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Les Kings au bord de l’implosion : 10ème défaite en 12 matchs, encore une perf malaisante, la trade deadline approche, ça va péter à Sacramento

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Les Kings ne peuvent pas continuer ainsi, impossible.

Source image : montage nba league pass

Plus que deux semaines avant la trade deadline 2022, et chaque équipe se positionne différemment à l’approche de ce grand événement. Si les Hawks ont décidé de se tourner vers le positif avec une 5ème victoire de suite, les Kings eux ont subi cette transformation en se prenant une nouvelle tarte dans la gueule. Défaite 121 à 104, la 10ème en 12 matchs pour les potes de Tyrese Haliburton. Attention à l’explosion.

Que pouvait-il y avoir comme symbole plus humiliant.

Que pouvait-on demander de plus affligeant, que de voir Lou Williams taper un dunk en plein trafic et Danilo Gallinari dunker en reverse, dans une large victoire des Hawks.

Il y a des défaites, et des défaites honteuses. Il y a des manières différentes, et il y a des combo. Mardi soir, les hommes d’Alvin Gentry étaient en déplacement à Boston sans plusieurs joueurs et la douche avait été violente pour Sacramento. Une défaite de 50 pions en étant mené de 60, le genre de performance qui vous donne une seule envie, celle de vous mettre à un autre sport. Heureusement avec le calendrier NBA, les soirées désastreuses peuvent vite être balayées puisque les Kings se déplaçaient le lendemain à Atlanta. Un match assez bien démarré par les Californiens, notamment sous l’impulsion de Davion Mitchell, et forcément on se mettait à y croire. Allez, ça va le faire ! Sursaut d’orgueil, on pourrait même avoir droit à un match serré. Si les Marvin Bagley et compagnie se retroussent les manches et ne veulent pas vivre 24h en enfer, ils vont forcément proposer mieux. Au pire, défaite, mais au moins tu t’es battu.

Oui, et bien non.

Une fois le premier quart terminé, la soirée va se transformer en mixtape pour les Hawks, qui vont laisser leur banc rouler sur celui des visiteurs. Onyeka Okongwu pour faire le show dans la peinture, Bogdan Bogdanovic qui fait son retour et en colle 18 sur son ancienne équipe, ce qui était une soirée prometteuse va en fait devenir la prolongation du désastre de la veille à Boston avec un différentiel moins violent mais une manière toute aussi déprimante. Inutile de vous raconter la suite de cette rencontre qui n’en était pas vraiment une, et quelque part là n’est pas le plus important. Il est dans cette triste réalité à Sacramento, celle d’un groupe qui sait très bien ce qui va se passer dans les 15 prochains jours et n’a aucunement envie de se défoncer pour le nom au devant du maillot. On pourrait en effet pointer les joueurs du doigt et dire, c’est honteux, shame avec une grosse cloche, comment ça se fait, bombardement de tomates à la gueule d’Alex Len et tout le tintouin. Mais en même temps, comment demander à cette équipe d’agir professionnellement ? Comme nous avons développé et allons le développer dans les jours à venir, tous les indicateurs pointent vers plusieurs transferts, de plusieurs joueurs. Monte McNair et les décisionnaires de Sacramento sont en train de confectionner une bombe, la seule chose qu’on ne sait pas c’est quelle taille fera-t-elle. Est-ce qu’elle inclura De’Aaron Fox ? Tyrese Haliburton ? Qui va rester le 11 février prochain ?

L’évidence ne peut plus être évitée. Non, ce n’est pas une question de stratégie, d’effort, de rotations ou de leadership. Cette équipe de Sacramento est en train de nous montrer, visuellement, ce qu’on a déjà connu dans l’histoire de la NBA. Un effectif au sein duquel personne n’est à l’abris, personne ne connaît vraiment son avenir dans la région, et donc le niveau de jeu est à la hauteur de l’instabilité générale. Alors oui, on a eu quelques bribes ici ou là, à droite à gauche. De propriétaires qui visent kle play-in tournament, pourquoi pas. De stratèges qui refusent d’intégrer Fox et Haliburton dans le moindre trade, beh voyons. Un murmure dans tel couloir, une blague dans tel podcast, c’est le libre-service de la farce et tout le monde sort son popcorn pour regarder ce que les Kings vous nous réserver. Oui, il y a quelques chose d’amusant à voir cela de l’extérieur. Et en même temps, non. Il y a quelque chose de pathétique, et de dramatique pour les joueurs comme pour les fans. Peut-on vraiment évoluer dans un cadre aussi bancal ? Y a-t-il ne serait-ce qu’un début de ligne directrice, comme les pires équipes de la NBA ont essayé d’avoir ces derniers mois avec plus (Detroit) ou moins (Houston) de succès ? Alors oui, techniquement parlant, on peut vous dire que Sacramento est actuellement 13ème à l’Ouest, et qu’ils vont se développer à Philadelphie puis New York avant d’affronter les Nets à la maison. Oui, ça c’est tout à fait pertinent et consultable sur le net. Mais qui en a quelque chose à foutre, concrètement ? L’abandon tend la main, et le sablier commence à manquer de grains. Tout ce qu’on souhaite, c’est dépasser le 11 février. Pour l’amour du basket et des pauvres supporters qui doivent se coltiner cette horreur quotidienne.

Chaque équipe de NBA tente de fonctionner dans une sorte d’harmonie protocolaire, qui consiste à avoir un management ambitieux, des joueurs professionnels, des fans investis et donc une franchise stable. Ces éléments sont importants pour aller de l’avant. Sacramento aujourd’hui n’en a aucun. Ni un management ambitieux, donc impossible de compter sur des joueurs professionnels, et donc impossible de demander aux fans de rester engagés dans leur équipe. Faites péter cet effectif, c’est tout ce qu’on demande honnêtement.

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