Wizards

Joel Ayayi repêché par les Wizards : une nouvelle chance dans les rues de la capitale, et y’a franchement la place

Joel Ayayi 16 octobre 2021

Rebirth.

source : YouTube

Plus tôt dans la semaine, le désarroi s’emparait de notre réveil lorsque l’on a appris que Joel Ayayi venait d’être coupé par les Lakers. Alors c’est vrai, l’ancien visage de Gonzaga ne partagera pas le dortoir des two-way avec son compatriote Sekou Doumbouya ? Pour le meneur, les rêves de NBA s’effacent brutalement dans les méandres de discussions désormais annexes et tout le monde – Frank Vogel le premier – pense à la G League pour la suite de sa carrière. Sauf que, c’était sans compter sur une offre salvatrice de la part de nos amis les Wizards. On débrief.

Comme l’envie de lâcher un bon gros mea-culpa en ce lundi matin, effaçant les années de vannes un peu lourdotes grattées sur les Wizards. Sans rancune, la franchise de la capitale vient de se dresser comme le mur qui sépare l’opprimé de son agresseur, c’est-à-dire Joel Ayayi des South Bay Lakers. Pour le guard tricolore, il était tout simplement inconcevable de se faire enfermer dans le placard aux tocards avant même d’avoir goûté aux joutes de saison régulière. Passer d’une saison XXL avec les Bulldogs de Gonzaga – malheureusement foirée en finale contre Baylor – pour finalement tomber dans l’oubli quelques mois plus tard, que reste-t-il si la suite n’est pas celle souhaitée ? Pas grand chose hormis des regrets, ce pourquoi la semaine de Joel Ayayi a dû être particulièrement riche en émotions, le frenchie alternant entre le rêve de NBA et un gommage de ce dernier. Un peu comme quand l’on se réveille après avoir conclu avec notre crush, que ce sentiment de frustration intergalactique envahit un esprit trompé, puis que l’on aperçoit un message à vocation tendancieuse venant d’un tiers féminin cette fois bien réel sur l’écran du téléphone. Selon Shams Charania, tout n’est pas perdu pour Jojo puisque les Wizards ont décidé de le repêcher sans perturber sa formule contractuelle. Le tricolore décroche ainsi une deuxième opportunité pour s’essayer au même but, celui de convertir son two-way contract en bail bien plus choupinet.

Pas le pire des gestionnaires, l’ancien Bulldog n’a sûrement pas eu sa nouvelle concurrence en poster dans sa chambre d’ado. On ne dit pas qu’Aaron Holiday, Raul Neto et Cassius Winston (compère de two-way) sentent la cage à hamster, simplement que le frenchie est tombé à point nommé pour se frayer un chemin sur le backcourt de la capitale. Ces gars-là peinent à structurer leurs offensives et même s’il n’était pas considéré comme le Jason Kidd de la NCAA, Joel Ayayi sait dérouler un système. De quoi apporter un peu de fraîcheur lorsque Raul Neto sortira de huit tours de raquette en 22 secondes, le genre d’orga qui perturbe autant l’attaque que la défense que ton oncle qui trouve que « aujourd’hui tout va trop vite ». Ceci étant, l’ami Ayayi pourrait également tenter de colmater une brèche sur le poste 2 où seuls Bradley Beal et Kentavious Caldwell-Pope squattent cette position. La qualité ne manque pas mais le nombre si, ce pourquoi les perspectives d’insertion sont agréablement nombreuses pour le frenchie. C’est soit passer les meneurs de seconde zone à l’arrière-plan, soit profiter des minutes laissées par deux valeurs sûres pour montrer de chouettes choses. Eh oui, le backcourt laisse la place à de la nouveauté, à condition que Joel se montre sous son meilleur jour, polyvalent et incisif.

En rebond instantané, Joel Ayayi s’en va retrouver Corey Kispert et Rui Hachimura – ses anciens potes de Gonzaga – et tenter de les imiter en se frayant une place garantie au sein du roster des Wizards. Il ne serait cependant pas étonnant que le frenchie participe à quelques matchs de G League tant ses sorties de présaison et de Summer League ont convié l’incertitude à son cas.

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top