Celtics

Les Celtics torpillent les Bucks à la maison, 109-86 : message reçu, Boston est prêt pour cette incroyable série

Bucks - Celtics

Tranquilou-bilou.

Source image : NBA League Pass

Dans la catégorie « ne pas négliger une situation de faiblesse », les Celtics viennent de faire très fort : une victoire haut la main face à l’envahisseur Bucks, et l’opportunité de reprendre l’avantage du terrain dès samedi à Milwaukee. Le plein de confiance est fait, le pire est évité, la copie rendue est parfaite pour espérer inverser la tendance. On débrief.

La jolie boxscore maison, c’est par ICI !

Allez, petite contextualisation de cette rencontre. Dimanche dernier, les Bucks ont frappé un grand coup en récupérant l’avantage du terrain à Boston. Une victoire tranquilou-bilou devant un duo Jayson Tatum – Jaylen Brown à 10/31 au tir. Ça fait tâche. Pour cette seconde manche, l’enjeu est donc colossal. Les hommes d’Ime Udoka sont dans l’obligation d’assommer les Daims avant que les Daims ne les assomment. N’en déplaise aux vieux philosophes, la meilleure défense est ici l’attaque. En l’absence de Marcus Smart (contusion à la cuisse), Derrick White est titulaire chez les Celtics.

Un concert de Maitre Gims en Guinée ou le TD Garden quand les Celtics placent un run : à votre avis, quelle ambiance est la plus susceptible de vous faire perdre l’usage de vos tympans ? En ce début de match, Giannis Antetokounmpo n’a pas encore rentré le maillot dans le short que Jaylen Brown est déjà sur une autre planète : 17 points à 6/7 au tir dont 3/3 à 3-points dans le premier quart-temps. Nos pensées vont directement vers Grayson Allen, tombé sur les fesses en antenne nationale devant l’ailier de Boston. Bon, le ralenti montre que Jaylen le pousse de tout son être, la beauté du cross est donc – pour les plus honnêtes d’entre nous – atténuée.

N’empêche que les Bucks ont littéralement la tête sous l’eau, noyée par un collectif en lequel chaque role player contribue.

Pourquoi louer un Renault Trafic quand l’épaule de Grant Williams existe ? Il est passé sous les radars de beaucoup de monde cette saison, mais depuis le début de ces Playoffs, ce poste 4 d’1m98 se bâti une réputation de videur en tenant d’excellents joueurs de un contre un. Sa victime du soir ? Un dénommé Giannis Antetokounmpo, mué au silence sur la première mi-temps avec 5 points et 2 ballons perdus à 2/12 au tir dont 0/3 à 3-points. Faire passer un double MVP pour Julius Randle, rendez-vous compte de la performance défensive. Même topo pour Al Horford. À 35 piges, sa générosité n’a d’égal que sa lecture du jeu. Il fournit des deux côtés du parquet, gambade en transition, vole des ballons (trois interceptions en première période) et domestique un Brook Lopez pourtant génialissime au Game 1. L’escouade d’Ime Udoka castagne même un record, celui du plus grand nombre de 3-points dans une mi-temps d’un match de Playoffs (13). Eh, dans le Guinness Book, ce n’est pas la toute petite ligne en bas de page ça. L’homme qui y est pour beaucoup ? Jaylen Brown et ses 25 points à 9/10 au tir dont 5/5 du parking, 2 rebonds, 2 passes, 2 interceptions et 1 contre. Son compère Tatum est pour l’instant discret, mais juste dans ses choix offensifs (Boston Celtics 65 – 40 Milwaukee Bucks).

Sortie de vestiaire et première bonne nouvelle, Giannis a enfin trouvé la solution pour se défaire de Grant Williams, à savoir lui déboiter la mâchoire. Riez, en attendant ce coup de coude au poste symbolise le réveil musculaire des Bucks. En durcissant les contacts, le jeu de Milwaukee se fluidifie : bonjour le paradoxe. Une nouvelle preuve que le basket-ball n’est pas une science établie mais un art en constante évolution. Bref, grâce aux 18 points de Giannis Antetokounmpo, la troupe de Mike Budenholzer cale un petit 26-18 dans le troisième quart-temps. Le camtar du Grec est allumé mais consomme beaucoup d’essence pour un écart qui ne dégraisse pas. Au milieu de cette belle soirée basket, on se dit que Grant Williams ressemble à JoeyStarr. Une info dont vous pouvez remettre en cause la pertinence, mais qui sert en réalité à dissimuler la pauvreté scénaristique de cette seconde période. Les petits gars du Wisconsin courent après le score – approchent les dix points à quatre minutes de la fin – mais ne reviennent pas. Les lieutenants sont aux abonnés absents : Brook Lopez commet sa cinquième faute, Jrue Holiday est à 7/19 au tir et Grayson Allen ne trouve pas ses positions de tir habituelles. À trois minutes du terme, Jayson Tatum place un coup d’accélérateur et plante ce qui ressemble à un dagger, depuis le corner. À la douche les Cerfrousses (Boston Celtics 109 – 86 Milwaukee Bucks).

Un Game 2 qui, d’un point de vue scénaristique, n’a pas gardé éveillée la France entière. Mais pour que cette série aille en sept matchs, il faut passer par ce genre de blowout. Côté Celtics, le regain de confiance est énorme. Dans la tête des Bucks, ça peut désormais flancher.

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top