Hawks

Les Hawks ont géré l’ouragan Westbrook : victoire in extremis, du genre de celles qui vont compter

Trae Young

Maîtrise sur le fil.

source image : NBA League Pass

L’enjeu principal n’était pas dans le résultat de nos amis géorgiens, mais ils méritent que l’on s’y attarde quelques lignes. Un succès décroché sans exceller mais en limitant une bouboule de veines que peu arrivent à contraindre. Oui, le petit bonhomme peut taper autant de records qu’il veut, la fauconnerie ne s’est pas fait déplumer. Débrief.

La jolie boxscore maison, c’est par ici

Moucho corazon. Une note hispanique résonne dans le vestiaire des Wizards, Bradley Beal n’est paëlla et il faudra se la donner pour dévisser les boulons de l’aviation Hawks. Actuellement neuvièmes de la Conférence Est, l’excellente forme des joueurs de Scott Brooks leur permet d’ambitionner une ultime grimpée au classement. Dégager les Frelons de Terry Rozier sans dire pardon ? C’est l’idée. Bien que l’absence du petit headband man peut – et va – peser dans la balance, le contexte de cette rencontre laisse présager une sortie bombesque de Russell Westbrook. L’ancienne gloire de l’Oklahoma compte 181 triple-doubles et peut – dès cette nuit – foutre la Mustang d’Oscar Robertson dans le rétro. Un défi pas des plus aisés quand on connaît l’armada qui lui est opposée. Oui, les Hawks siègent à la cinquième place de la Conférence Est et recensent pour seul blessé la gâchette Tony Snell. Un effectif complet, polyvalent et sérieux, de quoi facilement mettre en difficulté les manquements de Washington (secteur intérieur, rigueur défensive, Scott Brooks). Ceci étant, l’entame ne va pas dans ce sens. Bien que la fauconnerie impose directement sa loi avec un 8-2 de bienvenue, les Wizards réagissent en valeureux. Les lignes arrières Russell Westbrook – Raul Neto puis Raul Neto – Ish Smith, dynamisent le jeu des leurs. Vous rendez-vous compte ? On en arrive à minimiser la barre des 8000 assists en carrière passée par Russ dans ce premier quart-temps, c’est à peine si quelqu’un tape dans ses mains pour le féliciter. Il devient par ailleurs le quatrième joueur de l’histoire à compiler 20.000 points et 8000 assists après LeBron James, Gary Payton et Oscar Robertson. Zoom désormais sur la peinture d’Atlanta qui se régalent comme un soir de Saint-Sylvestre. L’ancien Chalonnais – Clint Capela – prive les neuf autres joueurs de rebonds et gobe tout ce qui tombe de l’arbre en nylon. Dans un rôle plus incisif, John Collins – sur une gourmandise de Trae Young – récupère un lob main droite et cassouille le cercle en très haute altitude. Virgule n’est pas un point, les deux équipes se neutralisent à l’entracte (Atlanta Hawks 61 – 62 Washington Wizards).

Au retour des vestiaires, Russell Westbrook compte 12 points, 5 rebonds et 9 assists. L’histoire est en marche, à condition que la Suisse fasse don de sa fortune : véritable propriétaire des raquettes, Clint Capela terminera la partie avec 22 rebonds. Dans ce troisième quart-temps, les Hawks subtilisent la rencontre en plaçant un petit run bien sérieux. Le genre d’écart qui témoigne de la progression d’une franchise pourtant en galère sur les dernières saisons. Leur basket-ball ne scintille pas face aux Wizards mais les John Collins, Trae Young et Bogdan Bogdanovic (7/12 de loin, le fumier) font le boulot en silence. On se retrouve avec un écart de douze, treize, quinze points, apparu aussi soudainement qu’une bonne torsion testiculaire. Tout n’est pas parfait, c’est une maîtrise en demi-teinte contre le roi et sa basse-cour. L’image parfaite de la prestation d’Atlanta est ce con-to-coast de John Collins : l’ailier-fort se retrouve au poste bas face à Russell Westbrook, pose son cerveau et déclenche un vieux fadeaway sans prendre en compte l’avantage de taille. De retour en défense, il se rattrape avec un scotch irlandais sur Rui Hachimura, dont le ballon est électrocuté contre le plexiglass. Tiens, Russell Westbrook prend un petit rebond et… inscrit son nom dans la légende ! Le point guard valide son 182ème triple-doubles et se retrouve seul, tout en haut. À peine avons nous le temps de sécher nos émois que Davis Bertans – visiblement en mission sur cette fin de partie – plante de la bonne bombinette qui défait l’écart. S’ensuit le show Russell Westbrook avec plusieurs tirs primés, du drive au forceps et une vision de jeu que beaucoup lui envient. Les Wizards perdent d’un misérable point quant à deux secondes du terme, la légende du Thunder prend un 3-points à 45°. Le résultat ? So Westbrook : une bonne crasse toute tendue qui rafle l’arceau. On ne va pas être trop durs, il termine la rencontre avec 28 paillettes, 13 moulures et 21 assists à 46% au tir dont 3/7 depuis la chambre d’Eddy David. Oui, nous en avons eu pour notre argent, comme souvent avec lui.

Allez, un bon coup de pression sur la nuque de nos amis new-yorkais, les Hawks valident un succès importantissime dans la course à l’avantage du terrain. Cette équipe sera loin d’être facile à défaire tant une coriace polyvalence émane de ses rangs. Qu’est ce qu’ils vont être chouettes ces Playoffs !

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