Old-School

Les casseurs de cercle – Jerome Lane : le dunk le plus dingue de l’histoire de la NCAA ? C’est bien possible

Jerome Lane 7 août 2021

Un énorme poster, un panneau défoncé, et une phrase mythique pour enrouler tout ça avec un joli ruban. Send it in Jerome !

Source image : Youtube

Dans le cadre de notre partenariat avec le constructeur de solides paniers de basket Lifetime, TrashTalk s’attaque au mois d’août… aux casseurs de cercle. Des brutes, des avions de chasse, parfois les deux en même temps, et des joueurs liés à jamais à l’histoire de l’arceau, puisque nos amis en ont tout simplement brisé. Littéralement. Après un premier volet consacré à Darryl Dawkins, on s’attaque cette semaine à un autre phénomène : Jerome Lane. 

Né à Akron, passé par le lycée St. Vincent–St. Mary, capable de jouer poste 3 ou poste 4 et qui a pour initiales J et L. Pour 99,9% des fans de basket, il serait aisé de répondre LeBron James. Et pourtant, c’est bien de Jerome Lane dont on va parler aujourd’hui. 1m98, 104 kilos sur la balance, clairement pas la même carrière ni la même hype, mais un nom qui rend toujours nostalgiques les fans de NCAA, 33 ans après son passage à Pittsburgh. 

25 janvier 1988, Fitzgerald Field House de Pittsburgh. Les Panthers sont opposés à Providence dans un choc de la Big East Conference. On joue à peine depuis cinq minutes que, déjà, les choses s’emballent. Sean Miller, meneur de Pittsburgh, récupère un ballon intercepté par ses copains et lance la contre-attaque. Après avoir attiré un des deux défenseurs sur lui, il décale habilement… Jerome Lane, qui ne se pose pas de questions et monte au poster sur le pauvre Carlton Screen. Un poster ? Non, ce n’est pas suffisant. On parle là d’un tomahawk surpuissant qui a non seulement envoyé le guard valdinguer sur le sol mais qui a aussi… dézingué le panier tout entier ! La salle oscille entre l’hystérie et l’incompréhension alors que l’arceau pendouille dans le vide. Que vient-il de se passer au juste ? Même le principal concerné n’a pas l’air de se rendre compte de ce qu’il vient de faire.

« Je n’ai pas réalisé jusqu’à ce que je voie Demetreus [Gore, son coéquipier, ndlr]. Il avait la bouche grande ouverte. Ensuite, j’ai vu du verre sur le sol. Cela tombait comme de la neige. »

Aux commentaires c’est aussi la folie, et l’analyste Bill Raftery va hurler quatre mots qui resteront à jamais attachés à cette action avec son légendaire : « Send it in Jerome ». « The Dunk » venait de naître. Alors que la mascotte fait un tour de salle avec le cercle brisé en guise de trophée à présenter à la foule, certains fans vont carrément profiter du chaos présent pour aller sur le terrain afin de… prendre les morceaux de verre tombés sur le sol. Certains collectionnent les maillots, les shorts, les écharpes ou les autographes et d’autres vont piquer du plexi brisé afin de montrer qu’ils étaient là le jour où Jerome Lane a claqué, peut-être, le plus beau dunk de l’histoire du célèbre championnat universitaire.

Mais si l’action est légendaire, c’est aussi grâce à un ensemble de facteurs. Il y a évidemment le combo dunk/plexi brisé, la phrase mythique du commentateur, le fait que le match soit diffusé sur une chaîne nationale mais, surtout, il est très rare de voir quelqu’un détruire un panier de ses propres yeux. C’est un moment qui marque profondément et qui sera gravé dans l’esprit du fan, au point que ceux qui feront la même chose plus tard ne seront que des « imitations », du déjà vu. En tout cas c’est l’avis de Bill Raftery.

« C’était quelque chose que vous ne pouviez pas faire ou que vous n’aviez jamais vu en direct. Plus tard, j’ai vu Shaq faire s’effondrer un panier à Meadowlands… mais ce n’était pas aussi impressionnant. Je me disais : j’ai déjà vu ça avant, la belle affaire ! »

Un bien beau compliment pour un joueur qui aura connu son moment de gloire bien jeune, avant de faire une carrière plutôt discrète en NBA où il n’aura œuvré que 4 saisons (5,3 points et 5,8 rebonds de moyenne) et des passages en CBA et en Espagne. Comme quoi, on ne garde pas toujours le meilleur pour la fin.

Numéro 1 du classement de Bleacher Report en 2012 et d’ESPN en 2015, reconnu par la NCAA comme l’un des sept dunks mythiques de l’histoire du championnat (sans classification), le dunk de Jerome Lane a marqué l’histoire et, 33 ans plus tard, il continue de faire parler. Une dinguerie comme celle-ci, ça n’a pas de date de péremption. Pour éviter le même désagrément dans votre jardin, les paniers de basket Lifetime disponibles sur panier-basket.fr sont garantis cinq ans.

1 Comment

1 Comment

  1. Robert Schoukroun

    9 août 2021 à 2 h 12 min at 2 h 12 min

    Bonjour à tous je me souviens de Richard Dacoury à c’est début il a fait exploser le panier sur dunk et sur une faute de Cachemire qui lui avait tiré le maillot j’étais présent et ce fut très impressionnant mais grosse blessure pour Richard

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