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Evan Fournier monumental : 32 points à 6/13 à 3-points pour son premier match avec les Knicks, tout New York est dans sa poche droite

evan fournier

Evan Fournier a vécu son premier match comme dans un rêve.

Source image : NBA League Pass

Pouvait-il rêver mieux que ça ? Pouvait-il imaginer un tel démarrage, pour la nouvelle page de sa carrière à New York ? Dans un match complètement dingue face aux Celtics, son premier avec le maillot des Knicks, Evan Fournier a été monumental. Un carton offensif (32 points), des actions pleines de sang-froid, et une victoire à l’énergie qui lui permet d’entrer directement dans le coeur des fans de Gotham. Récit d’une nuit rêvée.

Evan l’avait dit, timidement mais avec fierté. Les Knicks étaient sa priorité cet été.

Un rêve de gosse, celui de porter le mythique maillot new-yorkais et sentir la pression d’un chaudron comme celui du Madison Square Garden. Un espoir, celui de permettre à cette équipe de retrouver les vraies hauteurs de la NBA. Cela ferait une pierre deux coups, pour lui et pour les fans de New York. S’il n’avait participé qu’à des matchs non-officiels jusqu’ici, le sniper formé à Charenton sentait que l’ambiance allait être chaude pour le premier vrai match de la saison. Antenne nationale ? Face aux Boston Celtics ? Son ancienne franchise et celle de Kemba Walker ? Dans une salle pleine à craquer avec Spike Lee et compagnie au premier rang ? Non, impossible de se foirer. Inenvisageable. C’est le genre de moment qu’il faut assumer et dans lequel il faut assurer. Ces moments qui sont gravés à jamais, dans votre mémoire comme celle de vos fans. Tout était réuni pour que ce mercredi soir soit un soir pas comme les autres concernant Evan.

Et sur cette plateforme ô combien stressante ? Fournier a rayonné.

C’est limite si on ne sait pas vraiment par quoi commencer, tant ce match a fait discuté toute la planète NBA. Est-ce que c’est un passage en force provoqué par Evan sur Jayson Tatum, le hurlement du Français qui suit en serrant les deux poings ? Est-ce que c’est une interception au milieu du terrain suivie par un dunk à deux mains, histoire de faire sauter le public du MSG ? Disons qu’il y a véritablement eu deux temps dans cette rencontre du Français. Il y a les trois premiers quart-temps, solides, carrés, droit dans ses bottes et ses standards. Du bon Fournier dans le texte. Et puis il y a eu ce money-time, quatrième quart et double-prolongation en bonus, dans lequel Evan est passé à un niveau phénoménal. Comme dans un jardin, son nouveau jardin, le Garden, enchaînant les bombes à trois-points sur des services de ses coéquipiers derrière les écrans. Déjà, en fin de temps réglementaire, le sniper voulait enterrer les Celtics une bonne fois pour toutes :

Avec un petit deux points derrière, ça sentait bon la win. On pouvait sortir le pinard et profiter du reste de la soirée. Mais Jaylen Brown et Marcus Smart vont passer par là, avec une fin de match complètement folle, deux flèches consécutives à trois points notamment. Evan, d’ailleurs, aurait pu passer du rêve au cauchemar, en venant doubler défensivement de manière hasardeuse sur la possession qui mène à ce call mythique de Mike Breen aux commentaires :

C’est à ce moment précis que la soirée de Fournier va basculer dans une autre dimension. Prolongations ? Pas de problème. Un énorme 3/3 à trois-points pour démarrer la période, des encouragements pour ses coéquipiers exténués, et des cris de rage isolés par les caméras new-yorkaises au moment de sanctionner Boston. Dans un Madison Square Garden en délire, ne comprenant pas trop s’il s’agissait du premier match de la saison ou d’un Game 7 de finale de conférence, Evan va tout simplement mettre les Knicks sur ses épaules, en duo avec Julius Randle. Par ici les séquences offensives, par ici la solution. Alors que par le passé, New York aurait demandé à Julius de tout régler tout seul comme un grand, le Français était cette fois bien content d’aider son nouveau coéquipier, et ce dernier le remerciait fortement après le buzzer.  « Je voulais juste être moi-même, aider mon équipe et prendre les bonnes décisions. Par-dessus tout, je voulais aider Julius. » Devant les caméras d’ESPN, forcément ça le fait grave. Et devant des milliers de fans new-yorkais qui attendaient justement ce type de comportement pour épauler Randle, on pouvait difficilement demander mieux. C’est donc sur une note parfaite, un point d’exclamation majeur, qu’Evan Fournier a ponctué sa première soirée avec les Knicks, dans un match dont il se souviendra certainement toute sa vie. Aurait-il pu mieux rêver ? Difficile à dire. Mais Vavane avait New York en priorité cet été, et il a montré dès son premier match que ce n’était pas pour visiter Staten Island en tongs tout au long de l’année.

 

32 points, 6 rebonds, 3 passes, 4 interceptions, 6/13 à trois-points, clutchissime dans le money-time, pour son 1er match avec les Knicks, son 1er match au Madison Square Garden, dans une victoire en double-overtime, en antenne nationale face aux Celtics. Mesdames et messieurs, Evan Fournier.

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