Heat

Le Heat a été historiquement nul en début de match : 0/14 au tir pour débuter, 1 point en 8 minutes, une vraie disasterclass

Rien à ajouter, l’image dit tout.

Source image : NBA League Pass

Complètement à la rue dans le Game 4 de cette nuit à Boston, le Heat a battu plusieurs records de médiocrité. On a déjà parlé du fiasco du cinq majeur au cours de cette rencontre, faisons désormais un focus sur le début de match catastrophique de Miami en attaque. On vous prévient, ça va piquer !

Il y a deux jours, le Heat avait entamé le Game 3 le couteau entre les dents, marquant 39 points rien que dans les douze premières minutes avec notamment un Kyle Lowry qui donnait le rythme et un Bam Adebayo en mission. Cette nuit ? On a eu droit à tout l’inverse. Et c’était très, très, très moche. On a eu droit à une véritable bouillie de basket, le genre de bouillie qui vous donne envie de retourner immédiatement au lit après un passage obligé aux toilettes. Alors oui, on peut toujours dire que les Celtics possèdent l’une des meilleures défenses NBA et que scorer face à cette équipe physique, athlétique et polyvalente dans sa moitié de terrain n’est jamais chose facile. Mais on a l’impression que le Heat de cette nuit aurait pu jouer face à la défense des Kings que ça n’aurait probablement pas changé grand-chose. On exagère le trait volontairement mais c’est pour vous faire comprendre que les hommes d’Erik Spoelstra n’ont pas tant été étouffés par l’intensité de la défense de Boston (bien que cette dernière fut solide comme d’hab), ils ont surtout oublié comment mettre le gros ballon orange dans le panier situé à 3m05 de hauteur. Manquant d’abord leurs premières tentatives malgré des positions de tir pas dégueu, les Floridiens ont ensuite rivalisé de maladresse tout en galérant à organiser leur attaque, jusqu’au premier shoot marqué par Victor Oladipo à 3-points après quasiment neuf minutes de jeu (!). Contrairement au Game 3 où Butler et ses copains avaient notamment profité des pertes de balle adverses pour marquer des paniers faciles, Miami a cette fois-ci envoyé une disasterclass légendaire sur demi-terrain. Et cela a eu l’effet inverse, les Celtics profitant de cette nullité offensive pour trouver des opportunités en transition. Le fait de lâcher beaucoup de rebonds offensifs sur des ratés adverses n’a pas aidé non plus, car le Heat n’a vraiment pas eu beaucoup d’opportunités en contre-attaque pour se rendre la tâche moins difficile.

« Offensivement, c’était vraiment pauvre en début de match. Notre exécution offensive a vraiment manqué d’entrain et d’intention, et cela nous a mis au fond du trou. »

– Erik Spoelstra, après le match

Au niveau des chiffres, c’est vraiment brutal. 0/14 au tir pour commencer le match, seulement un point marqué en huit minutes (plus faible total en Playoffs sur le dernier quart de siècle), tout ça pour se retrouver mené 18-1 au score. Difficile de se remettre d’un début de rencontre aussi catastrophique en attaque. Selon ESPN Stats & Info, le Heat a tout simplement établi un nouveau record sur les 25 dernières années pour le plus gros temps de jeu sans inscrire le moindre panier pour débuter un match de Playoffs : huit minutes et 38 secondes exactement. Pour couronner le tout, Miami a également battu un record de franchise pour le plus petit nombre de points marqués dans le premier quart-temps d’une rencontre de Playoffs, avec seulement onze unités au total après douze minutes (à 3/20 au tir, avec 3 turnovers en prime). Bref, un début de match à jeter à la poubelle au plus vite, surtout qu’il n’y a sans doute pas grand-chose à en tirer pour réaliser d’éventuels ajustements pour la prochaine rencontre. L’ajustement principal, ce sera d’être plus incisif dans les initiatives offensives et d’être évidemment plus adroit. Réaction attendue dès les premières minutes du Game 5.

Entre un Jimmy Butler qui a le genou qui grince, un Tyler Herro à l’infirmerie, un Bam Adebayo à nouveau invisible et une maladresse légendaire, le Heat a marqué l’histoire des Playoffs d’une bien mauvaise manière cette nuit. Va clairement falloir se bouger dans deux jours car sinon, les vacances risquent de se rapprocher très sérieusement.

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top