MIP Rankings

NBA MIP Ranking 2021-22 : Ja Morant, Miles Bridges, Dejounte Murray, Tyrese Maxey, Jordan Poole, Darius Garland, démerdez-vous

Voici un indice sur notre favori.

Source image : NBA League Pass

C’est reparti pour un tour. Qui dit saison NBA dit récompenses individuelles, et parmi celles-ci celle du Most Improved Player est particulièrement appréciée. Si certains des anciens lauréats n’ont pas forcément confirmé par la suite (Bobby Simmons, Aaron Brooks…), d’autres ont carrément lancé en leur saison MIP une carrière de futur Hall Of Famer (Tracy McGrady, Giannis…), alors que la plupart a enchainé avec une vraie carrière bien solide (Gilbert Arenas, Boris Diaw, Jimmy Butler, C.J. McCollum…).

En 2021-22 ? On ne va pas vous mentir : c’est-le-bor-del dans la MIP race, car au moins une demi-douzaine de zozos mériteraient presque de rafler l’award. Leader ou pas leader, les chiffres, évidemment, le collectif qui entre en compte, ou pas, qu’est-ce qu’on fait des sophomores habituellement squeezés de la course, pfiou mais quel bazar. Alors il y aura des déçus, oui, mais faites plutôt comme nous et envoyer votre Top 10 en commentaires, qu’on débatte dans la bonne humeur et sans Léa Salamé pour jouer les arbitres.

#10 – Jalen Brunson (Mavericks)

Notre abonné de la queue de classement, clairement pas au niveau de ses petits copains pour aller jouer le podium mais beaucoup trop fort pour ne pas être cité. La meilleure saison des Mavs depuis 2011 porte le sceau de Luka Doncic, de Jason Kidd, mais le petit arrière gaucher n’y est pas pour rien non plus, et si ses stats, sa production et son importance dans le jeu des Mavs ont baissé un mini chouïa depuis l’arrivée en ville de Spencer Dinwiddie, au global la saison de JB est une vraie réussite. Assurance tout risque en attaque, ça fait le job en défense même si on a vu mieux, mais avoir Jalen Brunson sur son backcourt en 2022 représente un atout assez incroyable. Un peu moins d’adresse qu’il fut un temps où il n’était qu’à quelques lancers d’un 50/40/90 de moyenne mais toujours aussi solide, et un statut de free agent à surveiller très fort dans quelques semaines, surtout si le coquin se sert des Playoffs pour faire grimper encore plus sa cote. Aujourd’hui Jalen est le substitut et/ou associé parfait de Luka Doncic, demain il fera jour, mais en 2021-22 le garçon fait partie des meilleures progressions de la saison et ça c’est un fait.

Stats 2020-21 : 12,6 points, 3,4 rebonds, 3,5 passes et 0,5 steal en 25 minutes

Stats 2021-22 : 16,3 points, 3,9 rebonds, 4,8 passes et 0,8 steal en 31,9 minutes

#9 – Tyler Herro (Heat)

D’un pur point de vue statistique on aurait pu le mettre plus haut, d’un point de vue leadership ça craquait même un Top 5, mais on fait encore ce qu’on veut alors expliquons-nous. Déjà, ce n’est peut-être pas une raison officielle mais Tyler Herro sera à n’en pas douter élu meilleur sixième homme de la Ligue alors jeune homme merci d’en laisser un peu pour les autres. Ensuite, la concurrence est telle qu’il nous paraissait difficile de le hisser plus haut que cette neuvième place. A titre très individuel ? Tyler Herro est officiellement passé cette saison de crack en devenir à crack tout court, transformant ses perfs passagères en perfs quotidiennes, transformant considérablement le jeu de son équipe lorsqu’il rentre sur le terrain mais, là encore, ceci rentre davantage dans la fiche de poste du 6MOY que du MIP. Quoiqu’il en soit le begey mérite à 200% d’être dans ce classement ne serait-ce que par la dimension qu’il a pris, le tout dans une équipe qui a au passage terminé la saison régulière en tête de la Conférence Est.

Stats 2020-21 : 15,1 points à 43,9% au tir dont 36% du parking et 80,3% aux lancers, 5 rebonds, 3,4 passes et 0,6 steal en 30,3 minutes

Stats 2021-22 : 20,7 points à 44,7% au tir dont 39,9% du parking et 86,8% aux lancers, 5 rebonds, 4 passes et 0,7 steal en 32,6 minutes

#8 – Anfernee Simons (Blazers)

Celui-là comme dirait l’autre : il est difficile à classer. Un premier tiers de saison où ça progresse, au scoring évidemment mais aussi et surtout à la distribution tel un vrai poste 1, puis un deuxième où le gamin explose absolument tout sur son passage suite au virage pris par les Blazers, et enfin un troisième où les mecs veulent tellement perdre qu’ils préfèrent carrément lui ordonner de ne plus jouer. En gros un tiercé MIP / MVP / DNP, mais au final les moyennes sur la saison sont folles et Anf s’est offert un statut de nouveau visage du futur de sa franchise. Poignet de feu, cannes de grand malade – on rappelle que le boug a déjà gagne un Dunk Contest – et vrai leadership, le gamin a tout et après une saison 2020-21 mi-figue mi-raisin le quatrième acte de la carrière du pick 24 de la Draft 2018 aura été celui de l’explosion. Un gamin qui aurait clairement pu aller chercher un podium MIP si son printemps ne l’avait pas conduit sur le banc aux côtés des 135 meilleurs basketteurs de la ville, mais pour faire grandir une franchise il faut parfois savoir mettre les chiffres persos de côté. Rendez-vous la saison prochaine, et le petiot sera clairement, encore, dans la course à la meilleure progression.

Stats 2020-21 : 7,8 points à 41,9% au tir dont 42,6% du parking et 80,7% aux lancers, 2,2 rebonds, 1,4 passe et 0,3 steal en 17,3 minutes

Stats 2021-22 : 17,3 points à 44,3% au tir dont 40,5% du parking et 88,8% aux lancers, 2,6 rebonds, 3,9 passes et 0,5 steal en 29,5 minutes

#7 – Desmond Bane (Grizzlies)

Constat assez contradictoire en ce qui concerne Desmond Bane car si le sophomore est de plus en plus bon de jour en jour, si son équipe ne cesse de gagner, de nous étonner et de nous enjailler, le pauvre arrière de Memphis est pourtant redescendu d’un cran dans notre ranking. Chelou ça, mais ceci s’explique rapidement tkt pa frèr. En premier lieu, si Desmond a explosé cette saison et n’a jamais ralenti la cadence, au point par exemple de s’emparer du record du sniper le plus prolifique de l’histoire de sa franchise sur une saison, la concurrence a réalisé l’exploit de faire aussi bien voire mieux, preuve de plus de la densité de notre classement cette saison. Puis il y a ce statut relou de sophomore qui pèse mine de rien dans le débat, non pas que l’on s’interdise de donner le MIP à un deuxième année mais disons que la progression statistique est fortement plus « logique  » et cela influe inconsciemment dans le développement de notre pensée. Pour finir on a préféré ici mettre en avant, beaucoup plus haut dans ce classement, la progression fulgurante de l’un de ses coéquipiers, spoiler ce n’est pas Jarrett Culver, alors on se dit finalement qu’un petit (gros) big up à Badass Bane en milieu de classement ce ne sera pas mal non plus. Ce qui n’enlève en rien l’exceptionnelle saison, border All-Star au cœur de l’hiver, d’un mec devenu en quelques semaines la deuxième option offensive de la deuxième meilleure équipe de la Ligue.

Stats 2020-21 : 9,2 points à 46,9% au tir dont 43,2% du parking et 81,6% aux lancers, 3,1 rebonds, 1,7 passe, 0,6 steal et 0,2 contre en 22,3 minutes

Stats 2021-22 : 18,2 points à 46,1% au tir dont 43,6% du parking et 90,3% du parking, 4,4 rebonds, 2,7 passes, 1,2 steal et 0,4 contre en 29,8 minutes

#6 – Jordan Poole (Warriors)

On continue dans la catégorie des mecs qui brûlent des ficelles, et Jordan Poole possède ici un statut assez spécial. Non content d’avoir vu son rôle et ses moyennes exploser cette saison, JP nous rappelle à chacune des ses perfs qu’il fut un temps où il concourait dans une autre catégorie : celle des joueurs les plus nuls de la NBA. On le dit parce qu’on assume l’avoir dit, on le dit parce que c’était vrai, mais aujourd’hui la volaille ne fait plus rire personne et s’est imposé comme bien plus qu’une simple rotation. Stephen Curry et Klay Thompson ont trouvé un troisième Splash Frère, chaque nuit de match est un potentiel carton du longiligne arrière, et le joueur de troisième année a su faire parler la poudre aussi bien en tant que sixième homme, malgré quelques matchs à devoir s’adapter au retour de Klay, que quand il fut lancé dans le cinq de départ, à 51 reprises tout de même. Joueur le plus adroit de la Ligue aux lancers donc ne faites pas faute sur lui, adroit, athlétique, clutch et plutôt constant, bref le complément parfait au Big 3 de Golden State, n’en déplaise à un certain titulaire canadien du All-Star Game 2022.

Stats 2020-21 : 12 points à 43,2% au tir dont 35,1% du parking et 88,2% aux lancers, 1,8 rebond, 1,9 passe, 0,5 steal et 0,2 contre en 19,4 minutes

Stats 2021-22 : 18,5 points à 44,8% au tir dont 36,4% du parking et 92,5% aux lancers, 3,4 rebonds, 4 passes, 0,8 steal et 0,3 contre en 30 minutes

#5 – Darius Garland (Cavaliers)

Le joueur de ce classement dont la progression statistique est la moins folle, mais comme dit en intro les chiffres ne font pas tout et c’est dans le ressenti que Darius a gagné nos voix dans cette MIP Race. Nommé All-Star pour la première fois de sa carrière et probablement pas la dernière, le meneur supersonique des Cavs a lâché une merveille de saison, et c’est lui et quasiment lui seul qui permet aujourd’hui aux Cavs de disputer une finale de play-in ce soir, tant les blessures ont tout fait ces dernières semaines pour briser l’élan du groupe de JB Bickerstaff. Quelques matchs manqués mais un retour fracassant et un rôle de franchise player assumé à 400%, et DG a donc confirmé ce dont on se doutait depuis deux ans : l’avenir des Cavaliers est entre ses mains de petit génie. Ja Morant bis dans le profil, leadership, clutchitude, dégoût du renoncement, moins aérien que le marsupilami de Memphis mais au dessus du lot en ball handling et footwork, le dossier est plus que solide et le voir évoluer et progresser au fil des matchs est une bénédiction pour nos mirettes. Darius fait partie de ces gars qui font déjà la NBA et qui la feront pour les quinze prochaines saisons, pas impossible d’ailleurs qu’à la vitesse où il va on le retrouve… dans ce même classement la saison prochaine, et un peu plus haut cette fois-ci.

Stats 2020-21 : 17,4 points à 45,1% au tir dont 39,5% du parking et 84,8% aux lancers, 2,4 rebonds, 6,1 passes et 1,2 steal en 33,1 minutes

Stats 2021-22 : 21,7 points à 46,2% au tir dont 38,3% du parking et 89,2% aux lancers, 3,3 rebonds, 8,6 passes et 1,3 steal en 35,7 minutes

#4 – Tyrese Maxey (Sixers)

Encore un sophomore, encore des discussions en interne entre le rédacteur de cet article et le rédacteur de cet article, et au final une décision unanime : on va le mettre au pied du podium, parce que quatrième c’est bien. Voilà mon argument et il est fou. Plus sérieusement ? Tyrese Maxey aura été phénoménal cette saison et on entre donc dans le clan de ceux qui si ils sont MIP y’a rien à dire. Propulsé sur le devant de la scène au rythme des bouderies de Ben Simmons, le T-Max de Philly a étincelé en attaque et il a bourriné en défense, claquant ça et là des cartons offensifs et ci et li des dingueries d’intensité dans sa partie de terrain. Une première partie de saison de leader, et quand James Harden est arrivé on s’est demandé très vite à quelle sauce serait mangée le statut du gamin dans l’équipe. La réponse ? ce coquin a été encore plus fort, profitant de la présence de All-Stars +++ à ses côtés pour se régaler davantage et proposer aux défenses un Big 3 offensif (Big 3,5 avec Tobias Harris) bien souvent insurmontable. Spécialiste des quatrièmes quart-temps, Maxey a fait oublier puissance 1000 son prédécesseur au poste 1 et s’impose désormais comme l’un des visages les plus excitants de la Ligue après deux saisons seulement chez les pros. Au pied du podium chez nous, « seulement », mais facteur X de ces Playoffs pour Philly, clairement.

Stats 2020-21 : 8 points à 46,2% au tir dont 30,1% du parking et 87,1% aux lancers, 1,7 rebond, 2 passes, 0,4 steal et 0,2 contre en 15,3 minutes

Stats 2021-22 : 17,5 points à 48,5% au tir dont 42,7% du parking et 86,6% aux lancers, 3,2 rebonds, 4,3 passes, 0,7 steal et 0,4 contre en 35,3 minutes

#3 – Miles Bridges (Hornets)

Il a commencé sur la plus haute marche de notre podium, puis il a lentement glissé mais ça ne veut en aucun cas dire qu’il a ralenti la cadence. La fin de saison de Miles Bridges avec les Hornets ne doit pas jeter le moindre froid sur son incroyable saison, sur son incroyable progression. Des chiffres qui ont quasiment doublé en attaque, et surtout un rôle lui aussi multiplié par dix dans l’organigramme. Les passes de LaMelo ball c’est bien, la puissance en un contre un encore mieux, et de son poste 3 MB a dominé une grande partie de ses défenseurs cette saison, tout en s’affirmant comme un rempart entre très passable et solide pour défendre son cercle. Avec un body pareil il vaut mieux mais encore fallait-il passer le cap entre ce statut de machine à highlight et celui de leader, et avec son meneur Kilomètres Ponts est LA belle surprise de cette saison 2021-22. Eligible pour un contrat en adéquation avec son talent dès cet été, possible que le tanké ailier tape haut dans les négos et sera justifié, tant il a prouvé qu’il était capable d’être un joueur qui compte dans cette Ligue. A Charlotte ou ailleurs, mais en tout cas la progression est aussi monstrueuse que sa détente et sa polyvalence toute neuve l’est presque tout autant. Allez hop, chez nous ça craque le podium, avant les vacances ça fait jamais de mal à l’ego.

Stats 2020-21 : 12,7 points, 6 rebonds, 2,2 passes, 0,7 steal et 0,8 contre en 29,3 minutes

Stats 2021-22 : 20,2 points, 7 rebonds, 3,8 passes, 0,9 steal et 0,8 contre en 35,5 minutes

#2 – Dejounte Murray (Spurs)

Là encore : interdiction totale de trop penser au play-in tournament. Oui Dejounte a (encore) craqué au play-in, mais sa saison reste en tous points phénoménale. Élément centro-central de la saison étonnante des Spurs (dixièmes à l’Ouest alors qu’on leur promettait plutôt la treizième), Dejounte est devenu en 2022 un vrai farnchise player, la plaque tournante de son équipe, en attaque comme en défense s’il vous plait. Seulement devancé par Gargantua Jokic au classement des triples-doubles, DM a glissé dans nos DM et nous a offert une saison incroyable, faites de délices offensifs et de matchs gagnés à la force de son talent. La moyenne de puntos a explosé, au playmaking on en parle pas, et avec un peu plus de recul c’est vraiment cette impression de domination que l’on retient au soir de cette saison, ce statut de capitaine de route qui porte les gamins sur ses épaules parfaitement dessinées oui on est un peu amoureux ici. En pleine confiance et disposant de tout le trousseau de clefs du camion Spurs, Dejounte en a profité pour devenir All-Star, ça valide quand même pas mal une saison réussie, pour aller toper, également, le trophée (il existe ?) de meilleur intercepteur de la Ligue, et pour nous laisser globalement pantois devant ses perfs quotidiennes. Petit Dejounte est devenu grand, l’avenir est brillant à San Antonio, en tout cas au poste 1.

Stats 2020-21 : 15,7 points à 45,3% au tir dont 31,7% du parking, 7,1 rebonds, 5,4 passes, 1,5 steal et 0,1 contre en 31,9 minutes

Stats 2021-22 : 21,1 points à 46,2% au tir dont 32,7% du parking, 8,3 rebonds, 9,2 passes, 2 steals et 0,3 contre en 34,8 minutes

#1 – Ja Morant (Grizzlies)

And the winner is…. JA MORANT, bien sûr. Incroyable, le meneur des Grizzlies a tellement été mentionné dans la course au MVP au plus fort de sa domination… qu’on en a presque oublié son incroyable progression. Révélé aux yeux du grand public lors du dernier play-in, Ja est passé de frisson potentiel dans le futur à joueur le plus recherché sur YouTube en l’espace de quelques semaines, et ses déclas de début de saison ne font absolument plus rire personne. « Toi t’es un Top 5 meneur en NBA ? Laisse-moi rire, en fait… tu serais pas Top 2 finalement ? », voilà à peu près la réaction de nous tous ici, et aujourd’hui Ja Morant est bien plus qu’un MIP en puissance puisqu’il fait tout simplement partie des meilleurs joueurs de la Ligue TOUT COURT, à l’orée de Playoffs qui pourraient écrire quelques pages de plus de sa légende naissante. Il y a eu Derrick Rose en 2011, Blake Griffin en 2012, mélangez le tout et vous obtenez Ja Morant, phénomène de foire couplé à un incroyable basketteur et qui a rajouté l’adresse, la constance, la clutchitude et l’insolence à ses incroyables aptitudes physiques. En bref, Ja Morant devrait bel et bien être élu MIP cette saison, mais félicitez-vous surtout d’avoir été là à la naissance de ce crack. Parce que ça, c’est le genre de choses que vous pourrez raconter à vos gamins.

Stats 2020-21 : 19,1 points à 44,9% au tir dont 30,3% du parking et 72,8% aux lancers, 4 rebonds, 7,4 passes, 0,9 steal et 0,2 contre en 32,6 minutes

Stats 2021-22 : 27,4 points à 49,3% au tir dont 34,4% du parking et 76,1% aux lancers, 5,7 rebonds, 6,7 passes, 1,2 steal et 0,4 contre en 33,1 minutes

Dix noms, trois ou quatre de plus qui auraient mérité de figurer dans la liste et, finalement, quatre ou cinq qui méritent de rafler la mise sans que l’on n’ait trop grand chose à y redire. Dans quelques jours on connaitra les trois finalistes et l’entonnoir se resserrera un peu, nous on a fait le job alors à vous de faire le vôtre. La suite ? Dans les commentaires et on en parle ?

Sources : basket reference et espn

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