Playoffs NBA

À Phoenix, le naufrage des cadres : Chris Paul, Devin Booker et Deandre Ayton sur le banc des accusés

Chris Paul Booker

« Emplacement 35 à Palavas-Les-Flots, tu gareras ton camping-car à côté du mien ça va être génial. »

Source image : NBA League Pass

Ce dimanche, la saison de Phoenix s’est achevée sur une triste débâcle. Le Game 7 face aux Mavericks a complètement tourné au vinaigre. C’est d’autant plus regrettable que les Bucks s’étaient fait sortir en début de soirée. Il y avait une vraie opportunité d’aller au bout. Les coupables ? On ouvre leur procès juste en-dessous.

Si un navire perd une planche de bois à 300m de son point d’arrivée, le trou dans la coque ne lui sera pas fatal. Le temps qu’assez d’eau pénètre pour faire couler l’engin, il sera déjà arrivé sur la rive. Mais s’il perd plusieurs planches de bois, l’affaire se complique. Ce dimanche, les Suns ont perdu tellement de planches de bois qu’ils ont coulé sans même avancer de dix mètres. On se souvient du « wheelchair game » de Paul Pierce lors des Finals 2008, sorti sur un fauteuil roulant pour aller vider l’eau des olives. Quand il l’a avoué, on l’a tous traité de gros crado. Eh bien sachez que quatorze ans plus tard, Chris Paul ne s’est même pas donné la peine de sortir du terrain : 10 points à 4/8 au tir, 4 assists et un plus/minus de « – 39 ». Pas de fauteuil roulant donc, mais un calebar bien trempé. Et le pire dans cette histoire, c’est que la ligne statistique énoncée est très généreuse. Le meneur de 37 balais a été fantomatique. Il n’a donné aucun indice quant à sa présence en première mi-temps, et s’est suffi de deux ou trois paniers hors tempo juste avant le garbage time. Il a dû attendre la début du 3e quart-temps pour inscrire ses premiers points dans le jeu. Cette prestation le place au centre du banc des accusés, juste à côté de son pote Devin Booker. Arrivé 4e dans la course au MVP, l’arrière de Phoenix n’a pas échappé à cette belle séance de déconnade : 11 points à 3/14 au tir, 4 ballons perdus et 2 assists. C’est infecte. Pour la faire courte, dans un Game 7, le scoreur de cette équipe n’a scoré qu’un point de plus que Ish Wainright. Ouai ouai, l’ancien de Strasbourg.

Petit tweet de mi-temps, bien bien moche

Mais heureusement, quand le backcourt est en panne, une bonne passe à l’intérieur remet les idées en place. Sauf que cette théorie ne fonctionne pas avec Deandre Ayton. Le 1er choix de la Draft 2018 – celle où Luka Doncic a été choisi en 3e position – à lâché 5 points à 2/5 au tir, 4 rebonds, 2 assists et 2 ballons perdus. Cette ligne statistique a beau avoir la peau sur les os, elle est avant tout la propriété d’un type qui demande un contrat max. On s’interrogeait sur la légitimité de sa demande en début de saison, il n’y a – après cette rencontre – plus débat. Prolonger Deandre Ayton au maximum reviendrait à payer un ticket de métro deux euros avec un billet de dix, dans une machine qui ne rend pas la monnaie. Ah ces jeunes, ils voudraient les clés d’une franchise avant d’en avoir découvert toutes les installations. On en place également une pour Jae Crowder et Mikal Bridges, tristement alignés sur le niveau de leurs supérieurs. Ils n’ont pas insufflé de vent de révolte. Jae Crowder n’a pas cassé une mâchoire pour – d’une pierre deux coups – casser le rythme avec. C’est regrettable. On ferme ce papier avec l’une des vidéos qui correspond le plus à cette fin de saison des Suns. Un bon coup de gueule de Laurent Sciarra, et on peut vous assurer que les tirs à 3-points seraient rentrés. Imaginez en conférence de presse, Monty Williams lâche un « moi à la différence de ces joueurs-là, moi j’ai fait une carrière ».

Bien sûr que cette vidéo de Laurent Sciarra fait sens. Bon, il n’y avait cette nuit aucune trace de Darnauzan, mais vous avez compris l’idée : « Copacabana, mes cou***** ».

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