Warriors

Stephen Curry crucifie les Rockets au buzzer : 6/21 au tir dans le match, qu’importent les péripéties quand la fin est heureuse

Curry

Liesse.

source image : NBA League Pass

Qu’importent les péripéties quand la fin est heureuse ? Une phrase qui semble fonctionner avec le basket-ball tant la ponctuation de ce Warriors – Rockets nous a réconcilié avec le cours du match : un step-back déclenché, une erreur rattrapée, une manière de s’excuser. Débrief.

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Eh, il est un peu spécial ce tir tout de même. Aussi fou que cela puisse paraître, ce fouetté de poignet est le premier vrai buzzer beater en carrière de Stephen Curry. On vous voit venir, non, celui contre le Thunder avait laissé 0,6 seconde dans le portefeuille du chrono. Si l’on dézoome l’individu, cela faisait depuis 2014 qu’un joueur des Warriors n’avait pas tué le match sur la sonnerie : le dernier était Andre Iguodala avec un 3-points assassin contre les Hawks en 2014. Huit ans plus tard, le Chef remet ça en solitaire sans Klay Thompson, Draymond Green et Andre Iguodala, tous les trois out pour cette rencontre. Pas d’affolement pour le second Splash Bro, Klay ne dispute tout simplement pas les back-to-back et reprend tranquillement le rythme de la compétition. Pour la réception des Rockets, Steph Curry a donc pu compter sur Otto Porter Jr. (13 points et 7 rebonds) et Jordan Poole (20 points) afin de maintenir les Warriors dans la rencontre. Avec du recul, la formule « Steph Curry a donc pu compter sur Otto Porter Jr. et Jordan Poole afin de maintenir les Warriors dans la rencontre » ne serait absolument pas passée inaperçue il y a deux ans. M’enfin, le match s’est terminé de la plus belle des manières avec un step-back à mi-distance parfaitement exécuté.

« C’est un sentiment différent quand c’est un vrai buzzer. C’est bon de savoir ce que ça fait, enfin. » – Stephen Curry, après son buzzer beater face aux Rockets

Le meilleur tireur de l’histoire qui lâche un 5/20 au tir, cela ne pouvait pas se terminer de la sorte. Ce vendredi, la feuille de match du Chef a même – le temps de quelques minutes – affiché un pourcentage de 1/11 à 3-points. De quoi glisser bon nombre d’arguments sous les oreillers de ceux qui n’attendent que la chute de Stephen Curry. Mais le frottage de mains vicelardes n’a duré qu’un temps et, devant une équipe de Houston bien homogène (6 joueurs à plus de 10 points), le septuple All-Star a octroyé une victoire ô combien importante aux siens. Les Californiens n’y sont plus en ce début d’année 2022, et le dernier revers face aux Pacers aurait pu laisser des traces conséquentes. Même lorsque l’étau se resserre – que les Grizzlies sont dans le rétro’ et que les Suns prennent le large – ces Warriors-là ne semblent jamais paniquer et préfèrent taper une danse (déjà virale) pour célébrer le buzzer. Pourquoi Kevin Porter Jr. n’a-t-il pas donné la faute qu’il pouvait donner ? Le réflexe est un poco compliqué à prendre et l’initiative davantage. Tiens, on en place une pour Jalen Green et son 0/11 au tir dont 0/5 depuis les sept mètres. Sans le gros double-double de Christian Wood – 19 points, 15 rebonds, 2 interceptions et 2 blocks à 54% au tir dont 3/5 à 3-points -, les Rockets n’auraient jamais pu garder la tête hors de l’eau sur la durée du match. Merci pour le spectacle, alors.

Pas des plus agréables à regarder, ce Warriors – Rockets a au moins eu le mérite d’enfanter l’une des actions de l’année. Pour un premier buzzer beater en carrière, il y a de meilleurs contextes, mais celui-ci Steph le prend largement.

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