Summer League

Ousmane Dieng a joué ses premières notes avec le Thunder : 10 points, de l’audace, peu de réussite, c’était pas tout bon mais c’était bon

Ousmane Dieng 6 juillet 2022

Là-bas, on le surnomme déjà « El Bordelico ».

Source

Ce mardi, dans le sillage d’une formation de Summer League ultra dominante, Ousmane Dieng a joué ses premières notes avec le Thunder. Il y a eu du bon, dans l’audace et la prise de risque, et du moins bon, notamment dans la réussite. Allez, on sort les Chocapic du placard et on se refait la première de notre frenchie, dans la joie, la bonne humeur et… en toute objectivité.

Sans la jouer trop chauvine, cette nuit, le petit a fait ce qu’il avait à faire. Face à une formation du Jazz paru improvisée – Tacko Fall ayant joué 15 minutes – Ousmane Dieng n’a pas rendu feuille blanche : 10 points à 4/15 au tir dont 1/9 du parking, 4 rebonds, 1 assist, 1 interception et 1 perte de balle. Pas de promo sur la réussite donc, mais un bel effort dans la prise de risque. Sur ses neuf cartouche envoyées depuis les sept mètres, Dieng n’en a converti qu’une seule, c’est peu. Mais là où beaucoup recensent un échec, d’autres saluent – pour une première outre-Atlantique – l’audace qui lui a permis de décocher à neuf reprises. Il mesure 2m08 et voyage sur les postes extérieurs. Dans son processus d’évolution, la pire chose à faire serait ne rien tenter et de terminer la partie à 1/4 au tir. Prenez Vic Law par exemple, ailier de 2m01 aligné cette nuit avec le Jazz. Son gabarit n’est pas celui d’un freak, et ses 26 ans l’obligent à briller en première ligne pour ne serait-ce qu’espérer toquer à la porte de l’équipe fanion. Pas de chance, face au Thunder, il a envoyé un vieux 1/12 au tir. Pour lui, non seulement cette maladresse ne fait plus partie d’un processus d’évolution, mais en plus elle handicape directement son équipe. Vient-on vraiment de rabaisser un Américain pour relativiser les mauvais pourcentages d’un Français ? Peut-être.

Ce lay-up d’Ousmane Dieng illustre tout ce qu’il peut/doit devenir : un grand gabarit capable d’attaquer le cercle grâce à son handle, son jeu d’appuis et ce parfait body control. Mais cela prendra du temps, le Français étant – à ce stade – l’un des choix de loterie les moins avancés dans son basket. Il n’y a qu’à regarder ses highlights en Australie pour comprendre que la marge de progression est immense. Plus simplement, il n’y a qu’à regarder ses huit 3-points manqués face au Jazz pour comprendre que la marge de progression est immense. Mais voilà, cela fait malgré tout 10 points au sein de l’une des rotations les plus compétitives de Summer League, avec deux ou trois actions bien flashy. À noter qu’avec un peu plus de 25 minutes passées sur le parquet, Ousmane a terminé avec le second plus gros temps de jeu de son équipe, devant Chet Holmgren, et juste derrière l’excellent Jalen Williams. Prochain match ? Cette nuit à 1h du mat face aux Grizzlies d’Yves Pons. Duel franco-français, porté – par son collectif – à l’avantage de Dieng.

Une première sortie qui fout le smile. Dès ce soir, Ousmane Dieng devra confirmer son envie de bien faire en couplant prise de risque et réussite. On a le temps hein, mais que sa feuille de match ne statue pas à 3 points, 3 rebonds et 1 assist, est déjà une excellente chose. Forcément, ça donne envie d’accélérer le Process.

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top