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Profil Draft 2022 – Johnny Davis : allumer le feu, allumer le feu, et faire danser les grosses prises à deux

Peu de monde le voyait être drafté au début de la saison, mais aujourd’hui Johnny Davis est considéré à l’unanimité comme un lottery pick. À quoi doit-on donc cela ? Principalement à sa saison sophomore de malade mental qui a su faire évoluer les propos des scouts NBA à son égard. Et comme on dit : “Y’a que les cons qui ne changent pas d’avis”.

# SON PROFIL GROSSO MODO

  • Âge : 20 ans. L’année de sortie du deuxième film Harry Potter au ciné, oui ça ne rajeunit pas.
  • Position : Arrière, vrai energizer.
  • Équipe : Wisconsin Badgers, ou en français les blaireaux du Wisconsin.
  • Taille : 196 centimètres
  • Poids : 88 kilos, pareil que Will Smith.
  • Envergure : 208 centimètres
  • Statistiques 2021-22 : 19,7 points à 42,7% au tir dont 30,6% de loin, 8,2 rebonds, 2,1 passes et 1,1 interception en 34 minutes de jeu en moyenne sur la saison.
  • Comparaison : Devin Booker en plafond, et Kentavious Caldwell-Pope en plancher ?
  • Prévision TrashTalk : 10ème place, que ces numéros là dans notre team.

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Jonathan Christian Davis est né et a grandi dans le Wisconsin, à La Crosse plus précisément. Avec une mère volleyeuse et basketteuse, et un père basketteur professionnel – notamment MVP All-Star Game espagnol en 1989 – le fiston avait déjà la génétique pour réussir dans le monde du sport. Au lycée, Johnny était l’élève populaire des films clichés Disney Channel : le quarterback de l’équipe de football et meilleur joueur de basket de l’état (rien que ça). Ca n’étonnerait personne s’il sortait avec la capitaine des pom-pom girls à cette époque. Après avoir eu son bac, Johnny Davis abandonne le foot américain et rejoint le programme de basket universitaire des Wisconsin Badgers avec son frère jumeau, Jordan. Vous voyez, les parents ont décidé de donner le nom de leurs stars préférées à leurs deux enfants : Michael Jordan et Johnny Hallyday. La première saison universitaire de l’arrière ne se passe pas très bien : 7 points de moyenne sur l’année avec une seule titularisation en 31 matchs, la recrue n’est clairement pas la première option offensive des Badgers. Johnny Davis réussit quand même à être membre du roster final des U19 américains pour la Coupe du Monde 2021, mais ses performances en Lettonie sont similaires à celles de sa saison freshman. De retour d’Europe, l’arrière est appelé dans le bureau du coach Greg Gard. En un été, la dynamique de l’effectif de Wisconsin a totalement changé : tous les seniors expérimentés de l’année passée ont été diplômés et sont partis. Les clés de la maison appartiennent désormais à l’un des plus vieux de l’effectif, Johnny Davis. La mission est dure à assumer, mais le sophomore va bosser au maximum pour pouvoir assumer ce rôle. Et là c’est la révélation : le nouveau leader des Badgers passe à 19,7 points de moyenne sur autant de matchs que la saison précédente. Monsieur Davis est élu joueur de l’année de sa conférence très relevée, la Big Ten, et reçoit le Jerry West Award, récompensant le meilleur arrière du pays. Il est aussi membre de la AP All-American First Team, regroupant les cinq meilleurs joueurs universitaires. Malgré leur élimination au deuxième tour de la March Madness par Iowa State, la saison de Wisconsin est plus que réussie. Personne ne s’attendait à voir Johnny Davis jouer à un tel niveau des deux côtés du terrain pour emmener les Badgers vers le titre de champion de saison régulière de Big Ten, ainsi que dans le Top 25 des meilleurs programmes du pays. 

Johnny Davis ne pèse pas lourd mais il est solide et possède une très belle envergure pour sa taille. Le poste 2 est un vrai mort de faim des deux côtés du terrain. On a bien sous nos yeux l’un des profils les plus intéressants et complets de cette cuvée de Draft. Ce qui a dû vous intriguer précédemment, c’est la moyenne de rebonds de l’arrière : aller chiper 8,2 rebonds par match quand on fait moins de 2m, c’est très fort. Le petit poucet aime se faufiler dans les raquettes adverses et leur piquer les rebonds défensifs, ses six double-doubles réalisés lors de cette saison le montrent très bien. Et quand ce n’est pas sur les rebonds, il se jette sur les lignes de passes et les prises à deux pour aller voler des ballons. Sa lecture de jeu sans ballon, que ce soit en attaque ou en défense, est excellente. D’un point de vue offensif, Johnny Davis est quasi inarrêtable, il peut être létal de n’importe où sur le terrain. L’arrière des Badgers est connu pour sa forte agressivité sur les drives au cercle pour provoquer des fautes ou pour postériser les adversaires, Trayce Jackson-Davis d’Indiana peut en témoigner. Sur le jeu de son coach qui consiste à lui offrir le maximum de matchups favorables, son très bon tir mid-range l’avantage énormément sur ses adversaires moins mobiles qui n’arrivent pas à le suivre ou qui restent plantés dans la raquette. À l’inverse, si le jeu amène un adversaire plus petit que lui à défendre sur lui, c’est une occasion pour l’arrière de le jouer en post-up. Après tout cela, si les défenseurs s’adaptent, on recule encore un peu et l’arrière n’a pas peur de tirer du parking à haut volume. 

Malgré ce très beau nombre de qualités, il reste encore des points d’amélioration dans le jeu de Johnny Davis. Dès qu’il dépasse la ligne à 3-points, son jeu est fluide, rapide, impeccable. Mais du parking, le tir de l’arrière n’est pas encore assez fiable. Il a besoin de prendre plus de tirs pour varier son jeu, mais maintenant il faut que le ballon rentre dans le cercle. Ceci étant dit, il est possible qu’en NBA ce pourcentage s’améliore sans enquiller des séries de tirs à l’entraînement. À Wisconsin, Johnny Davis était la première option offensive des Badgers. Dans la Ligue, selon la franchise où il atterrira à la fin du mois, ce ne sera pas le cas : il aura des coéquipiers aussi ou plus talentueux que lui, et il ne sera plus le joueur que les défenses doivent stopper impérativement pour remporter le match. Par exemple, chez les Wizards, là où le Badger a réalisé un workout individuel très intense, il y aura Bradley Beal et d’autres options offensives à côté de lui. Aussi, même s’il était un joueur très agressif dans la raquette en NCAA face à des physiques moins puissants qu’en NBA, il est possible que sur les premiers matchs, Johnny explose sur les contacts. Pour éviter cela, bosser un peu à la salle sur le haut du corps ne ferait pas de mal. Enfin, le plus gros point d’amélioration de Johnny est le playmaking. Sur sa saison sophomore en moyenne, Monsieur Davis a perdu plus de ballons qu’il ne fait de passes décisives (2,3 balles perdues pour 2,1 passes). Le natif de La Crosse sait servir des caviars, surtout sur pick-and-roll, mais il faut qu’il prenne plus soin du cuir. En renforçant son handle, ou en prenant vraiment les écrans qu’on lui propose.

# ALORS SI ON RÉSUME…

Points forts :

  • Tir aux 3 niveaux
  • Jeu sans ballon offensif et défensif
  • Agressivité vers le cercle

Points faibles : 

  • Playmaking et soin du cuir
  • Défense sur porteur de balle
  • Physique encore à développer (haut du corps)

DANS LES MOCKS DRAFTS, CA DIT QUOI ?

  • ESPN annonce Johnny Davis en 10ème position.
  • Bleacher Report annonce Johnny Davis en 10ème position.
  • The Athletic annonce Johnny Davis en 14ème position.
  • Draft Room annonce Johnny Davis en 10ème position.
  • Tankathon annonce Johnny Davis en 12ème position.

Beaucoup de franchises en manque de poste 2 sont séduites par le profil de Johnny Davis prêt pour la Ligue et sa large palette offensive. Et même si les Wizards ont plus besoin d’un meneur que d’un backup pour Bradley Beal, les exécutifs de la capitale ont été séduits par l’arrière lors de son workout individuel. Il est possible que le Badger se balade entre la 8ème et la 14ème place, mais s’il descend aussi bas que la fin des lottery picks, cela sera une très bonne affaire pour les franchises malchanceuses à la Loterie.

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