Lakers

Harcelé, Russell Westbrook ne souhaite plus que sa famille vienne aux matchs : « Je n’ai fait de mal à personne. C’est juste un jeu »

Russell Westbrook 8 mars 2022

Russell Westbrook en a ras-le-bol.

Source image : Youtube

Russell Westbrook s’est récemment exprimé sur le mal-être vécu par lui et sa famille. La cause ? Des moqueries et insultes répétitives visant son niveau de jeu. Un harcèlement qui le pèse, à tel point qu’il ne souhaite plus que sa famille assiste aux matchs des Lakers. Quelle tristesse d’en arriver là.

Depuis qu’il est en NBA, Russell Westbrook n’a jamais fait l’unanimité. Que ça soit dans l’Oklahoma, à Houston, Washington ou Los Angeles, Brodie a toujours été dans le viseur des fans, tantôt pour l’ovationner, mais aussi pour le descendre. Sous le maillot pourpre, son niveau de jeu est bien en deçà des attentes. À tel point que les attaques visant sa personne ont considérablement augmenté : d’idole incontestée au Thunder, à tête de Turc sur Hollywood Boulevard. Ce lundi, en conférence d’après-match, Russell Westbrook s’est livré comme rarement, laissant paraître une vulnérabilité qu’on ne lui connaissait pas. Le basket-ball n’est qu’un jeu, après tout. Il le dit si bien.

« C’est très malheureux. C’est comme ça depuis le début de ma carrière. J’ai été béni et très reconnaissant envers ceux qui m’entourent et qui me soutiennent, mais la diffamation de mon nom, de mon caractère, de ce que je suis en tant que personne n’est pas justifiée. Je n’ai rien fait à personne. Je n’ai fait de mal à personne. Je n’ai rien fait d’autre que de jouer au basket d’une manière qui peut déplaire aux gens, et ce n’est qu’un jeu. C’est juste un jeu. » – Russell Westbrook

Si encore ça ne touchait que sa personne, le meneur passerait sûrement outre, mais c’est bien sa famille que visent – et touchent – certaines critiques. Père de trois enfants, Russell Westbrook est marié. Il lui tient logiquement à cœur de préserver sa famille du harcèlement.

« Ça m’a vraiment frappé l’autre jour. Ma femme et moi étions à une réunion parents-professeurs pour mon fils, et le professeur m’a dit : « Noah, il est si fier de son nom de famille ». Il l’écrit partout, il l’écrit sur tout, il le dit à tout le monde, il se promène et dit ‘Je suis un Westbrook’. C’est mon nom de famille. Et je suis resté assis là, en état de choc, et ça m’a frappé, comme si c’était une catastrophe. Je ne peux plus permettre aux gens – en disant Westbrick, par exemple – de faire honte à mon nom. Mon nom est un héritage pour mes enfants […]

Ça les affecte, même quand ils vont aux matchs. Je ne veux même pas emmener mes enfants au match parce que je ne veux pas qu’ils entendent les gens appeler leur père par des surnoms sans raison parce qu’il joue au jeu qu’il aime, et c’est devenu si mauvais que ma famille ne veut même pas aller aux matchs à domicile. À n’importe quel match. »

« Quand je suis harcelée quotidiennement à propos de matchs de basket et qu’on souhaite des obscénités ou la mort pour moi et ma famille, parce que vous exprimez votre « vérité », il m’est difficile d’accepter ça. » – Nina Westbrook

En NBA, les joueurs sont tous victimes de moqueries et d’insultes, voire même de menaces, lorsqu’ils ne répondent pas aux attentes des « fans ». C’est également ce qu’a pu vivre notre Nicolas Batum national à Charlotte, victime de critiques blessantes, touchant également sa famille. Sa compagne, Lily Batum, a soutenu publiquement la famille Westbrook.

Cet été, Russ pourrait s’extirper de Los Angeles pour retrouver un petit marché et subir moins de pression. Il est aujourd’hui insupportable de voir de « simples joueurs » et leurs familles être menacés sous couvert d’anonymat, juste pour un tir manqué. Comme l’avait confié Dennis Rodman dans The Last Dance, d’ailleurs. « Les gens ne comprennent pas que ce n’est pas le basket que nous devons gérer dans cette équipe. C’est la pression des conneries, vous savez. Je jouerai gratuitement, mais vous êtes payés pour les conneries après avoir quitté le terrain. La pression du public, la pression des médias ».

1 Comment

1 Comment

  1. Dam Dou

    8 mars 2022 à 14 h 33 min at 14 h 33 min

    Et encore, on atteint pas le niveau de débilité vu dans certains stades de foot européens. Les cris de singes, les objets lancés sur le terrain, etc

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top