Old-School

Hall of Fame 2021 : Yolanda Griffith et Lauren Jackson, deux profils différents mais raccordés par la gagne

WNBA HOF

Profils bien différents, mine de rien.

Source image : YouTube

Elles sont deux visages des raquettes de WNBA, Yolanda Griffith et Lauren Jackson s’apprêtent à entrer au Hall of Fame. Deux intronisations méritées pour celles qui ont grandement participé à l’évolution du basket-ball féminin sur le sol américain. On présente les profils en quelques lignes pour ceux qui ne connaissaient pas, en attendant les festivités de soirée.

Entre ces dames, les points communs sont nombreux. D’abord, elles sont toutes deux les légendes d’une franchise : Yolanda Griffith chez les Monarchs de Sacramento, et Lauren Jackson avec le Seattle Storm. Ensuite, les récompenses – collectives ou individuelles – sont bien rangées dans leurs armoires respectives, quitte à être parfois dans la même, elles qui ont évolué ensemble pendant la saison 2008. Enfin, elles sont chacune habituées des raquettes de WNBA, mais à leur manière. Si Yolanda Griffith est cette petite intérieure d’1m93, solide sur ses appuis et pas la dernière à accepter le contact, Lauren Jackson peut quant à elle s’écarter de la zone des barbares pour décocher moyennant un pourcentage de 35% à 3-points, sur l’entièreté de sa carrière. Son profil est plus novateur et si elle a pris sa retraite en 2016, l’héritage laissé est comparable à celui d’un Dirk Nowitzki en NBA. Vainqueur du titre WNBA en 2004 et 2010, Lauren Jackson est élue MVP des saisons 2003, 2007 et 2010, liant ainsi la décennie de basket-ball féminin à son nom. Sa polyvalence est probablement l’un des plus développées jamais observées sur un parquet WNBA : auteure d’une moyenne de 23,8 points sur l’exercice 2007, elle est également nommée meilleur défenseure de la saison. À un tel niveau d’excellence, l’un va rarement avec l’autre, mais Lauren Jackson sait scorer et défendre, de quoi justifier sa présence à la cérémonie de ce soir.

Pour Yolanda Griffith, l’étendue de sa greatness n’est pas moins vaste que celui de sa collègue australienne. Il est question d’honorer une joueuse au service du collectif et pas avare dans la débauche d’énergie, qui a complètement changé de dimension en remportant le titre WNBA en 2005. Sur son exercice rookie de 1999 – étrangement le meilleur – elle proposait 18,8 points, 11,3 rebonds, 2,5 interceptions, 1,9 contre et 1,6 assist à 54% au tir. La ligne statistique est phénoménale et révélatrice d’une grande puissance qui fut figure de proue de son jeu, tout au long de sa carrière. Elle réalise d’ailleurs très logiquement le triplé en étant élue MVP, meilleure défenseure et meilleure rookie de la saison 1999, les autres lauréats ne pouvant faire mieux que ce double-double aux allures de muraille violette. Alors oui, elle marque instantanément l’histoire dès sa première campagne de WNBA, mais quel souvenir aurions-nous d’elle sans le titre remporté en 2005 ? Celui d’une joueuse ayant simplement marqué une année de basket-ball féminin, rien de plus. Et donc, bien que son impacte baissa au fur et à mesure des années, elle chopera – en plus du graal collectif – le trophée de MVP des Finales 2005. Mais, que n’a-t-elle pas gagné ?

Les carrières de ces dames forcent le respect et l’on vous conseille d’aller toper les highlights de ces deux monstres. Elles laisseront derrière elles quelque chose de solide qui ne sera pas oublié de sitôt sur les parquets WNBA. Ce soir, nous suivrons avec attention leurs discours respectifs, sans pour autant tomber dans les louanges mythos alors qu’on a vu que 3 matchs sur la saison. On vous voit.

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