Los Angeles Clippers

« C’est Paul George qui m’a sauvé » : Reggie Jackson revient sur sa période noire, au bord de la retraite, avant d’être relevé par son frère PG

Reggie Jackson 19 février 2020

Jamais simple à vivre, ce genre de passage.

Source : YouTube

Invité au camp annuel de Paul George dans le Sud de la Californie, Reggie Jackson a pris la parole devant les jeunes présents à l’événement pour revenir sur les doutes qui l’ont assailli lorsqu’il jouait pour Detroit. Non loin de prendre sa retraite à cause d’un moral en berne, il explique – dans des propos recueillis par ClutchPoints – que Polo et les Clippers l’ont sauvé. Une histoire touchante, qui fait bien prendre conscience qu’évoluer dans la Grande Ligue est très loin d’être un long fleuve tranquille. 

Jouer en NBA est un accomplissement. La reconnaissance ultime pour tout basketteur, souvent le rêve d’une vie. Pourtant, la plus belle compétition de basket du monde apporte aussi son lot de difficultés difficiles à surmonter lorsque l’on n’y est pas préparé. Et même si vous avez un mental d’acier, le doute peut toujours survenir. Jouer dans une équipe qui perd à la pelle ? Pas ouf. Les critiques des fans sur les réseaux sociaux ? Il ne faut pas y prêter attention, mais cela peut devenir un vrai facteur de stress sur la durée. Reggie Jackson en est l’exemple parfait. Arrivé en NBA en 2011, il a navigué au Thunder puis chez les Pistons. Sans doute très heureux de pouvoir se lancer un nouveau défi dans le Michigan, Reji a vite déchanté. La franchise a fait les Playoffs avec lui, tout en accordant des responsabilités intéressantes à son meneur, mais les blessures répétées de ce dernier et les mauvais mots lui étant envoyés sur les réseaux auront eu un temps raison de son bonheur en NBA. Rappelons qu’avec Jackson, les Pistons n’auront quand même pris part qu’à deux premiers tours – 2016 puis 2019 – pour deux cuisantes défaites 4-0 contre les Cavaliers puis les Bucks. Une mauvaise atmosphère qui l’a rongé, à tel point qu’il a pensé à la retraite en 2020.

« Quand j’étais à Détroit, pour moi, c’était fun. La franchise ne l’était pas… Ils n’avaient pas beaucoup de succès. Nous avons fait les Playoffs quand j’étais là. Dans le même temps, j’ai subi beaucoup de blessures. Connaître le doute, les critiques des fans… Ça m’a vraiment poussé à me remettre en question. Ça m’a poussé jusqu’au point… Heureusement… Ne laissez jamais qui que ce soit vous faire ça dans la vie, enlever la joie que vous avez de faire ce que vous aimez faire. Parce que j’étais vraiment sur le point de prendre ma retraite. »

– Reggie Jackson

Ne plus jamais laisser les autres influer sur sa passion. C’est le mot d’ordre que s’est imposé Reggie Jackson par la suite, lorsque les Clippers sont venus le chercher à l’hiver 2020. Recruté sur demande expresse de Paul George en personne, le meneur a débarqué dans une équipe bien mieux dotée en termes de talent. Une donnée qui a permis à Reggie de prendre un peu de recul en termes de responsabilités. Avec Kawhi Leonard et son poto Polo pour mener la barque, le meneur s’est senti mieux entouré. À l’instar d’un Nicolas Batum qui indiquait il y a quelques mois que Tyronn Lue lui avait « sauvé la vie » en le faisant venir à Los Angeles avec un rôle de lieutenant, le Jack’ est lui aussi particulièrement reconnaissant envers l’organisation qui lui a permis de retrouver tout le plaisir qu’il avait de jouer au basket.

« Ce qui m’a changé, la raison pour laquelle vous me voyez si heureux est que mon frère juste ici [NDLR : Paul George] m’a sauvé. Il m’a appelé, et m’a dit qu’ils (les Clippers) allaient venir me chercher. Nous rigolons de ça depuis parce que je l’ai ignoré sur le coup. Il était là ‘Ouais, on va te prendre’ et j’étais là ‘Ouais, peu importe’. J’allais prendre ma retraite. Dans mon esprit, j’étais en paix avec ça. Il est donc venu me chercher, et nous n’avons pas eu la meilleure saison dès la première année où je suis arrivé. J’ai réussi en quelque sorte à reprendre de la forme. Je jouais avec des meilleurs joueurs, donc je n’avais pas à jouer énormément. »

Le doute, une donnée importante à considérer lorsque l’on joue à au niveau, que ce soit au basket où dans toute autre discipline sportive d’ailleurs. Reggie Jackson a failli y succomber, mais l’histoire est belle car les Clippers l’en ont sorti. On espère que ce récit servira à d’autres actuellement en proie à de difficiles pensées. 

Source : ClutchPoints. 

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