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Stephen Curry a remué les ESPY Awards : du trashtalking, un peu beaucoup, et la 47ème célébration « night night » en deux semaines

Curry

Une perf’ notée 3.5/10 par la rédac.

Source image : YouTube

Dans la nuit de mercredi à jeudi, Stephen Curry et les Golden State Warriors se sont rendus à la cérémonie des ESPY Awards, un événement annuel qui récompense les sportifs selon un tas de critères, allant du meilleur comeback au trophée du courage. Les Dubs ont bien évidemment raflé toutes les catégories dans lesquelles ils étaient nominés, et Stephen Curry, lui, a tenté d’obtenir une récompense liée au trashtalking, directement sur place.

« Je pourrais même te laisser porter une bague ». Vlan, de lauréat à simple spectateur, d’homme à homme, de Stephen Curry à Grant Williams, la phrase part s’exploser contre le sourire (de façade ?) du joueur des Celtics. On n’a pas franchement l’habitude d’un Stephen Curry aussi incisif. Le petit smile arrogant a cette fois enfanté de paroles, et ces paroles n’ont pas provoqué l’hilarité générale. L’expression « n’ont pas provoqué l’hilarité générale » fait un peu article comblage de vide, dans lequel le rédacteur insère deux ou trois tweets de fans mécontents et les cite en accroche : « Cette fois il est allé trop loin *smiley colérique * ». Ce n’est pas l’intention recherchée. On est plutôt sur un cours d’analyse comportementale de Stephen Curry, histoire de comprendre pourquoi ses « punchlines » n’ont pas fait l’unanimité. Si sa stature lui octroie le droit de piquer ses adversaires, elle l’oblige surtout à le faire plus subtilement. Un joueur de premier plan est cité dans les débats de premier plan. À partir de là, il a ses fans et ses détracteurs. La moindre de ses sorties médiatiques est scrutée, analysée, relayée puis, dans le cas où ça déconne, utilisée pour dégrader son image. Ses petites phases mercredi soir ressemblaient à un mauvais one-man-show au Marrakech du rire. Micro en main, le gars est le héros de ses propres blagues, s’autoproclame « fier papa des Boston Celtics » et cale/impose pour la quarante-douzième fois en trois jours sa célébration « night night ». Vous nous trouvez plus durs que Catherine Barma à l’époque ONDAR ? Très clairement, mais pour Steph, on vise l’excellence.

« Ouah TrashTalk, vous prenez l’affaire super au sérieux, ce n’est qu’un peu d’humour hein ». Qu’est-ce qui est le plus grave : un Game 7 de Finales NBA à 7 points et 2 assists à 2/19 au tir, ou une piètre performance de comédien sur la scène des ESPY Awards ? Le mauvais match est préventif. En regardant un joueur se foirer à la téloche, les enfants sauront que ce n’est pas à reproduire. Alors que ce taulé aux ESPY Awards va quand même en faire rire certains, probablement les mêmes qui commentent des smileys hilares sous les posts Instagram de Camille Lellouche. Mais du coup, en soutien de ces critiques, quelles solutions propose-t-on ? Primo, ne pas confier un « opening monologue » de cinq minutes à Steph Curry. C’est trop long pour ne pas le tenter. Il est le meilleur pour trashtalker en silence, après un gros 3-points, d’un regard vicelard en direction de sa proie. Dès qu’il commence à parler, c’est criant de facilité. Deuzio, le lien vers Frank, un professeur particulier qui donne des cours de théâtre, de coaching et d’improvisation. Tercero, un autre lien cette fois vers une oreillette Bluetooth, histoire de le mettre en relation constante avec son conseiller en communication, qui lui dirait « top » uniquement quand la célébration « night night » est réalisable. C’est super important le sens du timing.

On a un peu pris les choses à cœur ? Probablement, mais dans la construction de sa légende, Stephen Curry aspire à exceller dans tous les domaines. On n’a pas envie qu’il laisse aux générations futures l’image d’un boomer faux modeste, alors que pour avoir discuté avec lui au PMU Place de la République à Vitry, c’est un gars en or.

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