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Draymond Green refuse les comparaisons avec les Warriors « We Believe » : « Nous on a Stephen Curry dans notre équipe »

Un détail qui a son importance.

Source image : YouTube

Sur une série de quatre victoires de suite, dont deux contre les deux meilleures équipes de l’Ouest, les Warriors font du bruit en cette fin de saison régulière, à tel point que certains commencent à lâcher des comparaisons avec les Dubs de 2007, auteurs d’un exploit magique en Playoffs à l’époque. Mais pour Draymond Green, la comparaison est claquée et la raison est simple. 

Pendant toute la saison, les Warriors ont connu des hauts et des bas. Mais s’il y a bien une équipe qui chauffe au bon moment, c’est celle de la Baie de San Francisco. Six victoires sur les sept derniers matchs, une place au play-in tournament sécurisée, Andrew Wiggins qui joue comme un premier choix de Draft, un collectif qui monte en puissance… bref, les voyants sont au vert et ça permet à Golden State d’aller chercher des victoires XXL même quand Stephen Curry n’est pas dans un grand soir (21 points à 7/22 dont 1/11 de loin la nuit dernière dans la victoire contre Phoenix), ce qui semblait tout simplement impossible plus tôt dans la saison. À quelques jours de la fin de la saison régulière, les hommes de Steve Kerr jouent sans doute leur meilleur basket de l’année (malgré quelques absents : Kelly Oubre Jr., Damion Lee, Eric Paschall ou encore James Wiseman) et ils pourraient bien représenter un vrai poil à gratter au play-in et éventuellement en Playoffs en cas de qualification. Bien évidemment, personne n’a envie d’affronter Stephen Curry sur un match à élimination ou dans une série, car le mec peut prendre feu à tout moment sans que la défense ne puisse faire quoi que ce soit. Mais si en plus ses coéquipiers commencent à step-up régulièrement, en particulier quand Steph est visé par la défense adverse, alors on se dit que les Warriors ne seront pas bons à prendre. Dans ce contexte-là, on en connaît certains qui n’hésitent pas à faire le rapprochement avec la fameuse équipe « We Believe » de 2007, qui avait arraché la huitième place de l’Ouest avant de choquer le monde en battant les Mavericks – premiers du classement avec 67 victoires – au premier tour des Playoffs. C’est le cas par exemple de Logan Murdock de The Ringer, mais Draymond Green a catégoriquement refusé la comparaison.

« J’adore l’équipe « We Believe ». […] Mais ils avaient leur truc et nous avons le nôtre. Tout ça, c’est du passé. J’ai gagné trois titres, je ne fais pas partie d’une équipe « We Believe » [« qui y croit » pour ceux qui ont du mal avec l’anglais, ndlr.]. Et comme j’ai dit, je ne veux pas manquer de respect aux anciens qui étaient là avant moi, j’adore ces gars et ce qu’ils ont lancé ici est incroyable, […] mais nous ne sommes pas la nouvelle version de « We Believe », nous avons ce taré de Stephen Curry dans notre équipe. »

En 2007, les Warriors ne possédaient effectivement pas le meilleur shooteur de l’histoire, qui a complètement transformé le basket et la franchise californienne, vainqueur de trois titres de champion en cinq Finales NBA disputées entre 2015 et 2019. Les Dubs possédaient plutôt des mecs comme Baron Davis, Jason Richardson, Stephen Jackson, Matt Barnes et Monta Ellis, sans oublier notre Mickaël Pietrus national, tout ça sous les ordres de l’entraîneur Don Nelson. Beaucoup de talent, mais aussi des têtes brûlées, qui ont fêté leur qualification face aux Mavs en fumant de la weed chez leur coach aux côtés de Snoop Dogg. Inoubliable ! Ces Dubs-là ont redonné vie à Oakland après une longue période de vaches maigres (la dernière qualification avant l’équipe « We Believe » datait de 1994), tandis que les Warriors d’aujourd’hui tentent de faire de leur mieux avant d’éventuellement retrouver les sommets une fois que Klay Thompson sera de retour. Mais au final, le point commun évident, c’est que Golden State se retrouve aujourd’hui – comme en 2007 – dans le costume d’outsider, ou de « chasseur » comme le dit Draymond. Et si les Warriors parviennent à réaliser un nouvel exploit, les comparaisons avec l’équipe « We Believe » seront inévitables, que Green le veuille ou non.

Deux époques différentes, deux équipes différentes, deux salles différentes aussi, les Dubs évoluant désormais à San Francisco. Mais on peut tout de même comprendre le rapprochement malgré les réticences de Draymond Green. L’équipe de 2007 a tellement marqué les esprits dans la Baie que les fans des Dubs rêvent de voir une nouvelle version 14 années plus tard, cette fois-ci avec Stephen Curry.   

Source texte : The Ringer, 95.7 The Game

 

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