Playoffs NBA

Preview Heat vs Celtics – Playoffs 2022 : le trèfle veut prendre sa revanche, mais attention au coup de chaud

Heat Celtics

Alors, plutôt Jayson ou Jimmy ?

Source image : montage TrashTalk via NBA League Pass

On est dans le dernier carré ! Deux séries pour élire le roi de chaque conférence, avant la bataille finale. À l’Est, c’est le Heat qui affrontera les Celtics. Deux ans après la défaite de Boston en 2020, c’est l’heure de la revanche pour Jayson Tatum et sa clique. Attention cependant à ne pas prendre un coup de chaud, car Miami propose depuis le début des Playoffs un jeu pour le moins… létal. Allez, posez vous tout confort, on attaque la preview ! 

Pour les pronos de la rédaction, c’est par ici !

Confrontations en saison régulière 2021-22 : 

  • Heat – Celtics : 78-95
  • Celtics – Heat : 122-92
  • Celtics – Heat : 98-106

Le Heat, Miami, Floride, printemps, chaleur. Vous avez sûrement compris là où l’on veut en venir, ça va être une série qui respire la canicule. Pourtant, la bande dirigée par Erik Spoelstra ne dégage pas vraiment une image de groupe chaleureux. Les Hawks puis les Sixers peuvent le confirmer. Le jeu de Miami est rarement ponctué par des actions exceptionnelles, mais cette perte relative de spectacle se fait au bénéfice de l’efficacité. Un shoot à mi-distance classique n’a rien d’un move sortant de l’ordinaire. Oui d’accord, mais Jimmy Butler les enchaîne par dizaines de douzaines depuis le début des Playoffs. Le leader de South Beach est à proprement parler injouable depuis un bon mois et demi. Les Hawks ont servi d’apéro, petites brochettes de faucon avec supplément grosse défense. Là est une qualité majeure de ce groupe. Défensivement, ça filerait mal au crâne à n’importe quel coach, en témoigne la hausse soudaine des commandes de Doliprane en Géorgie puis en Pennsylvanie ces dernières semaines. Alors, c’est quoi le secret ? Et bien un mélange de travail très méthodique de placements et d’équilibrages en fonction du jeu, et une intensité qui vous dégoûterait même les meilleurs attaquants de la Ligue. Oh tiens, il y en a deux en face mais on se garde ça pour après. La faculté défensive d’adaptation d’Erik Spoelstra n’est plus à prouver, mais il faut souligner qu’elle a été particulièrement impressionnante face aux Sixers. Joel Embiid est de retour ? Ok pas de problème, ça passe en zone. Interdit d’accès à la raquette adverse, Jojo n’a pu que déjouer, même si à sa décharge le contexte autour de lui est celui que l’on connaît. Vous allez nous dire « Oui d’accord, mais même avec une grosse défense, si Jimmy Butler n’est pas dans le coup, ça ne le fera pas« . Certes, un Jimmy Butler moins en jambes, bien défendu ou bien tout simplement absent pour raison X ou Y sera un coup dur pour le Heat, mais rendons à César ce qui appartient à César. Derrière Jim’, beaucoup de joueurs ont aussi apporté leur pierre à la réussite qui est celle de cette équipe actuellement. Tyler Herro, Monsieur meilleur remplaçant de l’année, est capable de prendre feu et d’éteindre une équipe tout seul. Bam Adebayo est un monstre défensif en plus d’être sacrément embêtant lorsqu’il faut se le coltiner de l’autre côté du parquet. On pense aussi à Max Strus, la gâchette des Everglades, qui a filé un gros coup de main lors de ce printemps avec moult bombinettes venues tout droit des marécages de l’Ouest de Miami. On attend aussi le retour de Kyle Lowry – out pour le Game 1 – qui sera sans doute décisif dans la gestion du tempo et l’apport numérique, mais la tendance est plutôt à l’absence lors de l’ouverture de la série.

Si la ville de Miami est une habituée des ambiances extrêmes en playoffs, que dire du TD Garden de Boston qui a vécu des décennies d’actions de légende. Pourquoi avons nous choisi de parler de ça ? Parce qu’on le sait depuis maintenant longtemps, venir jouer chez les Verts, c’est jamais une partie de plaisir. Public connaisseur, exigeant et surtout impliqué à 100% dans le succès de l’équipe, demandez donc à Kyrie Irving ce qu’il en pense. Après cette petite entrée en matière extra sportive, l’heure est venue de se lever de notre siège pour aller fouler le parquet. Jayson Tatum, Jaylen Brown, deux noms pour un impact attendu et sans doute redouté en Floride. C’est la grande force de Beantown. Prenez une grosse menace, multipliez là par deux et vous ferez flipper n’importe quelle défense, aussi préparée soit-elle. Et puis comme si ça ne suffisait pas, vous pouvez aussi y rajouter le défenseur de l’année aka Marcus Smart. Un enfer à se coltiner le bonhomme. Chien de garde ultra efficace sur les lignes extérieures, se farcir un Jimmy Butler ne relève pas de la mission casse pipe mais d’une journée normale au boulot. Leader défensif des C’s, il est le visage d’un collectif bien huilé, réactif et surtout polyvalent dans la gestion du jeu adverse. Ime Udoka l’a prouvé, il est capable de regarder droit dans les yeux Erik Spoelstra le temps d’une série. Offensivement, derrière le talent des Jay Brothers, il y a une armée de lieutenants capables d’apporter dans des moments très tendus. On pense à Al Horford, qui a 35 ans mais en paraît 19 depuis le début de postseason. Payton Prichard, Daniel Theis… et Grant Williams, la vraie révélation de ces Playoffs du côté du Massachusetts. Très propre en attaque, il est également un sacré verrou en défense. Robert Williams III est également un rouage essentiel, mais il a manqué une partie des matchs. Pas trop grave puisque les copaings ont fait le boulot. Au delà de cet effectif de zinzin, prenons aussi la mesure de la confiance qui règne dans ce groupe. L’un des favoris au titre couché en quatre matchs, le champion sortant battu en sept derrière. On a connu pire niveau moral hein. Ces Celtics sont loin, très très loin d’être une équipe qui est là par hasard ou par chance. Non, on parle bien d’une équipe qui a des chances sérieuses de s’offrir le bonheur ultime dans un petit mois.

Préparez vous, car ce qui nous attend est sans doute l’une des meilleures séries qu’on ait eu l’opportunité de mater depuis un bon petit moment. Ça veut dire quoi ? Prise de repos cette nuit, recharges de café au max dès demain et décollage dans la nuit de demain. Allez, vamonos

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