenant, là où ça se joue, c’est qu’il y a moins de temps pour faire la différence. […] La chose qui va changer c’est qu’on se dit que c’est de la concurrence de très très haut niveau. » – Mouhammadou Jaiteh

Eh oui, quand on est sélectionné par les vice-champions olympiques, c’est qu’on est loin d’être un peintre. On peut d’ailleurs sentir la frustration d’Andrew Albicy qui explique qu’il lui est de plus en plus compliqué de se faire sa place avec tous les jeunes qui arrivent, qui plus est cette année après sa petite blessure à la cuisse. Mais la réalité, c’est qu’il est toujours galère de faire un choix tout court. Dans une courte séquence où il discute avec Evan Fournier, Vincent Collet confie au capitaine les difficultés qu’il a à choisir les deux joueurs qui complèteront la liste des douze, notamment en raison des blessures d’Albicy, Wembanyama et Fall – deux pivots donc – qui ont logiquement « redistribué les cartes ». Plutôt absent des trois premières capsules de la mini-série, le coach de l’EdF nous a d’ailleurs gratifié de sa première vraie intervention sur nos écrans au sujet de cette concurrence, pour le plus grand plaisir de nos âmes de basketteurs :

« Je sais qu’il y a pour certains un processus de sélection. Mais soyez sûrs d’une chose : ce sont d’abord ces valeurs-là qu’on regarde. On sait tous que vous êtes capables de marquer des points, de faire des trucs… mais ce qui nous intéresse, c’est qui va pouvoir s’inscrire dans le projet en acceptant d’avoir un rôle qui n’est pas forcément celui que vous voulez, mais celui qui va nous permettre d’atteindre nos objectifs. » – Vincent Collet

Ne pars jamais Vincent… Bref, excusez-moi ! Plus sérieusement, on ne peut que noter encore une fois à quel point le sens du sacrifice et de la mise au service du collectif sont importants dans cette équipe de France où chacun doit connaître son rôle. Comme le rappelle l’assistant-coach Ruddy Nelhomme, c’est parfois l’utilité d’un joueur dans un secteur très particulier – comme de la défense, de l’intensité ou du scoring –  qui va faire la différence, et pas tant son niveau global en réalité. Albicy parle lui d’apporter une « petite pierre à l’édifice », toujours dans cette idée de contribuer à son échelle. C’est d’ailleurs en ce sens que va également Isaïa Cordinier, qui s’est lui aussi exprimé au sujet de cette concurrence à laquelle il doit faire face :

« On va pas se mentir, on est tous là pour faire partie des douze. […] Cette compétition qui est à l’intérieur de l’entraînement, il faut qu’elle élève tout le monde et qu’elle soit au bénéfice du groupe. […] Tant que t’arrives sur le terrain, que tu donnes le meilleur de toi-même et que tu te donnes à fond, tu peux pas avoir de regrets. C’est pas toi qui contrôles le reste. » – Isaïa Cordinier

Quoiqu’il arrive, nous faisons pleinement confiance à Vincent Collet pour faire les choix qui nous permettront d’aller le plus loin possible chercher cette foutue médaille d’or. Dans cette équipe de France, la concurrence est rude, mais elle est avant tout saine, et ça c’est un luxe dont il ne faut pas se priver.

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