Sixers

Les Sixers au fond du trou : un Game 7 claqué, une élimination honteuse, le banc des accusés est bien rempli

Y’a beaucoup de choses à dire, hein Doc.

Source image : NBA League Pass

Après leur victoire du Game 6 à Atlanta, on pensait que les Sixers allaient survivre à l’énorme choke du cinquième match en gérant la manche décisive devant leur public dimanche. Mais non. Doc Rivers et ses hommes ont foiré leur rendez-vous et se retrouvent désormais en vacances après leur nouvelle défaite face aux Hawks. On peut blâmer beaucoup de monde, alors on va blâmer beaucoup de monde.  

Les fans de Philly sont connus pour ne pas faire de cadeaux à leur équipe favorite. Mais dimanche, les Sixers ont mérité tous les sifflets qui sont descendus des travées du Wells Fargo Center. On ne valide pas le jet de bouteille sur le parquet dans les dernières secondes, mais l’énorme frustration exprimée par les supporters de Philadelphie est clairement légitime. Car pour la troisième fois dans la série, et la deuxième fois consécutive après la faute professionnelle du Game 5, Joel Embiid et ses copains sont tombés à la maison contre cette jeune équipe d’Atlanta qui n’a décidément pas froid aux yeux. Dans le premier match de la série, les Sixers étaient arrivés à la salle seulement pour la deuxième mi-temps, quand le thermomètre du tableau d’affichage indiquait -20. Dans le cinquième, Philly a laissé échapper une avance de… 26 points dans le troisième quart-temps pour finalement tomber de façon tout à fait honteuse. Et cette nuit dans la manche décisive, les Sixers ont tout simplement joué un basket indigne d’un leader de conf’, en enchaînant les maladresses et les mauvais choix. Alors qu’ils devaient se comporter en patron face à un adversaire théoriquement plus faible, Philly a réussi l’exploit de… se planter au plus mauvais moment et les Sixers de l’ère « The Process » vont donc passer une nouvelle fois à côté des Finales de Conférence Est. Encore…

Sur le banc des accusés, il y a du monde. En pole position, Ben Simmons, véritable cible des critiques aujourd’hui et premier symbole de l’échec des Sixers. On en connaît un qui va passer un très mauvais été. S’il fallait résumer la série du Boomer en une action, comment ne pas penser tout de suite à ce dunk tout fait dans les dernières minutes du Game 7, un dunk qu’il a finalement refusé pour lâcher la balle à Matisse Thybulle, obligé d’aller chercher ses points sur la ligne des lancers-francs (P.S. : il fera 1/2). Une action qui reflète à la fois le manque d’agressivité du bonhomme en attaque, sa phobie des lancers, et son impact très réduit dans la moitié de terrain adverse. Ben Simmons dans la série contre les Hawks, c’est 9,9 points de moyenne avec un pourcentage de réussite aux lancers-francs de 32,7%. Moche, très moche. En conférence de presse, Simmons a tout de même voulu souligner sa présence défensive et ses 13 caviars distribués dans le Game 7, mais Ben sait très bien qu’il n’a pas assez pesé offensivement, surtout dans le money time. Seulement quatre shoots tentés dimanche, pour cinq petits points, on s’approche dangereusement du pathétique là. « En attaque, j’étais absent, je n’ai pas fait assez pour mes coéquipiers. Je dois travailler sur beaucoup de choses. » On plussoie, Ben. Si Simmons est aujourd’hui la cible idéale au vu de ses limites offensives assez flagrantes, la vérité, c’est que ça reste un naufrage collectif.

Doc Rivers, on en parle ou pas ? Déjà au cœur du choke monumental des Clippers l’an passé, le coach des Sixers se retrouve une nouvelle fois du mauvais côté de l’histoire. Doc a tout de même osé aligner un cinq dans lequel se trouvaient – mouillez-vous la nuque – à la fois Dwight Howard, Matisse Thybulle, George Hill, Tyrese Maxey et Tobias Harris. C’était dans la deuxième partie du troisième quart-temps et incroyable surprise, aucun panier n’a été inscrit pendant deux minutes et les Hawks sont passés devant. Depuis quand on aligne ce genre de cinq rien qu’une seule seconde dans un match à élimination en Playoffs ?!? Alors oui, à la décharge de Rivers, faut bien dire qu’il est loin de posséder un banc de qualité et que l’absence de Danny Green a quelque peu affaibli la profondeur de l’effectif. La second unit n’a pas apporté grand-chose dans le Game 7 mais franchement, ce genre de rotation, c’est carton rouge. Ensuite, 17 ballons perdus dans un Game 7, c’est comment les gars ? 17, dont huit rien que pour le MVP de l’équipe Joel Embiid (et une particulièrement coûteuse en fin de match). On peut souligner le courage de Jojo, qui a quand même joué avec un ménisque endommagé dans ces Playoffs, mais on a du mal à lui trouver des excuses aujourd’hui. Idem pour Tobias Harris, invisible dans la défaite du Game 5 et terminant avec un 8/24 au tir plutôt crade dimanche. Mention aussi pour Matisse Thybulle, qui a eu l’excellente idée d’offrir trois lancers-francs au joueur le plus chaud d’Atlanta dans la dernière minute, ainsi qu’à Seth Curry, qui a certes marqué 16 points mais qui a pris au moins autant de paniers sur la tête de la part de Kevin Huerter.

De Ben Simmons à Doc Rivers en passant par Joel Embiid, Tobias Harris et d’autres, les Sixers sont tombés lamentablement contre une équipe d’Atlanta certes jeune et talentueuse, mais qui n’aurait jamais dû pouvoir prendre le dessus sur le leader de l’Est si ce dernier avait tenu son rang. L’été risque d’être animé du côté de Philadelphie. 

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