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Les Grizzlies essoufflent les Warriors, 106-101 : cette série est loin d’être décidée, ces Oursons ont du caractère

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Killian Tillie, l’homme du match avec 39 points et 15 rebonds.

Source : NBA League Pass

Les Grizzlies devaient absolument gagner cette nuit pour éviter l’élimination. Résultat, ils ont offert à leur public bien plus qu’une victoire : une partie de basketball d’un niveau exceptionnel. Sa majesté Ja Morant a été énorme, les Warriors ont raté le coche et tout est relancé dans cette série aux allures de banger. Non, pas aux allures : c’est un banger.

Pour les stats du match, c’est par ICI !

Hé, après un premier classique dimanche dernier pour ouvrir cette série, on ne peut que s’attendre à un deuxième acte hyper intense, non ? Et bien sachez que pour Dillon Brooks, « intense » signifie s’envoyer les highlights de l’Undertaker au Wrestlemania 2012 juste avant de rentrer sur le ring le parquet. Son équipe fait le taf, envoie un 8-0 d’entrée pour se mettre à l’aise, et le gars ne trouve rien de mieux à faire que d’envoyer une savate du turfu dans la tronche de Gary Payton deuxième du nom. Ce dernier voulait simplement inscrire deux points, tranquille. Allez, Dillon prend logiquement le chemin de la douche, pas de ça chez nous. Pour ce cher GPII, Kendra Andrews – reporter pour ESPN – annonce une fracture du coude. La durée d’absence du bonhomme se comptera en semaines. Allez, on revient vite sur son cas dans un autre papier. Passé ce trailer du prochain Street Fighter, les Warriors prennent leur retard en main et reviennent progressivement dans le match. Mais le calme ne dure qu’un temps : vous reprendrez bien un peu de Chun-Li ? C’est au tour de Draymond Green de prendre un Hoyokusen de la part de Xavier Tillman. Heureusement, le basket se rappelle à nous par l’intermédiaire de Steph Curry et de Ja Morant, qui se répondent coup pour coup jusqu’à la mi-temps. Tendre pensée au passage à l’âme de Brandon Clarke, dérobée par Andrew Wiggins sur un poster de zinzin. Le Ja a fait du Ja, à savoir des moves qui défient la loi de la physique, et Steph a fait du Steph, à savoir répondre avec des tirs mi-distance que peu de mortels pourraient rentrer. Soirée de plus en plus régalade (de plus en plus basket surtout). À l’entracte, l’Ourson en chef envoie déjà 23 points (Memphis Grizzlies 56 – 51 Golden State Warriors).

Et quand on vous dit que Ja est en feu, c’est pas des lol hein. Le gars a pondu ce qui restera comme une référence dans sa jeune carrière. Pendant que Klay Thompson faisait dans son froc et qu’on essayait de retrouver Desmond Bane, la star des Grizz’ s’est amusée, et l’amusement a une définition statistique à Memphis : 47 points, 8 passes, 8 rebonds et 3 interceptions. On pensait à Brandon Clarke, vous nous permettrez d’accorder un moment de recueillement pour Jordan Poole, chargé ce soir de défendre la bête. Le pauvre Jojo a été le jouet de Ja, qui s’est même permis de lui esquinter la cheville pour ponctuer le passage en revue de toute la troupe des Guerriers. Ce gars est fait d’un autre bois, celui des grands de ce sport. Steve Kerr avait choisi de lui laisser un mètre à 3-points pour mieux prévenir les drives tranchants comme une lame du Japon féodal, résultat le système du vioc s’est fait punir bien proprement derrière l’arc. Et puis dans tous les cas le type était dans la zone ce soir, celle qui vous autorise à tout tenter pour tout réussir. Cette nuit, essayer de limiter les pénétrations de Ja Morant était comme essayer de ne pas rire quand un pote se vautre avec son plateau au self du lycée : impossible. Les Warriors ont en plus de cela construit un penthouse en briques depuis le parking : 7/38 à longue distance, on a trouvé comment mettre un coup de boost au secteur du BTP. La tornade était trop forte et a brisé le navire franciscanais en deux. Une victoire des Grizzlies 106-101, direction la Californie pour confirmer que Memphis n’est pas de l’ère ancienne.

Ja Morant est venu, Ja Morant a vu, Ja Morant a resplendissu. Les Grizzlies le remercient, la série est désormais remise à zéro. Les Warriors profiteront d’un retour sur leurs terres pour remettre un coup de cravache, mais il sont prévenus : à cœur d’Ourson, rien d’impossible ! 

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