Summer League

Performer en Summer League, une assurance pour la suite en NBA ? Retour sur les débuts de plusieurs stars, plus ou moins mitigés…

Trae Young Summer League 2018

Montrer l’étendue de son talent dès son premier match, une mission pas toujours facile

Source image : YouTube

L’énorme match de Chet Holmgren en Summer League a fait beaucoup de bruit cette nuit. Une première marquante qui nous a donné envie de nous replonger dans les performances des top prospects de ces dernières années pour leurs débuts en tant que joueurs pros. Des cartons, quelques déceptions mais aussi des surprises, il y en a pour tous les goûts.

# Ils ont cartonné : 

On commence par un cas qui nous ramène 12 ans en arrière avec LE crack annoncé de la cuvée de Draft 2010. On parle bien évidemment de John Wall, sélectionné à la première place par les Wizards. Dans la foulée de son arrivée officielle en NBA, Jean Mur va tout simplement faire un chantier dès ses premières minutes sur les parquets : un premier match où le meneur va noircir la feuille de stats avec 24 points, huit passes D, deux rebonds et deux interceptions pour offrir la victoire aux siens. Même si tout n’était pas parfait (8 balles perdues), Wall avait montré dès cette première sortie l’impact qu’il pouvait avoir sur un match. Une impression confirmée à l’étage supérieure jusqu’à sa grave blessure en 2019. Dans la catégorie des mecs qui n’ont pas attendu des plombes pour envoyer un message à toute la Ligue, on trouve aussi Damian Lillard. 6ème choix de la Draft 2012, Dame s’est comporté en patron dès son premier match. Avec 25 points, 4 rebonds et 4 passes, le meneur a pris ses responsabilités avec un pourcentage pas incroyable (9/22) mais une abnégation impressionnante. Une perf’ marquée par une deuxième mi-temps dans laquelle il portera son équipe en scorant 17 points pour aller chercher la victoire (85-82) contre les Hornets de la Nouvelle-Orléans. À noter qu’Anthony Davis n’était pas présent car il était avec Team USA pour la préparation des JO 2012, pas de temps à perdre. Plus récemment, on peut aussi dire que Jayson Tatum fait partie des rookies qui ont fait forte impression pour leur premier match pro. Drafté en 3ème position par les Celtics en 2017, l’ailier a livré une démonstration de polyvalence et d’efficacité offensive, dans un style aérien et facile qui le caractérise. Et en plus d’une ligne de stats très sexy (21 points, 7 rebonds, 3 passes, 5 interceptions), JT va même se permettre d’être clutch en plantant 11 puntos dans le 4ème quart, avec le shoot de la gagne en prime.

# Ils ont galéré : 

Même si on assiste régulièrement à des masterclass de la part des top prospects dès leur arrivée dans la Ligue, certains ont eu besoin d’un peu plus de temps pour trouver leur rythme. Le meilleur exemple récent se situe sûrement en Géorgie. Parmi les têtes d’affiche de la Draft 2018, Trae Young a connu des débuts assez chaotiques. Très fâché avec son shoot, le meneur va livrer une première prestation correcte dans les chiffres (16 points, 4 rebonds, 3 passes, 2 balles perdues), mais avec des pourcentages affreux (4 sur 20 aux tirs, dont 1 sur 11 à 3-points). Des galères qui se sont poursuivies dans la suite du tournoi avant qu’Ice Trae ne retrouve son shoot en saison régulière pour finalement signer une belle saison rookie. Dans la catégorie des futurs All-Stars qui ont arrosé pour leur premier match, D’Angelo Russell n’est pas mal non plus. N°2 de la Draft 2015, l’ancien Laker a démarré sa carrière par une copie moyenne, avec 8 points, 5 rebonds, 6 passes et 5 pertes de balle. Et ses difficultés vont se confirmer dans la suite du tournoi, avec des pourcentages catastrophiques. Il faudra finalement que le meneur quitte Los Angeles pour prendre son envol et montrer de quoi il est capable. Enfin, on ne peut pas parler des galères des cracks en sortie de Draft sans évoquer R.J. Barrett. Malgré tout le potentiel qui a motivé les Knicks à le sélectionner en 3ème place de la Draft 2019, le Canadien a mis du temps avant de répondre aux attentes. En même temps, on a vu plus confortable que de commencer sa première Summer League par un match contre les Pelicans du phénomène Zion Williamson, son ancien coéquipier à Duke. Un match qui verra Barrett scorer 10 points avec une maladresse (4/18 au shoot, 1/8 du parking) qui va caractériser ses premiers mois dans la Ligue. Depuis, ça va beaucoup mieux pour le swingman, qui connaît une progression régulière à New York et qui devrait signer un joli contrat cet été.

# Les mentions spéciales : 

Dans cette dernière partie, on a voulu placer les noms de quelques gars qui auront retenu notre attention pour leurs performances en Summer League avant de voir leur carrière prendre une tournure bien différente. Le cas de Kyle Kuzma en est le symbole parfait. Seulement 27ème choix de la Draft 2017, Le Kuz va rouler sur la Ligue pendant tout le mois de juillet. Ses moyennes feront de lui l’attraction de l’été, avec 21 points et 6,4 rebonds en plus d’un statut de MVP des Finales après une dernière démonstration (30 points, 10 rebonds). Malheureusement pour l’ailier, on a vu qu’être le GOAT du mois de juillet ne suffit pas pour devenir une star en NBA. Jabari Parker a lui aussi été une star de la ligue d’été en 2014, lorsqu’il a posé 15 points et 8 rebonds de moyenne. Les blessures en série que le joueur a subies pendant plusieurs années vont gâcher ce beau potentiel. À 27 ans, Jabari se bat depuis plusieurs saisons pour conserver sa place en NBA, loin des flashs qu’il avait montré à ses débuts. Enfin, Ben Simmons a lui aussi fait forte impression pour son arrivée dans la Ligue. Le dossier du meneur est assez spécial puisqu’au moment de sa première apparition, en 2016, les  points forts et faibles de l’Australien étaient déjà flagrants : une polyvalence impressionnante (10 points, 8 rebonds, 5 passes) alliée à une belle lecture de jeu et des capacités défensives sérieuses, mais aussi une grosse maladresse (2/9 au shoot) et un physique déjà suspect, puisque le joueur a été victime de crampes dès son premier match. Si l’Australien a ensuite confirmé en NBA, récupérant trois invitations au All-Star Game, ses lacunes persistantes à longue distance et ses soucis de santé (absent des terrains depuis un an) laissent craindre quelques difficultés pour la suite de sa carrière.

Le début des Summer Leagues, c’est aussi l’occasion d’observer ce que donnent les rookies les plus attendus du pays. Même si elles sont intéressantes à étudier, ces premières prestations ne donnent pas toujours de bonnes indications sur la suite de la carrière de ces jeunes joueurs. Alors en attendant de savoir qui va confirmer ses grosses perfs, se relever de débuts ratés ou créer la surprise en NBA, on peut toujours admirer les prestations proposées, comme celle de Chet Holmgren cette nuit. 

Sources : @CelticsNewsNBA

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