Equipes

Les Warriors 2021-22 sur les mêmes bases qu’en 2018 : les similitudes sont flippantes, et dire que Klay Thompson n’est même pas encore là…

Stephen Curry Draymond Green

Reste à voir si ça va se terminer également par une bague…

Source image : NBA League Pass

En s’imposant sur le parquet du Jazz ce week-end, les Warriors viennent de prouver une nouvelle fois qu’ils sont bien de retour au top. Après 35 matchs, les hommes de Steve Kerr affichent un bilan de 28 victoires pour 7 défaites, c’est-à-dire exactement le même bilan que les Warriors version 2017-18, qui sont les derniers à avoir décroché le titre NBA. Cependant, les similitudes ne s’arrêtent pas là avec les grandes équipes de ces dernières années à Golden State. 

Les chiffres

C’est un certain Shane Young de Forbes qui a pondu ce beau tableau qui compare le niveau des différentes équipes de Golden State depuis l’arrivée sur le banc de Steve Kerr en 2014-15, qui correspond véritablement à la première saison de la dynastie Warriors (cinq finales consécutives, trois titres NBA). Et très vite, on peut voir les similitudes dans les chiffres entre les Warriors de cette année et les versions précédentes, en particulier celle de la campagne 2017-18. Même bilan (28 victoires – 7 défaites), efficacité offensive (112,9 points pour 100 possessions en 2018, 112,0 cette année) et défensive (102,9 en 2018, 102,1 cette année) quasiment similaires, idem pour le rating global (10,0 en 2018, 9,9 cette année) qui est tout simplement le meilleur dans toute la NBA. Autant de chiffres qui illustrent à quel point Golden State est redevenu cette machine collective qui domine des deux côtés du terrain, ce qu’on n’avait pas vu depuis le départ de mister Kevin Durant vers Brooklyn à l’été 2019. La saison 2019-20 fut évidemment marquée par les blessures de Stephen Curry et Klay Thompson, saison au terme de laquelle Golden State avait terminé dans les bas-fonds du classement après cinq longues saisons au top. La fin de la dynastie ? C’est ce que beaucoup pensaient, les Warriors n’arrivant pas à retrouver les Playoffs l’an dernier malgré les exploits offensifs de Curry et une défense plutôt performante dans l’ensemble. Mais aujourd’hui, on a comme l’impression d’être de retour plusieurs années en arrière et ce sentiment concernant les Warriors est assez global à travers le monde de la NBA.

« Golden State a vraiment l’air très solide aujourd’hui, et je déteste voir ça. Je n’aime pas du tout ça. Cette p*tain d’équipe me fatigue. »

– Austin Rivers, joueur des Nuggets

Les Warriors, seule équipe à ne pas avoir perdu deux matchs de suite cette saison

C’est une stat qui passe plutôt inaperçue mais qui signifie beaucoup. Depuis le début de la saison, les Warriors n’ont jamais perdu deux matchs de suite. Un fait qui démontre non seulement la solidité globale du groupe, mais aussi sa capacité d’adaptation et de réaction après avoir trébuché. Dans une saison régulière de 82 matchs où pratiquement toutes les équipes connaissent des hauts et des bas, probablement encore plus dans le climat COVID actuel, on peut parler d’exploit même si les Dubs ont plutôt été épargnés par les absences en comparaison à d’autres franchises. Preuve de la difficulté de la tâche, aucune autre équipe ne peut en dire autant aujourd’hui. Ni Phoenix, ni Utah, ni Brooklyn, ni Chicago, ni Milwaukee, au-cune. Et devinez quoi, cela fait un autre point commun avec les Warriors de la saison 2017-18. Cette version-là des Dubs avait connu sa première série de défaites au début du mois de février 2018 seulement, avant de connaître une deuxième partie de campagne plus compliquée à cause notamment de plusieurs bobos.

Une profondeur qui fait la diff’

Le coach Steve Kerr l’avait déjà dit en début de saison : les Warriors de cette année lui rappellent ceux de la dynastie entamée en 2015.

« Ce qui est similaire, c’est l’alchimie qui existe dans l’équipe, ainsi que l’altruisme et la profondeur de l’effectif. On a une équipe remplie de gars en qui j’ai confiance pour les faire jouer. Cela me rappelle 2015 quand on avait Leandro Barbosa, Shaun Livingston, tous ces gars-là qui sortaient du banc et qui étaient vraiment de bons joueurs. « 

Une profondeur qu’on a pu voir particulièrement au cours des dernières échéances de Golden State, qui est allé s’imposer contre une équipe de Memphis en pleine bourre puis sur le parquet des Suns à Noël sans la présence d’Andrew Wiggins, Jordan Poole ou encore Damion Lee, avant d’aller gagner sur le terrain du Jazz sans le leader défensif et émotionnel Draymond Green. Alors oui, au milieu de tout ça, il y a eu cette défaite à la maison contre des Nuggets diminués qui fait forcément un peu tache mais globalement, le collectif californien est en full effect actuellement. Gary Payton II, Otto Porter Jr. (coucou les Cactus), Nemanja Bjelica, Jonathan Kuminga, Kevon Looney, Andre Iguodala… les contributions sont aussi nombreuses que précieuses et permettent à Golden State de taper les poids lourds même sans être au complet. Les noms ont changé depuis les années 2015-19, mais le slogan « Strength in Numbers » est plus que jamais d’actualité.

Une marge de manœuvre flippante

Bien évidemment, aujourd’hui, les Warriors ne possèdent pas un roster version Team USA comme cela fut le cas à partir du moment où Kevin Durant a décidé de sortir de sa zone de confort pour rejoindre Golden State en 2016. Autour de Stephen Curry et Draymond Green, il n’y a plus de KD, et le Splash Brother Klay Thompson n’est toujours pas revenu sur les parquets. Sur le papier, Golden State est donc moins impressionnant car le star power est moins marqué qu’à l’époque, par contre la marge de manœuvre des Warriors fait à nouveau flipper. Golden State possède le meilleur bilan de la NBA alors qu’on attend toujours le retour de Klay, rien que cette phrase peut donner des sueurs froides à la concurrence. Les Warriors sont dans le Top 5 de la Ligue à l’efficacité offensive et l’un des plus grands snipers de l’histoire va venir les renforcer dans pas longtemps. Et dans le même temps, pour couronner le tout, les Dubs possèdent également la meilleure défense de la NBA.

Bref, beaucoup de cases sont cochées et on ne s’attendait pas à une telle domination avant même le retour de Thompson. Avec ce dernier, certains imaginaient certes la renaissance de la dynastie Dubs mais on n’en connaît pas beaucoup qui voyaient Golden State comme un prétendant au titre sans le Splash Bro. Le discours global, c’était plutôt « si Klay Thompson revient bien, attention aux Warriors ». Aujourd’hui le discours c’est plutôt : « Les Warriors sont de retour, qu’est-ce que ça va être quand Klay reviendra ?!? ». Le recrutement de joueurs bien adaptés au système de Steve Kerr et au duo Stephen Curry – Draymond Green (retour d’Iggy, arrivées de Bjelica et Otto Porter Jr.), les progrès significatifs des uns et des autres (Jordan Poole, Andrew Wiggins), les différentes contributions de role players (Gary Payton II, Damion Lee, Juan Toscano-Anderson, le pivot vétéran Kevon Looney, le rookie Jonathan Kuminga) et le fait plus général de privilégier les résultats à court terme au développement représentent autant d’éléments qui ont permis à Golden State de redevenir une grosse machine collective. Une machine qui rappelle plus que jamais les équipes championnes du passé.

Personne ne peut dire si les Warriors vont ramener un nouveau titre NBA dans la Baie de San Francisco dans quelques mois. Par contre, ce qui est sûr, c’est que les bases sont posées et que l’équipe actuelle a déjà tout ce qu’il faut pour retrouver les sommets pour la première fois depuis 2018. Tout ça alors que Klay Thompson patiente encore dans le tunnel avant de faire son grand retour très bientôt…

2 Commentaires

2 Comments

  1. Lolo87

    3 janvier 2022 à 14 h 21 min at 14 h 21 min

    Sauf que depuis, leur meilleur joueur joue dans une équipe adverse …

  2. florian padovani

    3 janvier 2022 à 15 h 41 min at 15 h 41 min

    Kevon looney va avoir 26 ans en fevrier,pas vraiment un veteran 😉

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