Sixers

Doc Rivers fait du rétropédalage sur ESPN : « Mes propos ont été déformés, je pense qu’on peut gagner avec Ben Simmons »

Doc Rivers 21 juin 2021

Doc Rivers dans ses œuvres.

Source image : NBA League Pass

Après la défaite des Sixers lors du Game 7 des demi-finales de Conférence Est face aux Hawks, dans laquelle Ben Simmons était évidemment passé au travers, Doc Rivers et Joel Embiid s’étaient exprimés sur le cas de l’Australien, sans vraiment lui apporter le soutien qu’il attendait probablement. Le Doc est revenu sur cet épisode avec le journaliste d’ESPN Stephen A. Smith, et a accusé les médias d’avoir déformé ses propos. Prenez du pop-corn car c’est du lourd. 

« Je ne peux pas répondre à cette question, je n’ai pas la réponse à cette question là maintenant. » Voici littéralement la réponse de Doc Rivers lors de la conférence de presse post-Game 7, à la question du journaliste David Murphy (du Philadelphia Inquirer) qui voulait savoir si le coach considérait toujours Ben Simmons comme un meneur de jeu d’une équipe championne NBA. Pas forcément le genre de réponse attendue par le Boomer, qui a sans doute pris cela comme un manque de soutien, surtout de la part d’un entraîneur qui l’a défendu pendant toute la saison en disant à quel point il était un joueur génial et tout et tout. Vous ajoutez à ça les propos de Joel Embiid, qui n’a pas hésité à qualifier le « dunk refusé » de Simmons comme un gros tournant dans la défaite du Game 7, et vous vous retrouvez aujourd’hui avec un Ben qui ne veut plus mettre les pieds à Philadelphie pendant que les Sixers cherchent à le transférer. Bien évidemment, il y a beaucoup d’autres éléments qui expliquent cette situation et la fracture entre la franchise de Philly et Simmons, mais cette conférence de presse a clairement joué son rôle. Invité hier sur ESPN First Take où il a pu promouvoir son nouveau podcast « How to choke in the Playoffs » « It Was Said : Sports », Doc Rivers est revenu spécifiquement sur cet épisode pour Stephen A. Smith, en clamant que ses propos concernant Ben Simmons ont été déformés par les médias.

« Je veux corriger ça. J’aimerais que vous fassiez écouter ce que j’ai dit parce que je n’ai jamais dit ce qui a été rapporté. La question concernait Ben, et c’était la première question juste après notre défaite du Game 7. Ma réponse, c’était, ‘Je ne veux pas répondre à tout ça maintenant, je ne sais même pas comment répondre à ça’. Cela n’avait rien à voir avec Ben, je disais juste que je ne voulais pas répondre à ce genre de questions.

Ce qui m’a déçu, et je ne suis pas du genre à blâmer la presse, mais on m’a fait passer pour un gars qui a dit qu’on ne pouvait pas gagner avec Ben, mais je pense qu’on peut gagner avec Ben. J’ai dit ça à Ben le lendemain. Ce qui m’a vraiment déçu, c’est que le lendemain j’ai dit aux journalistes, ‘vous saviez tous de quoi je parlais’, mais personne n’a voulu entendre quoi que ce soit. Ils ont juste continué à raconter la même histoire. Je suis dans le sport depuis longtemps, et mes propos ont rarement été déformés, mais là c’était le cas. C’est comme ça. Ben le sait, Rich [Paul, l’agent de Simmons, ndlr.] le sait, et je le sais. »

Bon bon bon. Première chose à avoir en tête, la question concernant Ben Simmons n’était pas la première de la conférence de presse, mais la cinquième. Vous pouvez aller vérifier, plusieurs minutes s’écoulent entre l’arrivée de Doc Rivers sur le podium et la fameuse question de David Murphy. Déjà, pour une justification, ça commence mal. Ensuite, ça semble quand même un peu facile d’accuser les méchants médias pour mauvaise interprétation et déformation de propos. Quand vous dites « je n’ai pas la réponse à cette question » concernant la capacité de Ben Simmons à être le meneur d’une équipe championne, cela ne veut pas dire « je ne veux pas répondre à ça maintenant, mais je pense qu’on peut vraiment gagner avec Ben ». Forcément, aux yeux des médias, des fans et de ceux qui ont entendu sa déclaration, cette dernière sonne comme un aveu d’impuissance, et ensuite c’est très difficile de faire marche arrière. C’est aussi ce qu’on récolte quand on bichonne son joueur toute l’année en accusant les médias de toujours mettre en avant les points faibles de Simmons au lieu de souligner ses points forts. Ces points faibles ont coûté très cher aux Sixers en Playoffs, et Doc Rivers ne peut pas le contester. Alors oui, peut-être que Rivers ne voulait pas faire passer le message qu’il a fait passer (admettons). Oui, cela ne signifie pas non plus que le coach des Sixers ne croit plus du tout en Ben Simmons pour aider Philadelphie à gagner un titre, lui qui a effectivement montré sa confiance envers son joueur le lendemain du Game 7. Mais mettre tout ça sur le dos des journalistes des mois plus tard en plein divorce Simmons – Sixers, c’est un peu fort de café hein. Et puis bon, Doc le dit lui-même, il est dans l’univers NBA depuis de longues années. Il sait pertinemment comment fonctionne le monde médiatique. En disant ce qu’il a dit à propos de Ben Simmons, ou plutôt en n’apportant aucun soutien public à son joueur juste après cette défaite, cela ne pouvait qu’être interprété comme ça a été interprété. Qu’on soit clair, on ne blâme pas Rivers pour ce manque de soutien, car les limites de Simmons ont évidemment fait très mal aux Sixers et on peut légitimement avoir des doutes sur la capacité de Philly à gagner avec Ben. On lève juste les sourcils quand on voit ce genre de rétropédalage sur le dos des journalistes, parce que c’est quand même pas très convaincant…

Si Doc Rivers a confirmé la demande de transfert de Ben Simmons à Stephen A. Smith, il espère encore que son joueur reviendra dans l’équipe et pense que les Sixers peuvent toujours gagner avec le Boomer. Fidèle à lui-même, le coach a une nouvelle fois rappelé à tout le monde à quel point Simmons est un joueur fantastique et qu’il devait simplement progresser aux lancers-francs pour débloquer son jeu et aider Philly. Des propos sincères ou plutôt une tentative désespérée pour augmenter la valeur de Simmons alors que le dossier du Boomer est au point mort ? On vous laisse interpréter ça comme vous voulez. Mais attention, Doc vous surveille !

Source texte : ESPN First Take

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top