Old-School

La vidéo du jour : « Shaquille O’Neal’s Greatest Stories », 30 minutes d’histoires passionnantes sur (peut-être) le joueur le plus dominant all-time

Shaquille O'Neal 21 mai 2021

Shaq, le seul et l’unique.

Source image : YouTube

Le basket, c’est évidemment des performances, des stats, des grands matchs. Mais le basket, c’est aussi et surtout des histoires. Des histoires qui participent souvent à la légende de certains joueurs ou qui donnent un regard différent sur ce qu’on connaît déjà. Un certain Nick Smith a eu l’excellente idée de rassembler les meilleures stories des grandes stars NBA d’hier et d’aujourd’hui, et la compil’ concernant Shaquille O’Neal est particulièrement épique.

Shaq, le joueur le plus dominant de l’ère moderne. Shaq, l’homme aux 50 surnoms différents. Shaq, le mec qui aimait déconner quand il ne défonçait pas tout sur les parquets. Shaq quoi. L’un des plus grands basketteurs de l’histoire et un personnage clairement à part. Alors s’il y a bien un gars qui a beaucoup d’anecdotes à raconter ou sur qui on peut raconter beaucoup d’anecdotes, c’est lui. La preuve avec cette compilation de 30 minutes qui regroupent un grand nombre de stories, provenant à la fois d’anciens coéquipiers comme d’anciens adversaires et bien évidemment de Shaq lui-même. Certaines sont connues, d’autres beaucoup moins, mais toutes valent le coup. Petite sélection maison, la vidéo complète est juste en-dessous.

Le jour où Dirk Nowitzki a dû défendre sur Shaq et s’est pris 46 pions dans la tronche

« Shaq était au top de son jeu, les Lakers gagnaient tous les ans. Il était inarrêtable. Mon coach Don Nelson m’avait mis sur Shaq, il voulait que je m’oppose à lui à chaque fois qu’il passait la moitié de terrain et que je le suive partout. Et dès qu’ils lui donnaient la balle, le grand Shawn Bradley devait venir en aide pour le trapper. On pensait que ça allait marcher. […]

Quand il a eu la balle dès le début du match, il a joué des coudes au milieu de nous deux avant de dunker le plus fort possible. La fois suivante, pareil. Le plan n’a pas marché du tout. On était tous les deux beaucoup trop frêles pour le tenir. Il a terminé avec genre 46 points, il n’a pas arrêté de dunker sur nous. »

Kobe Bryant (ancien coéquipier aux Lakers) : « Si Shaq avait bossé, il aurait été le plus grand joueur de l’histoire »

« Shaq aurait été le plus grand joueur de l’histoire [s’il avait eu la même éthique de travail de Kobe, ndlr.]. C’est sûr. Il représentait une force que je n’avais jamais vue auparavant. C’était fou. […] Il était sans pitié, il était méchant, il était compétitif, il était vindicatif. J’aurais aimé qu’il soit plus souvent à la salle, j’aurais pu avoir 12 putains de bagues. »

Brian Scalabrine : « J’ai failli laisser tomber la NBA »

« À chaque rebond offensif de Shaq, on devait faire faute car il ne tirait qu’à 50% aux lancers-francs, et on ne devait surtout pas lui accorder un and-one. Shaq a pris un rebond offensif, et j’étais derrière lui. Il voulait remonter au panier et j’étais du genre, ‘je dois faire faute sur Shaq’. De toutes mes forces, avec mes deux mains, je l’ai pris aux épaules et je me suis dit, ‘je vais le détruire, ça va être sale’, mais dans le même temps je suis effrayé parce que c’est Shaq. […] Et lui il remonte pour dunker. À ce moment-là je me dis qu’il va me botter le cul. Mais il ne m’a même pas calculé, il est juste allé sur la ligne des lancers-francs. J’aurais préféré qu’il me botte le cul car j’avais l’impression d’être insignifiant. J’ai failli laisser tomber la NBA à ce moment-là. »

Les anecdotes croustillantes de Mark Madsen (ancien coéquipier aux Lakers) 

« Un jour, il a débarqué dans le vestiaire et a demandé, ‘Qui roule dans une Toyota Astro Van ? ». J’ai levé la main pour dire que c’était moi. Il a répondu ‘tu ne vas pas arriver avec ça au Staples Center’. Du coup, il m’a emmené pour aller acheter une nouvelle voiture et a même proposé de mettre 5 000 dollars. On est arrivés chez le concessionnaire auto et Shaq a dit, ’emmenez-moi tout de suite chez le manager’. Une fois chez le manager, il dit, « Monsieur le manager, c’est Mad Dog, je vais lui acheter une voiture’. Je suis reparti avec une Chevrolet Tahoe. J’ai quand même insisté pour la payer. Mais ensuite, on est allés dans un magasin de vêtements et il a allongé 7 000 dollars pour m’acheter une paire de jean différente pour chaque jour. Et derrière on a enchaîné par un magasin de montres, où il a acheté une nouvelle rolex pour chaque membre de l’équipe. »

L’hommage de Dwyane Wade (ancien coéquipier au Heat) à Shaq

« Les trois joueurs aux côtés desquels j’ai le plus appris, c’est Shaq, Zo et LeBron. Je ne parlais vraiment pas beaucoup au début, j’étais introverti, je ne montrais pas ma personnalité. Shaq m’a aidé à m’ouvrir. Il m’a donné le surnom de Flash, et je me transformais en ce personnage. J’ai commencé à dire un peu plus ce que je pensais, à m’imposer plus. Il a fait ressortir ce côté-là en moi. »

L’anecdote de Shaq derrière son career-high face aux Clippers (61 points)

« C’était le jour de mon anniversaire. J’avais une soirée de prévu après le match et tout au long de la journée, je me suis occupé de l’organisation. Comme on dominait toujours les Clippers, je comptais laisser les clés à Rick Fox et Kobe. J’avais même prévu de prendre deux fautes rapidement pour rejoindre le banc. J’arrive au match, je suis complètement crevé car je n’avais pas fait ma sieste habituelle avant la rencontre, j’étais allé chez le bijoutier, je devais récupérer mon costume, laver la voiture…

Le match commence, et les Clippers nous mettent la misère. Et Phil [Jackson, ndlr.] commence à me crier dessus, les gars commencent à me regarder. Je dis, ‘OK, donnez-moi la balle’. Il y avait Kareem Abdul-Jabbar sur le banc, je crois qu’il était assistant coach aux Clippers. J’ai marqué un sky-hook pour lui rendre hommage, mais il a baissé la tête. J’étais super énervé. Phil mettait en place des systèmes mais j’étais du genre, ‘non on ne va pas faire ça maintenant, donnez-moi la balle tout le temps’. Kareem donnait des consignes aux défenseurs pour m’arrêter et je voulais lui rendre la monnaie de sa pièce. […] J’étais à 30 points et je me disais, je peux arriver à 40, puis 50. Une fois à 50, les gars voulaient que j’atteigne les 60. J’ai fini à 61 mais j’étais un peu énervé envers Phil car il m’a sorti à cinq minutes de la fin, j’aurais pu atteindre les 70 voire les 80. Et ensuite, j’ai passé une super soirée. »

Allen Iverson : « Je voulais être mini-Shaq »

« Il était effrayant. C’était le gars que tu admirais et que tu respectais pour sa capacité à dominer des deux côtés du terrain.

Après mes matchs face aux Lakers, je me la ramenais beaucoup auprès de mes potes. Je leur disais, ‘tu as vu le lay-up que j’ai mis face à Shaq ?’. […] Cela m’a donné un surplus de confiance en moi. Je pensais, ‘si je peux marquer face à Shaq, je peux marquer contre n’importe qui’. Je voulais être mini-Shaq sur le parquet. »

Joueur incroyablement dominant, mais aussi généreux, fun et représentant une grande source d’inspiration, Shaq était tout ça à la fois. Et c’est pour ça qu’on l’aime.

Source texte : Nick Smith NBA

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top