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Franz Wagner, la pépite d’Orlando qui séduit encore : 38 points sur la tête des Bucks, Top 3 dans la course au Rookie de l’année ?

Franz Wagner

Il y a un nouvel Allemand dominant en NBA.

Source image : @OrlandoMagic

Ce n’est pas souvent qu’on aime focus sur un joueur dans une défaite. Généralement, la plateforme est donnée en priorité au vainqueur, et cette nuit les Bucks ont assez logiquement écarté le Magic (127-110), malgré une petite frayeur au finish. Cependant, la story numéro 1 de ce match n’était pas à Milwaukee, elle était à Orlando : Franz Wagner a encore sorti une mixtape.

Evan Mobley, Scottie Barnes.

Cade Cunningham, Alperen Sengun.

Oh et Chris Duarte, et Jonathan Kuminga aussi tiens. Josh Giddey ? Cam Thomas !

Depuis plus de deux mois maintenant, la saison NBA a commencé et certains rookies se sont démarqués. Rentrant dans le coeur des fans ou des observateurs extérieurs, quelques jeunes ont su profiter de la place qui leur était donnée pour exprimer leur talent et donc sortir du lot. Cependant, à ce petit jeu, il y a parfois un cadre qui permet d’en entendre et d’en savoir plus sur un que sur d’autres. Si votre équipe est bonne par exemple (Cavs), on va plus vous mentionner (Mobley). Et si votre jeu est spectaculaire (Barnes), on va se permettre d’en rajouter une caisse. Mais que se passe-t-il si votre équipe est nulle ? Ou, pour préciser, que se passe-t-il si votre équipe tente de se battre mais elle est vraiment nulle dans ses résultats ? Et bien vous pouvez vite finir aux oubliettes. Ce qui est le cas de Franz Wagner, sélectionné en 8ème place de la Draft 2021 et dont l’équipe est aujourd’hui à 21 défaites en 28 matchs joués. Oui, Orlando est à chier. Et le premier à en pâtir, c’est le jeune Wagner. Un peu comme Herb Jones, dont on va parler en détail par la suite, et qui lui aussi fait ses dingueries en toute discrétion dans les galères de New Orleans.

Pourquoi écrire en détail sur Franz Wagner aujourd’hui ? Déjà pour sa performance en elle-même : 38 points à 12/20 au tir, 4/8 à trois-points, 10/10 aux lancers, accompagnés de 7 rebonds, 3 passes, 1 interception et 1 contre. Aucun rookie n’a atteint un tel total de points cette saison, pour commencer. Aucun joueur d’Orlando n’a montré autant de fight, aussi, dans une partie qui semblait perdue d’avance. T’as Milwaukee quasiment au complet qui débarque chez toi ? Que veux-tu espérer hormis une fessée ? Et bien justement, sans jamais quitter le match, Franz a fait le boulot et ses coéquipiers en ont fait de même pour tenter de faire un peu transpirer le champion en titre. Pour la performance en elle-même donc, il fallait écrire dessus. Mais pas seulement.

Lorsque vous suivez des matchs de NBA tous les soirs, il y a un flot d’informations, de performances, de victoires ou de défaites qui s’accumule à une vitesse folle. On a à peine digéré un résultat qu’on doit passer à la suite, c’est la folie de la saison régulière. Cependant, dans toutes ces rencontres, dans toutes ces performances, ces bons ou mauvais quart-temps, ces chouettes ou horribles déplacements, il y a des moments qu’on isole. Des moments que l’on oublie pas, car ceux-ci vont rester dans les mémoires. Alors vous allez me dire, frérot qu’est-ce qui t’arrive ? Une défaite d’Orlando face aux Bucks en plein mois de décembre, tu vas vraiment te souvenir d’un truc aussi banal ?

Oui.

Car il existe des performances durant lesquelles ce n’est pas un nombre de points ou une action qui font la différence, c’est un ensemble. Et dans l’attitude, dans le niveau de jeu présenté par Franz Wagner cette nuit, il y avait quelque chose d’autant évident que brillant. Vous n’attaquez pas Khris Middleton balle en main avec autant d’audace et d’efficacité. Vous ne contournez pas Giannis Antetokounmpo avec un euro-step avec autant de mobilité. Vous n’observez pas la défense adverse, et un Jrue Holiday qui vient vous presser, avec autant de patience. Vous ne vous donnez pas autant dans une rencontre aléatoire, des deux côtés du terrain, à un aussi jeune âge. Cette nuit, Franz Wagner a mis un point d’exclamation sur une campagne de rookie dont on ne parle tout simplement pas assez. La meilleure moyenne de points de la Draft 2021 ? C’est lui (15,6). Le garçon le plus agressif de sa cuvée tout en rentrant 36% de ses tirs à trois points ? C’est lui. Qu’Evan Mobley et les fans des Cavs se préparent, car il sera difficile de ne pas filer le trophée de Rookie du mois de décembre à l’Est à un autre garçon que Franz, lui qui va ponctuer le mois de Noël avec plus de 19 points, 5 rebonds et 3 passes de moyenne. Et peu de monde en parle, pas assez de monde en parle.

Envoyer des chiffres c’est une chose, mais la manière est importante. Et cette nuit, en voyant les réactions des joueurs des Bucks, en voyant les observateurs se regarder après chaque move de Wagner, il y avait quelque chose de spécial. Oui, ce match était peut-être banal pour beaucoup de monde, mais il ne l’était pas pour l’auteur. Quand vous en plantez 38 sur les champions en titre et qu’ils sont obligés de s’ajuster défensivement parce que vous êtes en train de mettre les défenseurs un par un dans la sauce, ça peut être pris pour un coup d’un soir, mais ça peut aussi être pris pour une performance exquise de plus après une longue lignée de beautés sur les parquets. Franz Wagner rentre dans la deuxième catégorie, assurément.

Ce n’est pas le joueur dont on va parler le plus, pour toutes les raisons expliquées plus haut. Mais si vous êtes curieux ? Regardez Orlando. Et regardez le jeune Franz Wagner, qui continue à progresser dans cette équipe du Magic et s’impose déjà comme une des perles de cette Draft 2021. La reconstruction sera longue, mais il y a déjà un crack assuré à développer dans les rangs de Floride.

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