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Davis Bertans n’a toujours pas tenté un tir à 2-points dans ces Playoffs : unidimensionnel, vous avez dit unidimensionnel ?

Davis Bertans

Vie d’archer.

Source image : montage TrashTalk via YouTube

Cela fait bientôt un mois que les Playoffs ont commencé. C’est long un mois. Une vie a le temps de changer. Des gens naissent, d’autres disparaissent. Mais un mois ne suffit pas à Davis Bertans pour comprendre que l’on peut scorer autrement qu’avec un tir à 3-points. Sans tentative dans le périmètre depuis le début de ces Playoffs, le rouquemoute de Dallas démontre une fois encore son unidimensionnalité.

Si vous débarquez en pensant que la stat profite de son peu de minutes, sachez que depuis le 16 avril dernier, Davis Bertans n’a pas endossé le rôle de 10e homme. Il est un élément important dans la rotation de Dallas. En onze matchs de postseason – six contre le Jazz, cinq face à Phoenix, pour un total de 123 minutes – l’ailier de Dallas n’a jamais tenté un seul tir à 2-points. Il a donc scoré 54 points à 16/33 du parking et 6/7 aux lancers. C’est là qu’intervient une petite nuance. À proprement parler, il a tenté plusieurs 2-points mais ayant obtenu la faute – et manqué le tir – ces tentatives ne sont pas comptabilisées sur la feuille de match. Il n’en demeure pas moins l’un des joueurs les plus unidimensionnels de NBA. Bien que la réflexion n’ait pas lieu d’être, dans quelle ligue jouerait Davis Bertans si son tir à 3-points ne combinait pas adresse et rapidité ? Il dégaine très rapidement et sa gestuelle termine haut. Difficile à contrer, il peut dégainer en sortie d’écran comme sur une simple réception de passe, dont personne ne soupçonnait le catch and shoot. Et puis, le machin peut prendre feu à tout moment. Samedi dernier, à l’occasion du Game 4 entre Mavericks et Suns, Davis Bertans a inscrit quatre tirs primés en quatre minutes. Peu importe le contrat, un facteur X dans l’un des matchs les plus importants de la saison, ça ne se refuse pas.

Cette saison, Davis Bertans c’est 5.6 points à 36% au tir dont 34% à 3-points, 2.1 rebonds et 0.6 assist en 14.4 minutes de jeu par match. Pour un garçon qui a prolongé pour 80 millions sur cinq ans en novembre 2020, on est encore très loin du minimum syndical. Son contrat est l’un des plus toxiques de NBA. À Washington, sa saison 2019-20 a donné l’illusion d’un grand role player en devenir. Le genre de couteau suisse qui dans le futur, aurait son importance dans les très grands matchs. Il envoyait à l’époque 15.4 points, 4.5 rebonds et 1.7 assist à 42% à 3-points. Une ligne statistique à ne pas négliger. L’ancien du Partizan Belgrade est un tireur létal. Il peut couler une équipe sur n’importe lequel de ses coups de chaud. C’est juste embêtant qu’en ce moment, cela n’arrive que deux fois par saison. Transféré début février à Dallas, il n’a disputé que 22 matchs sous les couleurs texanes pour une réussite de 36% du parking. On est encore loin du compte, mais les Mavs ont été audacieux de tenter le move. Le Letton est un bon ajout à cet effectif construit autour de Luka Doncic. Un profil presque indispensable pour toper le titre, même s’il est dommage d’en faire le 4e salaire de l’effectif. Rendez-vous à l’été 2024 pour une grosse renégociation.

Davis Bertans touche certes un salaire beaucoup trop important pour son rendement, mais cette prolongation à Washington ne payait pas autre chose qu’une gâchette à 3-points. C’est tout ce qu’on lui demande, à lui de le faire mieux.

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