Suns

Les Suns se baladent dans les rues de Denver : 116-102, 3-0, la messe n’est pas encore dite mais le curé apprend ses vers

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Gang.

source image : NBA League Pass

Qu’il fait bon vivre être un cactus. Nous nous attendions à une réaction de Nuggets désireux de fêter leur MVP, nous sommes repartis bredouilles. Les Suns se sont incrustés à la soirée et ont foutu un bordel monstre. Résultat ? Une Ball Arena sous le choc et des Arizoniens recherchés dans tout le Colorado. N’intervenez pas seul, ils sont dangereux. Débrief.

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Que dit-on lorsqu’une équipe est dos au mur sans l’être vraiment ? Les Nuggets sont dos au mur, sans l’être vraiment. Même si la défaite n’est pas rédhibitoire, elle le serait. Même si Chris Paul ne se dit pas chauve, il l’est. Que de paradoxes et un dernier tacle sans rapport, Denver n’a – ce soir – pas le droit à l’erreur. Les Suns ont remporté les deux premières manches dans l’Arizona, devant un public nu dès le milieu du premier quart-temps. L’un des matchs fut un poco disputé, l’autre pas. C’est pourquoi Michael Malone doit sortir la cravache et fouetter ses poulains là où ça fait mal s’il veut éviter que Torrey Craig ne tutoie toutes les dames du Colorado. Du côté des infirmeries, on ne vous apprend rien avec l’indisponibilité de Jamal Murray et on ne vous intéresse pas en mentionnant celle d’Abdel Nader (Suns). La clé du match pour Denver ? Contenir les flèches adverses et casser le rythme qui fait des contre-attaques de Phoenix, une arme on ne peut plus redoutable. C’est marrant car c’est exactement ce que les Nuggets n’ont pas fait. Lassé par les quelques minutes durant lesquelles Nikola Jokic a présenté son trophée de MVP à la Ball Arena, Devin Booker – au bon souvenir de ses origines slaves – apprend la polka à Michael Porter Jr. et conclut d’un petit lay-up soigneusement déposé sur l’arceau. Les types de l’ONU matent le match et s’amusent à lancer un petit jeu : à chaque ballon perdu de Chris Paul, une ogive nucléaire est envoyée sur un pays au pif. L’enjeu est énorme mais bizarrement, on a rarement été aussi serein. Ça marche aussi avec les tirs réussis d’Aaron Gordon, autant vous dire qu’on est toujours serein. Si Facundo Campazzo vend 2€30 un kilomètre de course, il faut compter bien des liasses supplémentaires pour s’offrir un panier de l’Argentin. En toute fin de période, Nikola Jokic défait presque à lui seul l’avance de Phoenix et permet à Denver de garder la tête hors de l’eau (Denver Nuggets 55 – 59 Phoenix Suns).

Chassez le naturel il revient au galop, et comme rien n’est plus naturel que la domination de Phoenix, les Suns replacent un joli coup d’accélérateur. L’importantissime Mikal Bridges s’applique à conclure et la paire Chris Paul – Devin Booker lâche le ballon seulement quand une position de tir l’oblige. Mais le gros Niko est un teigneux et – bien épaulé par le duo Monte Morris – Will Barton – le Serbe grappille quelques unités. Quelques unités, avant le Cameron Time. D’abord Payne avec un step-back du parking, puis Johnson qui – lui aussi depuis la zone des farfadets – valide la belle inspiration du board de Phoenix lors de la Draft 2019. L’écart est fait et les Suns déroulent devant une salle complètement amorphe. Les discussions qui descendent des travées concernent sûrement davantage l’intersaison que la suite de cette série. Une tristesse absolue donc, mais surtout une véritable prise de conscience pour la franchise du Colorado : il faut mieux entourer le Joker. Eh oui, quand ton intérieur termine la partie avec 32 points, 20 rebonds et 10 assists, mais que tu la perds quand même… ça fait tache ! A contrario, les Suns ont magnifiquement profité de la belle forme de leurs cadres et Chris Paul signe la performance de la soirée côté arizonien : 27 points, 6 rebonds, 8 assists et 3 interceptions à 56% au tir dont 2/3 from downtownOn passe le big up aux 28 plaques de Devin Booker et on se donne rendez-vous pour le quatrième match de cette série, potentiellement déjà décisif.

S’il faut que l’on se déplace nous même dans le Colorado pour sécher les larmes du gros Niko, on le fera. Que c’est dur pour celui qui – bien plus que de ne pas démériter – lâche de jolies performances sans pour autant profiter d’alternatives quand il est bien défendu. Concernant les Suns, l’huile est collective. Ou un truc du genre. 

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