Summer League

Chet Holmgren a déboulé dans nos vies : 23 points, 7 rebonds, 6 contres, 4/6 à 3-points, la Summer League n’est qu’un grand verre d’eau

Thunder 6 juillet 2022

Collection de screens, let’s go.

Source image : NBA League Pass

C’était évidemment L’HOMME pour qui on avait mis le réveil, avec tout le respect qu’on a pour Xavier Tillman ou Tacko Fall. L’homme que toute une franchise – le Thunder – attend comme le Messie, l’homme qui n’en est pas encore un physiquement parlant. Sans trop vous dévoiler le contenu de sa soirée ? Disons qu’on a changé quatre fois de slip en 40 minutes, car Chet Holmgren se situe donc quelque part entre « meilleur joueur de l’histoire du basket-ball » et « oh calme-toi ça reste un match d’entraînement au mois de juillet contre des chauffagistes ».

Difficile de faire la part des choses à cette période de l’année. Oui, la Summer League offre un niveau et une intensité parfois digne de la Foire du Trône, mais en même temps privés de NBA que nous sommes depuis quelques semaines n’a-t-on pas le droit de frissonner aux premiers rebonds de l’été ? Car elle est faite pour ça aussi cette Summer League, et sachez que si certains oublient leur amour de vacances à peine sortis de l’A7, d’autres se retournent trente ans plus tard en se disant que cet amour là a contribué à construire une famille heureuse. Pourquoi est-ce qu’on vous raconte tout ça en nous prenant pour Chateaubriand ? Juste pour vous dire que cette nuit Chet Holmgren, le n°2 de la dernière Draft et – pour beaucoup – nouveau crack de la Ligue a fait ses débuts officiels avec sa franchise du Thunder et qu’il a tout simplement étincelé, donnant lieu ça et là à des réactions que nous jugerons légitimes pour les raisons citées ci-dessus.

Lancé dans le cinq d’OKC aux côtés d’Aaron Wiggins, Josh Giddey, Aleksej Pokusevski et Jeremiah Robinson-Earl, celui que l’on surnomme déjà la Licorne (à cause de son envergure incroyable et pour oublier l’existence de Kristaps Porzingis) a très vite montré ses compétences, en défense avec de la grosse dissuasion sur les premières possessions, puis en attaque avec des moves tout droit sortis du répertoire de Dirk Nowitzki sauce Kevin Durant. Puis de nouveau en défense avec les premiers de ses… six contres de la soirée, puis de nouveau en attaque, quand il s’est transformé en toute détente en espèce de Steph Curry de 2m15 (4/6 du parking au final). 88 kilos tout mouillé mais solide face à des bébés qui n’en sont pas (Kofi Cockburn et ses 130 kilos, Tacko Fall et ses 2m72 et 140 kilos), droit comme un I lorsqu’il monte au contre et faisant preuve de handle en attaque pour perdre peu de ballons, bref une partition parfaite avec – toujours et on vous le rappelle – la nuance que se doit d’apporter ce genre d’opposition.

On rappelle en effet que le meilleur joueur du Jazz ce soir était peut-être Deron Williams dans les tribunes, que le nouveau coach maison (Will Hardy) a probablement passé sa soirée à chercher Rudy Gobert dans les tribunes, et que sur le terrain les jeunes joueurs de Utah n’avaient pas forcément les réponses face à tant de talent. Xavier Sneed c’est sympa mais ça reste la contraction de Snif et Weed, la traduction de Cockburn donne quelque chose comme coque brûlée enfin je crois, et mis à part quelques tirs du dénommé Palmer et un gros putback de Williams en fin de match rien de fou à se mettre sous la dent pour les locaux. Au contraire de cette jeune équipe du Thunder qui – hormis la folie douce offerte par Chet Holmgren – a déjà quasiment gagné ses galons « d’équipe League Pass 2022-23 ». Josh Giddey qui régale et qui semble jouer comme un adulte au milieu des gosses alors qu’il est presque le plus jeune de la bande, Jalen Williams en sensation à la mène grâce à un coffre assez dingue, Aleksej Pokusevski et Ousmane Dieng qui n’ont pas trouvé la mire mais qui semblent ne pas connaitre le mot timidité, et tout ce petit monde qui sera bientôt associé à Tre Mann (absent car en protocole COVID), Shai Gilgeous-Alexander et Lu Dort ? Une seule question : c’est quand la reprise, une seule réponse, fin octobre.

On se répète pour les deux au fond là :  la Summer League reste la Summer League… mais des frissons restent des frissons. Cette nuit Chet Holmgren nous en a donné, alors on va tout simplement prendre les matchs les uns après les autres, ouais, comme si on avait la langue de bois d’un entraineur de Ligain, et on verra bien ce que ça donne au prochain. Tout ce qu’on peut dire c’est que le Chetos joue au basket et qu’il a battu le record de contres en un match de cette Summer League, qu’il saute très haut, qu’il met ses paniers, qu’il empêche l’adversaire d’en mettre et qu’en plus il aime le bla-bla. Chouchou ? Summer League on a dit, mais peut-être bien.

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