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France – États-Unis, Finale des Jeux Olympiques : 5 raisons d’y croire, 5 raisons d’espérer, 5 raisons de trembler pour Team USA

Faites-nous rêver !

Source image : FIBA

France – Team USA en finale des Jeux Olympiques de Tokyo. Clairement, on ne pouvait pas rêver mieux comme affiche. Une affiche qui nous donne des frissons et qui nous promet encore d’énormes émotions. Mais les émotions, il faudra les laisser de côté une fois sur le terrain, car il y a un match à gagner. Oui, c’est toujours un énorme événement de jouer les States dans une grande compétition internationale, encore plus quand il s’agit d’une finale. Mais la France est devenue une nation capable de jouer les yeux dans les yeux avec les USA, alors le seul et unique objectif sera de l’emporter et pas juste de faire bonne figuration. Ça tombe bien, voilà cinq raisons concrètes d’y croire dans la nuit de vendredi à samedi.

1) Parce que jamais deux sans trois

S’il y a bien un moment pour ressortir cette expression, c’est maintenant. S’il y a bien un moment pour que cette expression se vérifie dans la vraie vie, c’est maintenant. Au Mondial 2019, l’Équipe de France avait réussi à faire tomber Team USA, qui était invaincue depuis 2006 dans les grandes compétitions internationales. Certes, c’était l’équipe Z en face mais peu importe, les hommes de Vincent Collet tenaient leur exploit. Un exploit confirmé il y a une dizaine de jours, quand nos Bleus sont allés taper l’Oncle Sam en ouverture des Jeux Olympiques. Et cette fois-ci, pas d’équipe Z en face, mais Kevin Durant, Damian Lillard, Jayson Tatum et Cie. Comme quoi, non, ce n’était pas un hasard. Tout ça pour dire qu’aujourd’hui, le sentiment d’infériorité qu’on pouvait éventuellement avoir face à la grande Team USA, c’est de l’histoire ancienne. Au contraire, les Bleus pourraient même avoir l’avantage psychologique pour la grande finale des JO de Tokyo. Bien évidemment, les Ricains vont débarquer avec la ferme intention de remettre les points sur les i, mais on peut compter sur nos Frenchies pour répondre au défi US.

2) Parce que la France peut représenter un mauvais match-up pour les States

On l’a vu lors des deux victoires de la France sur les States, Evan Fournier et ses copains peuvent poser de sacrés problèmes aux hommes de Gregg Popovich. Parce que l’EDF, c’est une belle machine collective. Les automatismes sont là, le groupe vit bien, on a une belle flopée de joueurs NBA (Evan Fournier, Rudy Gobert, Nicolas Batum, Timothé Luwawu-Cabarrot) qui ont l’habitude de jouer contre les stars US, ainsi qu’une belle dose d’expérience et de vécu collectif au sein de cette formation tricolore. Une formation tricolore capable en plus de répondre au profil athlétique de Team USA, et d’imposer sa taille sous l’impulsion notamment de son triple Défenseur de l’Année en NBA Rudy Gobert. Bref, les Bleus possèdent toutes les qualités nécessaires pour mettre en difficulté la bande à Kevin Durant, désormais bien consciente du challenge que peut représenter un match-up avec la France.

3) Parce que les Bleus sont arrivés à maturité

On ne le répétera jamais assez. Souvent, pour finir sur la plus haute marche du podium, il faut passer par des déceptions, des défaites cruelles, par ces moments difficiles qui soudent un groupe. L’Équipe de France a toujours eu du talent, et c’est évidemment encore une fois le cas en 2021. Mais cette EDF a tellement plus que ça. On parle d’un groupe qui est passé du rêve au cauchemar en 2019, avec une victoire face à Team USA puis un terrible revers contre l’Argentine en demi-finale. Certains membres de ce groupe (Nando De Colo, Nicolas Batum, Evan Fournier, Rudy Gobert) avaient également connu l’énorme déception face à l’Espagne lors de la demi de l’Euro 2015 en France. Autant dire que ces Bleus-là savent ce que ça fait de passer juste à côté de quelque chose de grand. On parle d’une génération post-Tony Parker guidée par Evan Fournier en attaque et Rudy Gobert en défense, deux joueurs NBA qui sont dans leur prime aujourd’hui. On parle d’une équipe où les anciens répondent présent, comme le maestro Nando De Colo et bien évidemment le capitaine Nicolas Batum, tout simplement exemplaire sur cette compétition. On parle d’un groupe guidé par Vincent Collet, sélectionneur depuis… 2009 et plutôt bien placé pour discuter de finales perdues. On l’entend dans leurs interviews, les Français sont arrivés à maturité. Bien évidemment qu’ils savourent chaque victoire, en particulier les plus belles, mais ils savent rester focus sur leur objectif. Jamais d’enflammade, jamais un mot de travers, never too high or too low comme ils disent aux States. Non, juste une équipe ultra solide, avec de vraies individualités mais surtout une solidarité à toute épreuve qui pourrait bien l’emmener tout en haut du Mont Olympe.

4) Parce que Team USA peut connaître des trous d’air

Qu’il est loin le temps où Team USA semblait invincible, où Team USA évoluait sur sa propre planète, loin devant la concurrence. Les progrès du basket international sont évidemment l’une des raisons qui expliquent la réduction de l’écart entre les Américains et le reste du monde, mais cette équipe US version 2021 semble particulièrement prenable, en tout cas bien plus que lors des Jeux Olympiques 2008, 2012 ou encore 2016. On avait déjà mis en avant les petites inquiétudes qu’on pouvait avoir par rapport au groupe de Gregg Popovich, on peut dire qu’elles ont plus ou moins été confirmées depuis le début de la compétition. Parce que même si Team USA est globalement montée en puissance depuis sa défaite en match d’ouverture contre la France, elle peut encore connaître de sérieux trous d’air pendant les matchs. On a vu ça en quarts mais surtout en demi, avec une première période bien crade face aux Australiens. Une première mi-temps dans laquelle les Ricains ont bien galéré pour trouver leur rythme offensif, pendant que les Boomers jouaient leur jeu pour prendre jusqu’à 15 points d’avance. Y’en a eu des possessions pourries, des briques et des turnovers, et il a fallu que Kevin Durant fasse étalage de tout son talent individuel pour éviter que Team USA ne coule. Ensuite, les States ont clairement passé la vitesse supérieure, notamment au niveau de l’intensité défensive, ce qui a donné pas mal d’opportunités à l’attaque et puis le talent a fait le reste. En deux-deux ou presque, le match a complètement changé de physionomie, avec des shoots qui rentrent et de bonnes opportunités en transition. Quand ça déroule comme ça, ça devient vite compliqué pour l’adversaire mais les Français savent – peut-être plus que n’importe quelle autre nation – que c’est possible de sortir les Américains de leur zone de confort (coucou KD).

5) Parce qu’il y a la génération 2000 à venger

C’était il y a 21 ans. On devrait dire 20 mais le COVID n’est pas d’accord, enfin bref c’était à Sydney en 2000. Les anciens s’en souviennent, les nouveaux c’est l’occasion ou jamais de voir que le succès du basket français ne date pas d’hier. Antoine Rigaudeau, Laurent Sciarra, Stéphane Risacher, Jim Bilba, Laurent Foirest, Cyril Julian, Crawford Palmer, Fred Weis… autant de noms qui ont marqué la superbe aventure des Bleus au début du XXIe siècle en Australie. Une superbe aventure conclue par une magnifique médaille d’argent, mais une petite défaite 85-75 face à cette Team USA composée de Vince Carter, Ray Allen, Kevin Garnett ou encore Papa Gary Payton. De quoi avoir quelques regrets, même deux décennies plus tard. Alors aujourd’hui, les hommes de Vincent Collet ont également pour mission de venger la génération 2000. De venger Fred Weis, de venger tous ces valeureux soldats tombés les armes à la main. Faites-le pour vous les gars, mais faites-le également pour eux, et pour tous les joueurs qui ont porté le maillot tricolore entre-temps.

Cinq raisons d’y croire, cinq raisons d’espérer, cinq raisons de trembler pour Team USA. Alors les gars, faites-nous rêver !

1 Comment

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  1. lorenzol

    6 août 2021 à 16 h 17 min at 16 h 17 min

    La 1ere raison est pas vraiment un argument alors j’en rajoute une : parce que tout est toujours possible en sport !!! Et encore plus dans un sport d’adresse comme le basket.
    Et encore une autre raison : notre taille. Je pense que ça oblige les américains à shooter de plus loin ou à changer les trajectoires de certains shoots.

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